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Netsources, Numéro de Septembre-Octobre 2006 - n°64 Le Web 2.0 démystifié : principes, définitions et atouts pour le professionnelOn ne compte plus les articles ou publications décrivant le fameux “Web 2.0” comme le modèle de l’Internet de demain. Témoignent de cette effervescence, le succès fulgurant de certains sites emblématiques de cette nouvelle génération, ainsi que le rachat de plusieurs d’entre eux, comme Flickr ou plus récemment YouTube, par des géants du cyberespace tels que Yahoo! ou Google. Et pourtant, il est encore difficile de cerner les contours exacts du concept de “Web 2.0”, basé sur le principe d’un apport des contenus par les utilisateurs eux-mêmes (“user-generated contents”). |
Auteur : Véronique Mesguich |
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Comment circonscrire et caractériser le Web 2.0 ? L’engouement
actuel reflète-t-il un simple effet de mode passager ou un réel
besoin des internautes de partager informations et connaissances ?
Cet article se propose de faire le point sur les aspects à la fois techniques et sociaux du Web 2.0 et, surtout, d’en dégager les principaux intérêts pour les professionnels de l’information-documentation. DE LA SEANCE DE BRAINSTORMING AU CONCEPTL’expression “Web 2.0” fut inventée en août 2004 par Dale Dougherty, de la société O'Reilly Media, lors d'une séance de brainstorming organisée avec Craig Cline de MediaLive, dans le but de trouver des idées pour une future conférence initiée par les deux sociétés. John Batelle, co-fondateur du magazine Wired, se joignit alors au duo et la première conférence “Web 2.0” eut lieu en octobre 2004. La troisième vient de se tenir à San Francisco. L’expression “2.0” fut utilisée à ce propos pour marquer l’émergence d’une nouvelle étape, voire une renaissance dans la courte histoire du Web, étape caractérisée par un changement des règles et une modification des modèles de revenus. En effet, avec l’explosion du nombre de blogs et d’outils collaboratifs de type wiki, la diffusion et la consommation d’information se modifient en profondeur, à travers des possibilités accrues de production et de réutilisation des contenus. D’autre part, des formats tels que RSS ou Atom initient une nouvelle forme de relation aux contenus web, une manière innovante de collecter et d’organiser, parfois collectivement, la masse d’information numérique. Le Web 2.0 est ainsi un concept à géométrie variable : plutôt qu’une révolution technologique, on peut considérer cette notion comme un mélange hétéroclite de technique (le réseau au sens technique) et de social (la communauté et son pouvoir de levier). LES SEPT PRINCIPES DU WEB 2.0Le texte de Tim O’Reilly paru en 2005, sous le titre “Qu’est ce que le Web 2.0 ?”[1], dégage sept principes-clés du Web 2.0. En voici un petit résumé : - Le Web est vu comme une plate-forme de services. On passe d'une collection de sites web à une plate-forme informatique à part entière, fournissant des applications web aux utilisateurs. - Considérer les internautes comme co-développeurs des applications. On passe ainsi de la notion de “logiciel produit” à celle de “logiciel service”. - Le service s’améliore quand le nombre d’utilisateurs augmente. Le Web 2.0 met à profit l’effet de la “longue traîne” (ou long tail en anglais), popularisé par le magazine Wired : les produits qui sont l’objet d’une faible demande, ou qui n’ont qu’un faible volume de ventes, peuvent collectivement représenter une part de marché égale ou supérieure à celle des best-sellers, si les canaux de distribution peuvent proposer assez de choix. Les utilisateurs du Web 2.0 disposent de données uniques, difficiles à recréer, et dont la richesse s’accroît avec l’augmentation du nombre des utilisateurs. - La richesse est dans les données. Toutes les applications web d’importance sont liées à une base de données spécialisée. O’Reilly envisage un mouvement “des données libres” s’opposant peu à peu à l’univers des données propriétaires. - Tirer parti de l’intelligence collective. C’est le principe même adopté par l’encyclopédie Wikipédia et d’autres sites similaires. Pour Tim O’Reilly, “l’implication des utilisateurs dans le réseau est le facteur-clé pour la suprématie