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Bases, Numéro de Novembre 2008 - n°254 Online de Londres : légère réduction du périmètreCette édition 2008 du Online – la trente troisième – a confirmé l’ancrage de l’événement dans le paysage de l’information électronique professionnelle. (...) |
Auteur : François Libmann |
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Même si la surface de l’exposition était cette année un peu réduite
par rapport à l’an dernier, cette réduction était
raisonnable, au regard de la crise actuelle.
Au niveau des exposants, on peut noter que leur nombre a globalement baissé, de même que la surface générale des stands, à l’exemple de celui de LexisNexis. Dans l’espace du grand hall laissé libre on trouvait … un bar sponsorisé par IET et de nombreux bureaux de réception, ce qui confirme une autre valeur de cette manifestation, celle de créer un lieu de rencontre : unité de temps, unité de lieu et donc productivité accrue pour les professionnels du secteur. Certains exposants traditionnels étaient absents cette année, tels que Alacra ou Thomson Financial et il ne restait finalement que peu d’offres dans le domaine de la finance. Thomson Scientific avait en revanche un grand stand, tandis que Questel était absent pour la première fois depuis bien longtemps, sans doute parce que les manifestations/expositions spécialisées sur les brevets se sont multipliées ces dernières années. A l’inverse, Minesoft – ex-représentant de Questel au Royaume-Uni notamment, qui propose en particulier PatBase – était revenu cinq ou six ans après sa dernière participation, parce que l’un de ses commerciaux, venu en voisin l’an dernier, y avait rencontré plusieurs clients. Minesoft n’avait qu’un très petit stand, qui ne représentait donc qu’un budget limité et ses commerciaux étaient satisfaits des contacts qu’ils avaient eus. ISI Emerging Markets n’était pas là non plus, mais Factiva – ou plutôt Dow Jones – était de retour, ce qui correspond à un changement complet de politique, puisqu’il sera également présent au salon i-expo. Cela s’explique notamment par la volonté de bien faire (re)connaître le nom de Dow Jones, maintenant propriétaire à 100 % de cet agrégateur. Si la tendance générale est à la diminution de la taille des stands – l’efficacité n’étant pas uniquement liée au nombre de mètres carrés –, certains continuent néanmoins à investir dans de grands stands, tels Ebsco (traditionnellement à l’entrée du salon), Elsevier et Proquest non loin – ce dernier en réservant une partie de son espace à Dialog, sa récente acquisition. Thomson Scientific, Wolter Kluwers, CAS/STN restaient également dans cette option. En termes d’exposants français, à côté de l’Inist toujours présent, de nombreux éditeurs de logiciels étaient là dans la partie IMS (Information Management Solution), comme KB Intelligence – qui a récemment ouvert un bureau à Londres –, Temis, Exalead ou Sinequa. Digimind en revanche avait renoncé à venir. On notait globalement la présence de nombreux éditeurs/fournisseurs de documents primaires, essentiellement dans le domaine STM (scientifique, technique et médical), de nombreuses associations telles que l’AIIP (Association of Independant Information Professionnals), la SLA (Special Libraries Association)…, ainsi que de nombreuses sociétés proposant des solutions de gestion de contenu. Si les exposants n’attendent généralement plus, aujourd’hui et depuis quelques temps déjà, le Online pour annoncer leurs nouveautés, certains avaient choisis de présenter leurs nouveaux produits lors du salon. Malheureusement, leur visibilité n’était pas toujours bonne (y compris dans les communiqués de presse) et c’est quelquefois le relationnel avec d’autres visiteurs ou d’autres exposants qui permettait de découvrir des nouveautés ou des produits déjà lancés aux Etats-Unis mais pas en France, comme DJC&E (Dow Jones Companies & Executives) de Dow Jones, Illunin8 ou Pharma Pendium d’Elsevier, dont nous reparlerons dans un prochain numéro. On regrettera une fois de plus – et cela est vrai aussi pour i-expo – l’absence de ce que nous appelons “les exposants du bout du monde”, c’est-à-dire originaires des zones sur lesquelles tout le monde cherche de l’information et a du mal à en trouver, comme l’Europe de l’Est, la Chine ou l’Amérique du Sud. Le China Data Center (http://chinadatacenter.org) proposait bien des statistiques chinoises, mais il est basé à l’université du Michigan aux USA et ces données sont loin d’être bon marché. Il n’est d’ailleurs pas rare de trouver au Online un petit stand avec des données chinoises. Petit stand que l’on n’est pas sûr de retrouver l’année suivante. C’est ainsi qu’en 2006, Goodwill China Business Information Limited (GCB) (www.b2bchina.com.hk) proposait et propose toujours des informations sur les statistiques douanières concernant la Chine et des rapports de crédit sur les entrepriss chinoises. On sait bien que le modèle économique de ces manifestations consiste à faire payer les exposants et les congressistes, pour les conférences payantes, mais les organisateurs pourraient déroger pour une part à ce modèle en finançant quelques exposants “exotiques” mais intéressants, propres à attirer, avec une communication adaptée, des visiteurs particulièrement motivés et vraisemblablement en nombre plus important, ce qui n’aurait que des conséquences positives sur les autres exposants et leur donnerait un surcroît de motivation pour revenir l’année suivante. Nous n’avons pas eu le temps de suivre les conférences, nous centrant plus sur l’exposition, mais on notera qu’à côté des conférences du congrès payant – malheureusement toujours trop éloigné de l’exposition, ce qui en faisait pratiquement une manifestation à part –, l’intérêt et la qualité des conférences gratuites s’étaient accrus. On notera aussi, bien qu’évidemment moins visible, le développement de conférences/ présentations sur invitation organisées par certains exposants, comme Thomson Scientific pour “Thomson Innovation un an après”, produit que nous espérons pouvoir tester prochainement. Une autre dimension cachée est celle de point de convergence d’un grand nombre de professionnels de l’information. C’est ainsi que l’un d’eux a pu avoir en une journée, nous a-t-il dit, quatre ou cinq rendez-vous avec des personnes qu’il n’aurait pu voir qu’à raison d’un voyage par personne. C’est, par exemple, l’une des raisons pour l’Inist de sa présence au Online. On le voit, intérêt visible et intérêt caché perdurent malgré la crise et devraient maintenir l’utilité d’une telle manifestation. Cela sans préjuger de ses évolutions futures – sans doute nécessaires, voire indispensables –, la clef étant évidemment que la rentabilité pour l’organisateur, quel que soit le modèle, reste à un niveau suffisant pour assurer la pérénité de la manifestation. |
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