Actualités
Agenda
Liens utiles
Netsource
Netsource - Sommaire en cours
Netsource - Anciens sommaires
Netsource - Recherche des archives
Revue Bases
Revue Bases - Sommaire en cours
Revue Bases - Anciens sommaires
Revue Bases - Recherche des archives
Ouvrages
Qui sommes-nous ?
Notre équipe
Accueil > Netsources > Anciens sommaires > Je pense donc je blogue

Netsources, Numéro de Septembre-Octobre 2003 - n°46


Je pense donc je blogue

Auteur : Serge Courrier

 
Apparus au milieu des années 90 aux Etats-Unis, les weblogs déferlent désormais sur la planète Web. Des sources d’informations indépendantes où le pire côtoie le meilleur. Reste à savoir faire son tri pour accéder à des nouvelles réellement originales et de qualité.
    Des consultants qui publient leurs analyses au jour le jour, des journalistes qui livrent leurs commentaires hors de toute censure, des spécialistes de la veille qui dissèquent les outils émergents et puis les adolescents qui parlent en détail de leur vie quotidienne : bienvenue dans le monde des weblogs... ou, pour faire plus court, des blogs.

    Souvent perçus à tort comme des sites au contenu sans intérêt, les weblogs sont avant tout un objet technique. Objet qui a réussi à trouver un écho chez nombre de professionnels, de passionnés et d’amateurs en mal d’expression.

    Le weblog est en fait un système qui permet de publier facilement des informations sur son site Web. Il s’intègre à ce titre dans la famille des “systèmes de management de contenu” (CMS en anglais).
    En clair, il s’agit pour un ou plusieurs auteurs d’alimenter régulièrement une page d’un site en articles, laissant le soin au système de gérer ce flux d’informations et de le mettre en forme. La page principale du site ressemble alors à un fil d’actualités au sein duquel les textes les plus récents sont placé en haut et les plus anciens en bas.

    En pratique, lorsqu’il souhaite publier une information, chaque contributeur accède à une page spéciale à laquelle lui seul peut avoir accès. Elle dispose de plusieurs champs qu’il lui faut remplir. Un champ pour le titre de l’article et un autre pour le texte.

    Quelques outils limités lui permettent de choisir la mise en forme : gras, italique, souligné, couleurs.
    L’auteur peut insérer dans sa prose des liens hypertextes, mais également quelques photos. Une fois prêt, il lui suffit de cliquer sur le bouton “Publier” pour que son texte soit directement transféré sur le site, associé à la date et l’heure de publication. Ce nouveau texte est alors rangé au dessus des articles précédents.

    Et selon les réglages choisis, les articles les plus anciens peuvent être archivés dans d’autres pages et ne pas surcharger ainsi la page principale.
    L’intérêt de ce système est donc la gestion automatique du flux d’informations, de la mise en page et de l’archivage. Outil qui, de plus, ne demande pas aux auteurs de se transformer en spécialistes de la programmation ou en professionnels du langage HTML.

    Par ailleurs, de nombreux logiciels sont désormais disponibles gratuitement. Mieux encore, un nombre grandissant de sociétés proposent de créer gratuitement son propre weblog en utilisant des logiciels maison installés sur leurs machines, avec des modèles prêts à l’emploi qu’il suffit de personnaliser.

    L’exemple type de ce genre de site est Blogger, acteur historique du monde des weblogs, acquis récemment par le géant Google qui en a fait un service majoritairement gratuit.
 
    Gratuité, facilité d’emploi, automati-sation... on comprend alors que cette possibilité de créer une sorte de journal accessible en ligne ait suscité bien des vocations de journalistes, d’éditeurs, d’écrivains, qui trouvaient ainsi un moyen simple de s’exprimer et de faire entendre leur voix au plus grand nombre.

    Historiquement, les premiers à se saisir de cet outil ont été des internautes passionnés qui ont rapidement posé une définition somme toute limitative du weblog. II s’agissait pour eux d’informer leurs lecteurs des trouvailles faites sur le Web. Les nouvelles intéressantes, les nouveaux sites Web, etc.

    Les articles étaient donc assez courts et renvoyaient systématiquement sur les articles originels. Toujours est-il que le choix des articles répondait à une vision de la société propre à l’auteur. Une vision qui pouvait trouver écho parmi les amis de l’auteur, mais s’étendre aussi progressi-vement à des communautés d’internautes de plus en plus importantes... proportion-nelle du moins à la qualité des informations publiées.

