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Netsources, Numéro de Mars-Avril 2001 - n°31 La Chine sur le Netdes informations touristiques aux opportunités d'affaires |
Auteur : Madeleine Wolff-Terroine |
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La Chine... Vous en rêvez ! Y faire des affaires, du tourisme,
connaître sa littérature que l’on dit si riche... Mais où trouver
les informations sérieuses, fiables, validées, bref les
informations telles que nous les voulons tous ?
Sur Internet, nous allons trouver notre bonheur, pensez-vous... Certes, mais avant de vous plonger dans le cyberespace, jetez donc un coup d’œil sur les grands serveurs, qui appartiennent au Web invisible et qui restent trop peu connus de tous ceux – et ils sont légion – qui n’ont abordé le monde de l’information que depuis la popularisation d’Internet. Les grands serveurs professionnels sont particulièrement riches dans le secteur économie-affaires ; ils offrent de nombreuses bases de données couvrant l’Extrême-Orient et, en particulier, la Chine. On citera notamment Asia Intelligence Wire, produit par le Financial Times, Asia-Pacific Directory, Asia Business Intelligence Sources, Asia Company Profile, Dun & Bradstreet Asia Pacific, Kompass Asia-Pacific... D’autres bases proposent des articles issus de journaux locaux ou des journaux sur l’économie en Extrême Orient : Asia-Pacific Business Journals, Asia-Pacific News... On peut aussi trouver le texte intégral de journaux comme le South China Morning Post, quotidien de Hong-Kong, ou le Xinhua News qui donne des informations provenant des 135 agences de presse de la République Populaire de Chine. Quant à l’Office Européen des Brevets à Vienne, il offre la base Chinese Patents Abstracts, qui couvre tous les brevets publiés par l’Office Chinois des Brevets depuis sa création, avec mise à jour hebdomadaire. Pour la littérature, n’hésitons pas à être encore plus traditionnels : les Corneille et Molière chinois sont édités par Gallimard dans la Pléiade et le catalogue papier de cet éditeur est beaucoup plus aisé à consulter que son site Internet. Reste qu’il existe de nombreux sites Web qui peuvent apporter, sur certaines questions, des éléments de réponse non négligeables. En ce qui concerne la Chine, une surprise : nous ne sommes pas condamnés à l’anglais perpétuel ; il existe en effet quel nques sites chinois avec une version française, mais nous avons aussi deux sites français en français ! Et tous deux fort intéressants. SINO-GUIDE (www.sino-guide.com), LE SITE PORTAIL SUR LA CHINE, TAIWAN, HONG-KONG ET L’ASIEFAPA est un organisme commercial qui vit grâce aux services et à l’aide sur mesure qu’il offre aux entreprises. Son site propose plusieurs rubriques dont deux sont consacrées au B2B. B2B français propose les descriptions de 3800 sociétés asiatiques, avec offres de coopération, de vente ou d’achat. La recherche se fait aisément en choisissant, dans des menus déroulants, l’activité, la localisation (Chine, Hong-Kong, Taiwan, Macao, Singapour) et le type d’annonces (fiches sociétés, offres de ventes, d’achats de coopération...). On obtient alors les noms des sociétés sélectionnées avec la liste des produits fabriqués. La visualisation des fiches complètes est toutefois réservée aux membres de Sino-Guide B2B (adhésion annuelle de 500 F). Les membres peuvent également envoyer à l’entreprise sélectionnée leurs coordonnées, en joignant une lettre-type en chinois, pour demander un catalogue, des échantillons, les quantités disponibles... Le service est donc élaboré. Un service symétrique existe, avec des annonces commerciales d’entreprises françaises, rédigées en chinois. Il est d’ailleurs proposé au visiteur d’ajouter son entreprise aux listes existantes. Par ailleurs, la rubrique Portail propose un répertoire de 1 900 sites couvrant l’Asie, dans tous les domaines : art et culture, économie, formation et emploi, informatique, outils de recherche généralistes, santé, science et technique... La recherche peut se faire par rubriques et