Actualités
Agenda
Liens utiles
Netsource
Netsource - Sommaire en cours
Netsource - Anciens sommaires
Netsource - Recherche des archives
Revue Bases
Revue Bases - Sommaire en cours
Revue Bases - Anciens sommaires
Revue Bases - Recherche des archives
Ouvrages
Qui sommes-nous ?
Notre équipe
Accueil > Bases > Stratégie sur Dialog et STN, présentée par Jacques Loigerot, Cetim (Département Marketing Stratégique et Veille Technologique)

Bases, Numéro de Avril-Mai 2008 - n°248


Stratégie sur Dialog et STN, présentée par Jacques Loigerot, Cetim (Département Marketing Stratégique et Veille Technologique)

Problématique : Dans le cadre d’une étude, qu’elle soit technologique ou stratégique, il peut être nécessaire d’identifier des laboratoires – privés ou publics – travaillant sur un sujet précis, ceci afin de positionner les laboratoires les uns par rapport aux autres. En analysant les projets R&D, en identifiant leurs publications, il est possible de définir des tendances technologiques. (...)

Auteur :

 
 Cette stratégie a été conçue par Jacques LOIGEROT, un fidèle participant au concours.
La stratégie qu’il avait présentée l’an passé avait spécifiquement été remarquée par je jury.

OBJECTIFS DE LA PRESENTE NOTE :


L’objectif de cette note est de soumettre à réflexion un processus d’identification de laboratoires de recherche travaillant dans un domaine précis. Les critères classiques de coût, délais et qualité sont à considérer pour évaluer la pertinence de la recherche.
Les moyens d’accès à l’information interviennent une fois que la problématique est posée. Nous disposons, en interne :
1.    d’accès aux serveurs payants de banques de données (STN, Questel, Dialog, EINS, Fiz…) ;
2.     d’Internet, qui permet d’identifier les sites des laboratoires ou des annuaires techniques, susceptibles d’offrir une information substantielle sur leur R&D passée et en cours ;
3.     d’experts qui gravitent dans les domaines spécifiques.

Au final, l’obtention de la liste des laboratoires sera un mélange de ces trois sources d’information, avec une exploitation optimale de chacune d’elles.


PREMIERE ETAPE : OBTENIR UNE LISTE EXHAUSTIVE DES LABORATOIRES


Différents moyens peuvent être mis en œuvre pour obtenir ces listes de laboratoires. Dans cette note, nous allons décliner trois démarches :

A. Internet grand public : pas de frais d’interrogation, mais consommateur de temps


Une première démarche pourrait consister à utiliser directement les moteurs de recherche sur Internet, les sites portails et les ressources en utilisant les termes adéquats pour lister les différentes opportunités.
Dans ce cas, Internet doit être passé au crible, il faut disposer de suffisamment de temps pour rechercher l’information. Quelques astuces peuvent être utilisées comme la recherche sur les extensions .edu pour les laboratoires publics universitaires américains. Mais, quid des autres laboratoires publics ou privés français, allemands, chinois, espagnols ?

Une autre astuce consiste à identifier un laboratoire travaillant sur la thématique et à analyser les différents partenariats et liens avec les autres laboratoires. Il s’agit, dans ce cas, de trouver l’équivalent d’un annuaire spécifique sur la thématique concernée, mais d’envergure mondiale.

Une autre possibilité consiste à interroger les sources scientifiques comme Google Scholar, Ingenta ou ScienceDirect. Ceci permet d’identifier les laboratoires, mais en analysant chaque publication une à une.

Une autre démarche enfin concerne l’analyse des papiers publiés lors des conférences sur les thématiques nous concernant. Encore une fois, il faut recenser les conférences et les congrès, puis les analyser un à un.

Au final, cette démarche, basée exclusivement sur Internet, est consommatrice de temps.

B. Les experts : efficaces si…


Une autre démarche, beaucoup plus rapide, consiste à interviewer les experts du domaine. C’est extrêmement rapide mais, par définition, l’expert est rarement disponible ; il n’est pas toujours dans la structure où l’on évolue, il vaut mieux             l’interviewer une seule fois et ce même expert n’a pas forcément une vision mondiale de l’ensemble des laboratoires susceptibles de travailler sur la thématique qui nous préoccupe. En effet, certains laboratoires dans les pays émergents, de l’autre côté de l’Atlantique, ne sont pas forcément connus.
Avec l’expérience, il semble préférable de s’appuyer sur les compétences des experts une fois un premier travail de sélection réalisé, ceci pour valider l’information.

C. Les serveurs : rapide mais plus coûteux en frais d’interrogation


Deux autres démarches permettent d’accélérer l’identification des laboratoires en utilisant, de façon complémentaire, les fonctionnalités des différents serveurs.

1. Interrogation des banques de données sur les organismes de recherches : bases 113 et 115 de Dialog

Ces deux banques de données (European Research & Development Database et Research Centers and Services Directory) recensent des laboratoires par thématique. La base 113 dédiée à l’Europe n’est plus mise à jour depuis             1997 ; néanmoins, son interrogation peut apporter de bonnes informations de départ.

