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Bases, Numéro de juillet-août 2008 - n°251 Toujours moins de termes de rechercheDans un récent éditorial du magazine américain Online, Marydee Ojala rapporte une conversation avec l’un des cadres de Google, qui lui a confié que le nombre moyen de termes entrés dans la boîte de recherche est tombé à 1,7 mots, contre 2,3 il y a quelques années.(...) |
Auteur : François Libmann |
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Cela peut certes refléter une évolution dans l’usage de Google :
nombreux sont les internautes qui en effet interrogent aujourd’hui
le moteur pour vérifier l’orthographe d’un mot, ou qui
passent par Google pour se connecter à un site web quel qu’il soit,
car il est plus rapide d’écrire le nom du site et de cliquer sur
l’un des premiers résultats que de saisir son URL exacte, avec tous
les risques d’erreur que cela comporte.
On peut aussi émettre la supposition que l’algorithme de classement des résultats de Google est tellement performant qu’un seul mot génère la bonne réponse dans la première page de résultats. Si ces hypothèses sont bien à prendre en compte, cela inquiète malgré tout sur l’évolution du concept même de recherche. Nous nous étions déjà élevés il y a ... plus de dix ans (Bases n°131, septembre 1997) sur la tendance au simplisme, qui avait fortement influencé le concept de feu Reuters Business Briefing (RBB). Malgré les progrès des différents outils mis à la disposition des internautes, il est en effet difficile de croire que les questions complexes ont disparu et que, quelle que soit la question, il suffise d’entrer un mot ou deux dans une zone de saisie pour trouver miraculeusement toutes les réponses. Les professionnels de l’information et leurs représentants seraient bien inspirés de développer – et même de marteler – un discours prenant le contrepied de cette idée reçue. |
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