sous-rubriques ou par mots sur les descriptions. Pour chaque site, Sino-Guide offre une fiche descriptive détaillée avec un commentaire sur le contenu, les régions concernées, la langue, les rubriques et l’URL. Très complet, cet annuaire est un point de départ recommandé pour tout internaute à la recherche d’informations sur la Chine. Sino-Guide propose d’autre part, de façon payante cette fois, de créer vos pages Internet en chinois ou d’initier votre directeur marketing au mode de pensée d’un interlocuteur chinois ; dans un premier temps toutefois, la simple consultation du site fournira des renseignements précieux. AMBASSADE DE FRANCE EN CHINE (www.dree.org/chine)Le site de l’ambassade de France en Chine propose les informations de la mission économique et financière. L’un de ses intérêts majeurs réside dans les différentes publications rédigées par les membres de nos postes d’expansion économique du monde chinois : publications régulières, telles que La revue des marchés chinois (hebdomadaire), La lettre de la distribution, La lettre du textile et de l’habillement, La revue de presse agro-alimentaire, ou encore des fiches de synthèse de deux à quatre pages : note de conjoncture (1 mois, 2001), le commerce extérieur en Chine ou les importations de viande dans le Guangdong. La recherche sur le site se fait à partir de cinq critères : secteur (agriculture, banque et finance...), mots-clés, pays, type d’information (9 types : articles, salons, revue de presse, fiche de synthèse, adresses...), date de publication (depuis une semaine, un mois, trois mois, un an...). Des études, répertoires, notes... peuvent être acquis moyennant finances auprès du Centre Français du Commerce Extérieur et des prestations personnalisées peuvent être menées : veille, sélection d’opérateurs locaux, visite de salons par un membre du PEE. D’autre part, toutes les informations pratiques indispensables pour les Français qui veulent investir ou s’expatrier en Chine sont longuement détaillées, aussi bien sous l’aspect juridique que sur des points comme le contrat de travail ou la scolarisation des enfants. Donc un site de premier plan, car ses informations sont sélectionnées et rédigées par des experts non intéressés. Notre ambassade nous paraît, par ce site, bien remplir sa mission d’analyse de la situation économique et financière chinoise et d’appui aux entreprises françaises désireuses d’exporter ou d’investir. ADMI.NET/EVARISTE : A EVITERBien que français, admi.net/evariste ne mérite pas l’arrêt. Son attrait était d’être fait en collaboration avec un organisme chinois, dont l’URL répond de manière parfaitement aléatoire. Dans la rubrique Current China News, on obtient des documents périmés (Lettre de Taiwan de 2000) et l’on est envoyé, du fait de l’arrêt de la publication, vers un journal américain (The Canton Citizen). Ne voulant pas rester sur une impression aussi négative, nous sommes allés explorer Business, avec les produits de beauté et les parfums et n’avons trouvé que des entreprises ou des annonces américaines ! Trop, c’est trop. Ne perdez donc pas de temps à explorer ce site, bien qu’il soit sous une double égide prestigieuse, admi.net et evariste. DES INFORMATIONS UTILES SUR DES SITES ANGLOPHONES ...Le site About.com, qui rassemble plus de 700 guides indépendants réalisés par des experts, propose le guide China for Visitors (gochina.about.com). Au-delà des actualités, le touriste y trouvera la description de villes et de régions avec cartes et photographies, les horaires des lignes aériennes intérieures, les liaisons entre aéroports et villes... Le guide Chinese Culture (chineseculture.about.com) quant à lui couvre aussi bien l’histoire du Wushu (Kungfu) que la cuisine chinoise... On a donc là un vrai guide touristique. Vous n’en avez pas assez ? Alors jetez un coup d’œil sur China Online (www.chinaonline.com), société privée américaine qui a des objectifs identiques à ceux de Sino-Guide. La page d’accueil annonce clairement China Online Marketplace ; on y trouve donc des informations “business”, des traductions d’articles, des statistiques sur l’économie et l’industrie. L’ensemble est de bonne qualité mais très orienté Etats-Unis. ...ET SUR DES SITES CHINOIS EN ANGLAISUne autre vision peut être donnée par les sites chinois en anglais. China Vista (www.chinavista.com) est le site établi par Xindeco Business Information Company. Cette société, spécialisée dans les technologies de l’information, fait essentiellement des implantations d’intranets, des services Internet et du “business consulting”. Ses actualités quotidiennes, articles, événements... extraits de la presse chinoise sont intéressants ; de nombreux liens donnent accès aux données concernant les voyages, la culture, les villes et l’on peut ainsi vérifier les informations trouvées sur les sites non-chinois. Mais incontestablement, la palme des sites chinois revient à China.org (www.china.org.cn). Ce site officiel est ambitieux : “La Chine vient à votre rencontre, chez vous grâce à www.china.org.cn (...) En un mot, ce site en dix langues vous relie à la Chine, le pays qui attire l’attention du monde entier ; mieux, il l’insère dans votre vie quotidienne”. Quelle belle grandiloquence ! De fait, le choix est offert entre dix langues : anglais, français, allemand, espagnol, russe, arabe, espéranto, chinois, japonais, et une autre langue en idéogrammes que nous n’avons pas pu identifier. Toutefois, la version russe ne fonctionne pas. Sont-ce des problèmes politiques ? Il s’agit en effet d’un site gouvernemental, et un esprit critique averti est nécessaire ; nous nous sommes ainsi aperçu à la lecture du site dans les quatre langues que nous connaissons qu’il ne s’agissait pas des mêmes informations dans les neuf langues, mais d’un choix différent d’informations selon les pays visés. La version en français donne par exemple des informations détaillées sur le Tibet, montrant que tout y est pour le mieux dans le meilleur des mondes ; or, on sait que la France a accueilli à plusieurs reprises le Dalaï-Lama, au grand agacement de la Chine. Ces mêmes informations ne sont pas proposées dans les autres langues ! On pourrait ainsi multiplier les exemples. Quoiqu’il en soit, la version anglaise est de loin la plus riche sur le plan de l’actualité. Toutes ces réserves étant faites et devant être gardées à l’esprit, ce site est une mine d’informations, depuis le fonctionnement de l’administration et de toutes les institutions, jusqu’à l’économie, la politique, la culture, l’histoire, les voyages... le tout relayé par de très nombreux liens. Vous pourrez même y apprendre ou tenter d’y apprendre le chinois. Après des principes généraux sur la langue, vous serez certainement heureux de savoir qu’elle comporte 400 syllabes. Puis, vous aurez quelques leçons pratiques, comment prendre un taxi par exemple, chaque phrase étant écrite en français, en chinois et en transcription phonétique. Sachant le rôle essentiel de l’intonation dans les langues syllabiques, ce mode d’apprentissage paraît totalement illusoire, ceci ne diminuant en rien la valeur intrinsèque très forte de ce site. DES SITES DE PRESSEReste enfin les sites de presse. Le South China Morning Post (www.scmp.com, également sur Dialog), en anglais et en chinois, est lui aussi une caverne d’Ali-Baba pour la variété des informations. Les archives sont consultables depuis 1993, mais il est nécessaire d’être abonné et la visualisation du texte intégral est payante. D’autres titres sont en ligne, avec ou sans archives, comme Time Asia (www.time.com/time/asia), Hong-Kong Standard (www.hkstandard.com), Far East Economic Review (www.feer.com), Taipei Review (publish.gio.gov.tw/FCR/fcr.html), ou Hong-Kong Voice of Democracy (www.democracy.org). Mais ceci relève du catalogue pour public déjà fort averti. Vous voila maintenant fin prêt : allez vite préparer la description de votre entreprise et commander vos cartes de visites en chinois, il ne reste plus qu’à réserver votre place sur Air-France ou avec Nouvelles-Frontières.. |
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