sur le marché”. - Mettre en place des interfaces souples et légères fondées sur les nouveaux standards et protocoles du Web. Les sites “2.0” se caractérisent souvent par leur simplicité d’utilisation et leur interface évolutive. - Le logiciel se libère du PC. Une autre des caractéristiques du Web 2.0 est le fait qu’il n’est plus limité à la plate-forme PC, mais qu’il vise notamment les “objets nomades”, téléphone portable, PDA ou lecteur portatif audio. LE WEB 2.0 SANS PEINELe vocabulaire du Web 2.0 comporte un certain nombre de néologismes, mots valises ou anglicismes. Ce petit glossaire présente un florilège des termes les plus répandus : - Folksonomie (traduit également parfois par potonomie, peuplonomie…). Mot valise, contraction de folk (peuple) et taxonomy (classification). Désigne une forme de “classification collaborative décentralisée spontanée”, basée non pas sur un vocabulaire contrôlé et standardisé mais sur des termes choisis par les utilisateurs eux-mêmes, intitulés tags (voir ci-après) ; - Tag : étiquette que les utilisateurs peuvent apposer sur un document numérique. Il s’agit d’une vision fondée sur l’expérience personnelle et non sur des classifications définies a priori, avec les avantages et inconvénients liés à cette approche, notamment : manque de liens de synonymie, système lié à la langue d’expression, problème des homonymes, des singuliers/pluriels… On présente généralement sous forme de “nuage de mots” les tags correspondant à un site (ou à plusieurs), en les regroupant sur un même espace et en leur attribuant une taille, variant selon leur fréquence d'utilisation ; - Mashup : application web mixant plusieurs sources pour fournir un nouveau produit ou service, comme le site d’annonces immobilières Housing Maps.com, qui utilise les données de Google Maps ; - Wiki : site web dynamique dont tout visiteur peut modifier les pages à loisir ; - Podcasting : autre mot valise issu de la combinaison des termes iPod et broadcasting ; il désigne le fait de rendre disponible en ligne un fichier audio au format numérique. Ce fichier peut être téléchargé directement sur un ordinateur ou un périphérique, à partir d'un fil de téléchargement. Equivalent français : baladodiffusion - Blog : journal personnel disponible sur le Web. Peut être tenu par un particulier, un chercheur, un journaliste, un salarié d’entreprise… - RSS (Really Simple Syndication ou Rich Site Summary) : permet d’extraire d'un site web ou d’un blog du contenu régulièrement mis à jour. Un fichier RSS est un simple fichier texte au format XML, comportant la description synthétique du contenu. On peut s’abonner gratuitement à plusieurs flux RSS, à partir d’un lecteur on-line ou client ; - Ajax (Asynchronous JavaScript And XML) : méthode informatique de développement d'applications web, permettant d'économiser de la bande passante, en ne rechargeant pas une page entière alors que seuls certains éléments ont besoin de l'être, mais en ne rafraîchissant que ces éléments de la page ; - Atom : permet la syndication de contenu entre différentes ressources web (concurrent de RSS). QUELQUES FLEURONS DU WEB 2.0De nombreux services sont issus de la vague Web 2.0. Si certains sont devenus très célèbres, d’autres ne perdureront pas, loin s’en faut, d’autant plus que l’on retrouve souvent d’un site à l’autre des services redondants (mise en ligne et partage de favoris, de photos, de vidéos). Ces sites ont souvent des points communs ou des caractéristiques récurrentes : versions bêta permanentes, prédominance de la couleur orange, présence de nuages de tags sur la page d’accueil… Voici une brève présentation de quelques sites phares du Web 2.0. - Del.icio.us ( voir Netsources n°60) : ce service de partage de favoris permet d’enregistrer des adresses web dans un espace personnel en ligne et d’en décrire le contenu à partir de mots-clés librement choisis et appelés “tags”. Les favoris, ainsi que les tags, peuvent être partagés en ligne. D’autres services comme Blogmarks ou Clipmarks offrent des fonctionnalités similaires. http://del.icio.us/ - Flickr : solution de partage et d’échanges de photos en ligne. En l’espace de deux ans, plus de deux cent millions d’images y ont été mises en ligne et “taggées” par les internautes. Chacun