Les informations choisies pouvaient se rapporter à une approche généraliste de l’actualité, mais se sont vite spécialisées pour répondre aux passions, hobbies, puis professions de leurs propriétaires.
    On a vu apparaître de véritables publications spécialisées comportant plusieurs dizaines de contributeurs cooptés et plusieurs centaines de milliers de lecteurs devenus accros.

    Parmi les plus anciens citons Slashdot, qui depuis des années fait référence dans le monde de l’informatique. Des accros de technologie alimentent le site en informations glanées sur des sites d’informations très variés, mais y ajoutent des données exclusives recueillies dans le cadre de leur travail. Au-delà de la simple publication de nouvelles, ce weblog permet également à chaque visiteur de réagir à l’un des articles.
    C’est là où apparaît une autre dimension communautaire des weblogs, qui permet au lecteur de commenter des nouvelles. Réactions qui peuvent conduire à des débats passionnés.

    Bref, tout ce qui peut passionner des individus, tout ce qui leur donne envie de s’exprimer, peut être à l’origine de la création d’un weblog. Il y a certes des weblogs qui sont proches du journal intime et dont ont peut mettre en doute la portée universelle. “La plupart des weblogs sont remplis de banalités écrites par des adolescents ou des adultes qui donnent des détails sans intérêt sur leur vie quotidienne”, explique le psychologue américain John Grohol. “Mais parmi eux, on trouve des trésors qui reposent sur la forte personnalité de leur auteur. Ils ne cherchent pas à être adulés ou à attirer l’attention d’autres gens sur eux-mêmes. Cela vient naturellement grâce à la puissance de leur travail, l’originalité de leurs histoires et la force de leurs mots”.

    Dès lors, pas étonnant que l’on trouve de plus en plus de professionnels parmi les “weblogueurs”. Il y a les journalistes comme Emmanuelle Richard, collabora-trice notamment de France Info, Télérama et Libération et qui tient depuis des années une chronique sensible, sociale mais aussi technologique à partir de la côte ouest des Etats-Unis.
    Idem pour des Dan Gilmor, Deborah, Ken Layne, Laurent Mauriac, Matt Welch, Paul Andrews, Doc Searls ou encore Tony Pierce.

    Ces journalistes réputés, souvent spécialisés dans des domaines économiques ou technologiques, s’y expriment parfois avec beaucoup plus de liberté que dans leurs propres colonnes. Ce qui peut d’ailleurs leur coûter de biens cruels retours de bâtons.         Ainsi en septembre dernier, un journaliste de Bloomberg aurait été licencié après des propos tenus sur son weblog et jugés excessifs par son employeur. Idem en temps de guerre où des journalistes américains ont livré des informations exclusives sortant des fourches caudines d’une certaine censure militaire.

    Pour éviter cet écueil et attirer également des lecteurs, le Wall Street Journal a par exemple lancé son “weblog éditorial”, laissant la possibilité à ses chroniqueurs de s’exprimer plus fréquemment qu’à l’habitude.

    Aux Etats-Unis également, de nombreux consultants ou travailleurs indépendants ont compris le parti qu’ils pouvaient tirer d’un tel outil “d’autopublication”.
Un moyen très simple en effet d’exprimer leur passion et éventuellement d’attirer et de fidéliser leurs futurs clients.

    Marc Duval, bibliothécaire et courtier en information québécois, tient ainsi une chronique quotidienne de l’actualité de la recherche d’information via Internet. Un certain “Christian De” publie un weblog passionnant sur les outils froids (outils de veille notamment).

    Un retraité de l’armée qui se cache sous le pseudonyme de Vlad Nyrki tient une chronique parfois passionnante, parfois verbeuse, de l’intelligence économique. Et l’on ne compte plus les weblogs spécialisés sur les moteurs de recherche, comme le Googleguy Says, qui retranscrit les propos d’un employé de Google dans plusieurs forums de discussions.

    Pour les dévoreurs d’informations et pour les spécialistes de la veille tous azimuts, les weblogs ont donc un intérêt majeur : avoir en face d’eux des personnalités parfois très affirmées, très spécialisées dans un domaine et qui en plus communiquent gratuitement une partie de leur expertise, “prémâchent” un travail de veille souvent très difficile à mettre en place.