 
    Set    Term searched                                                                                                                        Items
    S1    HYDRAULIC (1W) LOOP? OR HYDRAULIC (2W) RIG? OR HYDRAULIC (2W) BENCH?         7
    S2    FLUID? (1W) MECHANIC?                                                                                                          250
    S3    AUTOMAT? OR ELECTRONIC? OR MECHATRONIC? OR NEURAL OR MONITORING    7923
    S4    S2 AND S3                                                                                                                                      20
    S5    S4 OR S1                                                                                                                                        27

Dans notre cas précis, en moins d’une heure, nous avons collecté 27 contacts de laboratoires dont : POLISH ACADEMY OF SCIENCES, UNIVERSITY OF SUSSEX, LOUGHBOROUGH UNIVERSITY OF TECHNOLOGY, UNIVERSITY OF NEWCASTLE.

L’interrogation nous apparaît moins évidente que prévu car nous n’identifions que 7 laboratoires susceptibles de disposer d’une boucle de test hydraulique (notre sujet) intégrant de l’électronique et de la mécatronique. Nous                 devons donc élargir la recherche en identifiant des laboratoires qui sont susceptibles de travailler en mécanique des fluides, sur l’intégration d’électronique dans le système.

Notre avis : Intéressant, mais tous les laboratoires n’y sont pas, les mots-clés de classification des laboratoires sont délicats à retrouver et il est nécessaire d’élargir la recherche avec des termes plus génériques. La dernière mise à jour de la base de données des laboratoires européens date de 1997, la base mondiale ne recense que certains laboratoires ; c’est donc, pour notre démarche, trop restrictif.

2. Interrogation des banques de données techniques

Pourquoi interroger des banques de données scientifiques et techniques ? Celles-ci citent leurs auteurs et leurs “corporate sources”, autant dire leur laboratoire ou entreprise. Il faut interroger les banques de données techniques en rapport avec le sujet, tout comme dans le cadre d’une recherche bibliographique standard. Nous définissons ainsi un corpus de base de publications que nous allons exploiter, sans télécharger les fiches signalétiques, ce qui limite le coût de l’opération.
Le corpus constitué, il suffit de faire une analyse statistique sur celui-ci en utilisant le champ CS du Serveur STN, sur lequel nous allons effectuer la recherche.

Nous pourrions, plus encore, utiliser la fonction d’analyse statistique (Tabulate dans STN) sur deux champs (CS et PD),pour extraire un tableau des publications de chacun des laboratoires, année par année, nous permettant ainsi d’identifier les laboratoires qui ont publié récemment. Cette analyse est intéressante si le corpus de documents est élevé (supérieur à 500 lors des 5 dernières années). Notre corpus est trop peu volumineux pour travailler ainsi. Eventuellement, une extraction sur les 5 dernières années répond largement à notre attente.

Interrogation simple, sur un cluster de bases constitué de Compendex, Metadex, Inspec, Pascal, NTIS et Fluidex

 L5    424                HYDRAULIC (1W) LOOP?
    L6    340             HYDRAULIC (1W) RIG? OR HYDRAULIC (1W) BENCH?
    L7    764             L5 OR L6  
    L8    2947390     AUTOMATION? OR MECHATRONIC? OR NEURAL OR ELECTRONIC? OR MONITORING
    L9    82               L7 AND L8  
    L10    67           DUP REM L9 (15 DUPLICATES REMOVED)
    L11        Analyse L10 1-67 CS

Liste des premiers laboratoires obtenus

     DEPARTMENT OF MECHANICAL ENGINEERING TECHNICAL UNIVERSITY OF DENMARK,
    EFDA-CSU GARCHING, BOLTZMANNSTRASSE 2, 85748 GARCHING, GERMANY
    FUEL DIV. FRAGEMA FRAMATOME, LYON, FRANCE
    GEC ALSTHOM, ENG RES CENTRE, WHETSTONE, LEICS, LE8 2LP, UNITED KINGDOM
    INSTITUT FUR ANTRIEBSTECHNIK UND MECHATRONIK
    INSTITUTE OF AUTOMATIC CONTROL AND COMPLEX SYSTEMS
    INSTITUTION OF ELECTRICAL ENGINEERS, LONDON, UNITED KINGDOM (PATR.)
    SHEFFIELD HALLAM UNIVERSITIES, SHEFFIELD, UNITED KINGDOM
    TAMPERE UNIVERSITY OF TECHNOLOGY, PO BOX 589, 33101 TAMPERE, FINLAND

3. Interrogation de la banque de données SCISEARCH, disponible notamment sur STN

SCISEARCH (Science Citation Index) est une banque de données multidisciplinaire qui analyse 5 900 journaux soigneusement sélectionnés.
L’une de ses particularités, peu répandue parmi les banques de données des grands serveurs scientifiques, est de signaler les organismes d'affiliation de tous les auteurs ; elle propose, entre autres, d'identifier des collaborations entre universités et sociétés.
Une interrogation ciblée et rapide de cette banque de données permet de constituer un corpus sur la thématique qui nous concerne.