dispose d’un espace lui permettant de charger gratuitement jusqu’à 20 Mo d’images par mois. Flickr a été racheté par Yahoo! en mars 2005 et propose entre autres un service de géolocalisation basé sur… Yahoo! Maps. www.flickr.com. - Wikipedia (voir Netsources n°59) : on ne présente plus cette encyclopédie, écrite de façon collaborative grâce au système des wikis, et qui compte actuellement plus de cinq millions d’articles en 250 langues. Les articles peuvent être modifiés et enrichis par tout internaute, sauf s’ils font l’objet d’une mesure de protection. L’historique des contributions est conservé. www.wikipedia.fr - Yoono : ce moteur de recherche “collaboratif”, créé par une start-up française, est basé sur les recommandations des utilisateurs. Le moteur propose, pour un site donné, des pages similaires identifiées à partir des favoris partagés par les utilisateurs, auto-identifiés comme “experts”. www.yoono.com - Technorati : il s’agit de l’un des moteurs de recherche de blogs les plus complets, avec plus de 55 millions de blogs pris en compte. On peut rechercher par mots-clés sur le texte intégral des billets publiés, ou bien par “tags”, ce qui ne concerne que les billets ayant été “taggés”. Technorati a également créé un répertoire (onglet Blog Finder), dont la classification se fait automatiquement à partir des tags les plus utilisés dans les billets des blogs qui emploient ce système, ou à partir des descripteurs choisis par les auteurs. On peut citer d’autres moteurs de recherche de blogs comme Blogpulse ( voir Netsources n°55), Icerocket ou Feedster (voir Netsources n°51). www.technorati.com - BitTorrent : il s’agit d’un logiciel d’échange de fichiers point à point (p2p). La nouvelle version, baptisée Allegro, dispose d’un protocole qui permet aux fournisseurs d’accès à Internet de mettre en cache des fichiers échangés, afin de soulager la bande passante. www.bittorrent.com - Youtube : la dernière “success story” du Web, sous le slogan “broadcast yourself” … Cette plate-forme collaborative de mise en ligne de vidéos a été rachetée en octobre 2006 par Google, pour plus de 1,6 milliard de dollars en actions. Google pourrait effectuer d’autres acquisitions dans le domaine très prometteur de la vidéo en ligne, les revenus publicitaires dans ce secteur devant être multipliés par six d'ici 2010. www.youtube.com - Pour Wikio, “le média c’est vous”.. Ce moteur a été lancé il y a quelques mois par Pierre Chappaz, cofondateur du site Kelkoo, et revendique actuellement 10 000 sources d’informations francophones, dont des podcasts audio. Les informations proviennent soit de sites de médias traditionnels, soit de blogs, soit de publications des membres de Wikio. Les utilisateurs peuvent recommander des contenus en votant. Depuis peu, il est possible de personnaliser la page d’accueil afin de filtrer la diffusion d’informations selon des profils ciblés. www.wikio.fr - MySpace : une version française du célèbre site américain est disponible en version bêta depuis l’été 2006. Cet immense réseau social fait partie du groupe Murdoch et constitue l’un des sites américains les plus visités. On peut y créer une page personnalisée et identifier des membres partageant les mêmes centres d’intérêt. www.myspace.com - Netvibes ( voir Netsources n°63) : il s’agit d’une page en ligne entièrement personnalisable, permettant d'agréger ses e-mails, ses fils d'informations RSS ou ses tags "del.icio.us"… Se caractérisant par une grande simplicité d’utilisation, Netvibes propose également des outils tels qu'un bloc-notes ou une liste de tâches. De nombreux autres modules sont en préparation. www.netvibes.fr QUEL INTERET POUR LES PROFESSIONNELS DE L’INFORMATION-DOCUMENTATION ?Les points positifs liés au Web 2.0 sont nombreux : simplicité, interactivité, personnalisation, réutilisabilité… Il s’agit, à travers ces nouveaux usages du Web, de valoriser la “sagesse des foules” et les compétences de l’individu. Parmi les inconvénients, se pose bien sûr la question de la fiabilité de l’information, produite par des “experts” parfois auto-proclamés, ainsi que du caractère pérenne de cette information. N’oublions pas non plus la question des droits d’auteur et du degré de “traçabilité” de l’information, que l’on peut