    Restent que ces sources sont souvent non identifiées, non validées et que les conflits d’intérêt ne sont pas toujours facile à mettre en lumière.
Nous tombons alors dans une information de type informelle qu’il faudra vérifier, valider, avant d’en faire un déclencheur d’action.

    Les bons weblogs sont également difficiles à déceler et d’une durée de vie souvent limitée. Peu de créateurs de weblogs se doutent au début de leur aventure des contraintes causées par une publication quasi-quotidienne d’informations. Sans compter sur les réactions d’un lectorat qui, devenu fidèle, devient également très exigeant. Un weblog original comme NoSpoon a dû ainsi interrompre sa parution pour laisser le temps à ses créateurs de s’occuper correctement de leur entreprise... avant de reprendre avec une régularité de publication revue à la baisse.

    Restent des perles rares qui, au-delà de l’ego de leur auteur, publient une information utile, rejoignant peu ou prou les canons de l’éthique journalistique.
Bonne chasse.


CREER SON WEBLOG EN LIGNE

- Blogger : www.blogger.com
- Joueb : http://joueb.com/niutopia/
- Manila : http://manila.userland.com
- Pitas : www.pitas.com
- 20six : www.20six.fr

CREER SON WEBLOG AVEC UN LOGICIEL

- La Grange (répertoires de logiciels) : www.la-grange.net/cms
- Attila PHP : www.attila-php.net
- Communauté des Écrits Virtuels : www.lacev.com/journaux.asp
- Citizen X : www.citizenx.com
- Novadeck : www.novadeck.net
- PHP Nuke : http://phpnuke.org
- Spip : www.uzine.net/spip
- Squishdot : www.squishdot.org

REPERTOIRES DE BLOGS

- Eatonweb : http://portal.eatonweb.com

MOTEURS DE RECHERCHE SUR LES WEBLOGS
- Blogdex : http://blogdex.net  
- Daypop : www.daypop.com
- Feedster : www.feedster.com
- Rocket News : www.rocketnews.com
- Waypath : www.waypath.com

ACTUALITES SUR LES WEBLOGS
- Mediatic : http://mediatic.blogspot.com
- Pointblog : www.pointblog.com
- News : www.microdoc-news.info

WEBLOGS SUR LES OUTILS DE RECHERCHE ET L'INTELLIGENCE ECONOMIQUE
- 1ère position : http://weblog.1ere-position.com/intelligence-center
- DSI-Info : www.dsi-info.ca/moteurs-de-recherche/blog.html
- Googleguy Says : www.markcarey.com/googleguy-says/
- Influx : http://joueb.com/influx/
- Maxhoo : www.maxhoo.com
- Microdoc-news : http://microdoc-news.info
- Outils froids : http://joueb.com/outilsfroids/
- Ressource Shelf : www.resourceshelf.com
- Service Doc : www.servicedoc.info
- Traffick : www.traffick.com
- VladsInfo Crner : http://thevladsinfocorner.blogspot.com/

WEBLOGS COLLECTIFS
- 0plus0 : www.0plus0.com
- Da Linux : http://linuxfr.org
- Indymedia : www.indymedia.org
- Largeur : http://largeur.com
- Uzine : www.uzine.net
- Samizdat : www.samizdat.net
- Slashdot : http://slashdot.org
- Vie privée : www.vie-privee.org
- Zataz : www.zataz.com

BLOGS DE JOURNALISTES
- Andrew Sullivan : www.andrewsullivan.com
- Emmanuelle Richard : www.emmanuelle.net
- Glenn Fleishman : http://glennf.com/gmblog/
- Ken Layne : http://kenlayne.com
- Laurent Mauriac : http://laurent.mauriac.net
- Matt Welch : www.mattwelch.com
- Paul Andrews : www.paulandrews.com
- Doc Searls : http://doc.weblogs.com
- Tony Pierce : www.tonypierce.com


   

 

Version imprimable
BASES PUBLICATIONS
27, rue de la Vistule
75013 Paris
Tél. : 01.45.82.75.75
contact@bases-publications.com
Abonnez-vous   |   Contact   |   Mentions légales |   Crédits