    Interrogation

  Question 1   HYDRAULIC (1W) LOOP? OR HYDRAULIC (2W) RIG? OR HYDRAULIC (2W) BENCH?
    Question 2  ANALYZE L1 1-91 CS :     192 TERMS

    Liste des laboratoires obtenus

    Univ Duisburg Essen, Inst Automat Control & Complex Syst AKS
    IAV GmbH, D-38518 Gifhorn, Germany; SMS Demag AG,
    EFDA, Garching, Germany
    Tampere Univ Technol, Finland;
    CIEMAT
    EURATOM
    Univ Nottingham,
    CONVENTRY UNIV, CONTROL THEORY & APPLICAT CTR,
    EUROPEAN GAS TURBINES LTD,
    DELFT UNIV TECHNOL, INTERFAC REACTOR INST, NETHERLANDS
    POLITECN MILAN, DIPARTIMENTO BIOINGN,
    ABB ATOM AB, SWEDEN
    ALSTOM, ENGN RES CTR, ENGLAND
    BABCOCK & WILCOX CO, LYNCHBURG,
    BRUNEL UNIV, CONTROL ENGN,
    CERA, CTR FRANCE
    CNR, IENI, ITALY
    EADS DEUTSCHLAND GMBH,
    FORSCHUNGSZENTRUM ROSSENDORF EV, INST SICHERHEITSFORSCH,
    FRAMATOME FRANCE, FUEL DIV FRAGEMA, LYONS, FRANCE
    FRAUNHOFER INST SOLAR ENERGY SYST ISE,
    FRAZER NASH CONSULTANCY LTD, ENGLAND
    GEC RES LTD, ENGN RES CTR, ENGLAND
    INST FLUIDPOWER TRANSMISS & CONTROL, GERMANY
    INST HYDROMECH, CZECH REPUBLIC
    INST NATL RECH & SECUR, FRANCE

Notre avis : cette dernière démarche nous semble pertinente dans la mesure où, au vu des résultats, nous obtenons les publications d’universités mais aussi de grands groupes industriels, ce qui nous paraît important en termes de R&D appliquée.


DEUXIEME ETAPE : VALIDATION DES LABORATOIRES


Cette étape peut être réalisée en couplant trois actions :
    1. Recherche et analyse des sites web des laboratoires identifiés ;
    2. Interviews d’experts ;
    3. Recherche et analyse des publications des laboratoires identifiés sur les banques de données.

Cette deuxième partie s’appuie sur les résultats issus de la collecte de la première phase. Elle est réalisée empiriquement en analysant les contenus des différentes informations collectées en provenance des sites internet et des banques de données, avec l’œil de l’expert.

Comparaison des stratégies

Si le veilleur connaît bien le sujet, il est possible d’identifier rapidement sur l’Internet “grand public” une liste de laboratoires travaillant dans un domaine précis. Dans ce cas, le veilleur est aussi un expert. Il faudra néanmoins prêter attention aux laboratoires qui sont dans des pays émergents et qui s’efforcent de rattraper leur retard. Ils ne sont pas forcément très connus.

Si le veilleur en revanche ne connaît pas parfaitement le domaine – ce qui est souvent le cas –, il paraît plus intéressant de s’appuyer sur les serveurs de banques de données, et en particulier sur la banque de données SCISEARCH, pour obtenir une liste pertinente. En effet, les fonctions de recherche proposées par les serveurs permettent de définir un corpus très pertinent de publications. Grâce aux outils simples d’analyse statistique (Analyse, Tabulate sur STN), il est possible de faire parler le corpus et de mettre au jour les laboratoires travaillant sur les thématiques qui nous intéressent. En couplant l’identification des laboratoires via l’interrogation de serveurs et une validation des laboratoires via Internet et les publications intégrées dans les banques de données dédiées, nous obtenons de bons résultats, ceci dans des délais acceptables et à des coûts raisonnables.

Pour aller au-delà

L’efficacité d’une recherche se mesure dans sa globalité en intégrant le coût lié au taux horaire des veilleurs et documentalistes. Dans ce cas, la gratuité de l’Internet grand public n’est toujours pas attractive. La structuration des données des serveurs et la mise à disposition d’outils d’analyse simples et efficaces permettent de gagner un temps considérable.

Au final, et pour une problématique bien définie, il s’agit de savoir utiliser l’ensemble des sources d’informations mises à disposition des documentalistes et des veilleurs dans un processus de recherche. Il me paraît important de définir des processus de collectes d’informations spécifiques, qui doivent être remis en cause régulièrement via des échanges avec d’autres personnes en fonction de nouveaux événements. Un collègue peut apporter une information ou une source d’information qui modifie radicalement ce processus…


 

Version imprimable
BASES PUBLICATIONS
27, rue de la Vistule
75013 Paris
Tél. : 01.45.82.75.75
contact@bases-publications.com
Abonnez-vous   |   Contact   |   Mentions légales |   Crédits