attendre du Web 2.0. On notera pourtant qu’un billet posté sur un blog est souvent plus facile à dater qu’une page html classique… Sans pour autant opposer les “pronétaires” – “professionnels amateurs” capables de produire et diffuser des contenus numériques – aux “infocapitalistes” – les média traditionnels – dans une nouvelle forme de lutte des classes[2], on peut néanmoins distinguer plusieurs aspects du Web 2.0, utiles pour la pratique professionnelle de l’information-documentation. - Les nombreux blogs créés plus ou moins récemment par des professionnels de l’information permettent d’alimenter une “veille sur la veille” d’une grande richesse et de recueillir de véritables points de vue d’experts. Parmi les plus célèbres, on peut citer pêle- mêle : Outils Froids, Influx, Affordance, Servicedoc, Inforizon, Museau numé-rique… sans oublier le blog lié au site Abondance.com. - On a vu que différents services web 2.0 permettent de mutualiser des favoris (Del.icio.us, Blogmarks), des fils RSS, des stratégies de recherche (Similicio.us), des mots-clés (tags), voire des références bibliographiques. Des services comme CiteUlike ou Connotea, créé par la revue Nature, proposent en effet des systèmes d'organisation d'articles scientifiques. Olivier Ertzcheid, dans son blog Affordance[3], évoque ainsi la notion de “Science 2.0”. - Toujours dans l’optique de favoriser le libre accès à l’information, se sont développés plusieurs projets de création d’auto-archivage. La mise en ligne par les chercheurs de pré-publications ou de tirés à part existe depuis plusieurs années. La composante “2.0” permettra de plus à d’autres membres de la communauté scientifique de donner leur avis, d’échanger des opinions ou d’annoter des documents. Ainsi, le portail Plos Journals, qui donne accès à des journaux scientifiques et techniques, en open access, offre dans sa version PlosOne la possibilité de commenter les articles pour les mettre à jour, de visualiser les citations et de créer une communauté d’échange et de dialogue entre scientifiques. www.plosone.org - L’interface classique PubMed de la base de données bibliographiques médicales Medline se dote, avec Hubmed, d’une interface alternative enrichie de nouvelles fonctionnalités : applications de ses propres tags aux résultats de recherche, visualisation des résultats sous forme graphique, veille, exportation de notices vers un programme de gestion bibliographiques... www.hubmed.org - Hanzoweb est un espace d’auto-archivage. Une fois inscrit, l’utilisateur dispose d’un espace d’archivage de 100 Mb de données par mois ; l’archive reste accessible et peut être partagée en ligne. www.hanzoweb.com Sans nécessairement parler de “méthodes de recherche 2.0”, on peut citer différentes approches, complémentaires des méthodes classiques de recherche par mots-clés sur les moteurs ou méta-moteurs traditionnels : - recherche par similarité : s’effectue à partir d’une URL et non pas d’un mot-clé, sur des sites comme Similicio.us, Yoono… - identification d’experts : à partir d’une recherche sur un moteur de blogs, ou encore à partir de l’extraction automatique proposée par le moteur Google Scholar ; - recherche par tags : disponible sur de nombreux sites (Technorati, Del.icio.us) ; utilisation des blogrolls : à partir d’un blog connu, suivre la liste des liens proposés (blogroll) pour découvrir d’autres blogs portant sur le même sujet, ou sur des sujets connexes. Cela peut permettre par exemple d’identifier des sources ou des experts concernant des sujets émergents ; - recherche sur des “bouquets” de sources constitués par l’utilisateur, ou répérés dans des bouquets déjà existants : Rollyo (voir Netsources n°62) ou Yahoo! Search Builder. LES GEANTS DU WEB FACE A LA MOUVANCE 2.0Les grands acteurs du Web ne sont évidemment pas restés à l’écart de la mouvance 2.0. Rachats et prises de participation de sites à vocation communautaire se sont multipliés récemment. Yahoo! a racheté l’an dernier – entre autres – Del.icio.us et Flickr, et vient de signer un accord de partenariat avec Webwag, service de page d’accueil personnalisable "à la Netbives” (voir Netsources n°63). Yahoo! propose de plus, sous l’appellation Mon Web 2.0, un espace personnalisé de stockage des pages web, offrant la possibilité de partage des résultats de recherche avec un réseau professionnel ou personnel, et la création de tags. Google, bien entendu, n’est pas en reste et permet à travers son service Googlenotebook, de capturer des morceaux de pages web afin de les stocker sous forme de classeur dans un espace pouvant être partagé en ligne, avec là encore des possibilité d’annotations. Après le rachat fracassant par Google de YouTube, une nouvelle vague d’acquisitions pourrait être annoncée prochainement. TOUT CELA EST-IL SI NOUVEAU ?La dimension collaborative d’Internet n’a en effet rien de nouveau, et était déjà présente aux premiers temps du Web, dans les années 90. Entre-temps, sont intervenues de nouvelles avancées techniques, comme la généralisation du haut débit et des technologies à développement rapide, comme l’essor de l’“architecture de participation” (wikis, open source)... Faut-il pour autant en conclure, comme certains analystes, qu’après une enfance heureuse, suivie d’une crise d’adolescence difficile (l’éclatement de la bulle), le Web aborde désormais une phase de son existence plus ouverte, plus mature, caractérisée par davantage d’échanges et d’interaction ? Pour le philosophe allemand Norbert Bolz [4], au contraire, ces nouvelles formes de communication offrent un nouveau terrain à l’exhibitionnisme facile et peuvent conduire à un nouveau “royaume des idiots”, se contentant de leur propre opinion et n’écoutant pas celle des véritables lettrés. A cet argument, les “wikipédiens” apporteront la réponse suivante : “l’accumulation de contributions ne conduit pas vers le chaos ou la médiocrité, mais vers une amélioration de la qualité des articles. Cette progression vers la qualité n'est pas forcement continue mais tendancielle, et elle n'est pas rapide, mais inscrite dans la durée”[5], illustrant ainsi l’aphorisme classique “la vérité est fille du temps”. Si certains continuent à ne voir dans le concept Web 2.0 qu’un “buzz” soigneusement orchestré et une opération marketing efficace, il n’en demeure pas moins que se développe un nouvel usage du Web, basé sur la mutualisation des contenus et l’accroissement des réseaux sociaux. Il est vrai que l’“intelligence collective” peut avoir parfois pour conséquence l’“hégémonie de l’amateurisme”, selon l’expression de Nicholas G. Carr, auteur de “Does it matter ?”[6]. Pour autant, la prolifération de sources d’information “rares” liées au Web 2.0 peut avoir des effets positifs, notamment en matière de veille (recherche d’informations émergentes, sérendipité). La mutualisation, par ailleurs, a toujours fait partie des pratiques documentaires… Plutôt que le terme flou et parfois controversé de “Web 2.0”, il serait plus juste d’utiliser l’expression de “Web social” ou, pourquoi pas, en guise de dernier néologisme, le terme “Entrenet”, forgé par Daniel Kaplan[7] , décrivant dans un article paru sur le site Fing “un univers de pratiques collectives, celui dans lequel les réseaux sont utilisés pour dire et faire des choses ensemble ». _________________________________ [1] On peut consulter l’adaptation française par Hubert Guillaud à l’adresse suivante : http://www.internetactu.net/?p=6144 [2] La Révolte du ProNétariat : des mass media aux média des masses / Joël de Rosnay, Carlo Revelli. Paris : Fayard, 2006. [3] Voir notamment http://affordance.typepad.com/mon_weblog/2006/06/science_20_cest.html [4] Cité dans Courrier International n°826 du 31 août 2006 [5] Voir à ce sujet le site Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Wikipédia [6] Does it matter ? Information technology and the corrosion of competitive advantage / Nicholas G. Carr. Cambridge : Harvard Business School Press, 2004. [7] On peut consulter le texte complet de l’article à l’adresse suivante : http://www.internetactu.net/?p=6350 L’AUTEURVéronique Mesguichest directrice de l’INFOthèque du Pôle universitaire Léonard de Vinci. Elle intervient régulièrement lors de séminaires ou colloques spécialisés sur la veille et l'intelligence économique, et a co-écrit récemment, avec Armelle Thomas, l’ouvrage “Net recherche : le guide pratique pour mieux trouver l’information utile”, publié aux Editions ADBS (voir Netsources n°61) |
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