
|
Bases, Numéro de Avril-Mai 2008 - n°248 Le deuxième concours de stratégies de recherche - Un partenariat Bases & i-expoNous avons le plaisir de vous présenter le numéro spécial de BASES consacré à la deuxième édition du concours de stratégies de recherche organisé, comme l’an dernier, en partenariat avec i-expo et avec la collaboration de l’ADBS. Compte-tenu de l’expérience de la première édition, quelques changements ont été apportés. Nous avons ainsi limité le nombre de stratégies par serveur à une, et nous avons défini deux catégories de stratégies : celles relevant de l’information scientifique technique et médicale et celles touchant le domaine de l’économie et de l’actualité ; il était en effet difficile pour le jury de les comparer. (...) |
Auteur : François Libmann |
|||
|
En ce qui concerne les serveurs, nous nous réjouissons
d’accueillir cette année Dialog (Thomson Scientific), qui
était absent l’an passé.
Nous regrettons en revanche la décision de LexisNexis France, qui a finalement souhaité ne pas participer, arguant du fait que toute sa politique de communication – en particulier en direction des juristes – était axée sur la simplicité de son interface. Cette simplicité est censée dissimuler l’existence, en arrière-plan, d’un moteur de recherche qui, comme on le sait, est loin d’être le plus mauvais du marché. L’argument selon lequel la clientèle juridique de LexisNexis d’une part, les lecteurs de Bases et les visiteurs d’i-expo de l’autre, étaient des cibles radicalement différentes, n’a pas été suffisant pour convaincre les dirigeants de LexisNexis de l’intérêt de concourir. La peur des “fuites possibles” a conduit à cette décision, que nous regrettons d’autant plus que les autres serveurs savent parfaitement gérer des discours différents et des produits différents pour les professionnels de l’information et pour les utilisateurs finaux. Pour ce qui est de Questel, ce serveur s’associe pleinement à ce concours mais, compte-tenu d’un sous-effectif momentané, n’a malheureusement pu dégager les ressources nécessaires pour présenter une stratégie. Les autres serveurs participant sont, comme l’an dernier et par ordre alphabétique, Cedrom-SNI, EDD, EINS, Factiva et STN International. En ce qui concerne les utilisateurs, nous avons reçu des stratégies de recherche fort intéressantes, bien qu’en nombre limité. Les échos que nous avons reçus de la part des professionnels étaient, dans la majorité des cas, très positifs vis à vis de ce concours, mais beaucoup ont invoqué le manque de temps, la peur d’être jugé par leurs pairs ou la difficulté d’obtenir l’autorisation de leur hiérarchie (un spécialiste d’une grande entreprise n’ayant pu obtenir l’autorisation de concourir cette année, nous a dit avoir demandé le blanc seing de sa hiérarchie pour … l’édition de 2009). Ces problèmes d’autorisation hiérarchique nous permettent de préciser, en ce moment où l’on parle beaucoup d’intelligence économique offensive et défensive, que l’objectif de ce concours n’est nullement de capter, par une voie détournée, des informations confidentielles de la part des entreprises participantes, puisque toutes les formes d’anonymisation sont possibles et acceptées. Par ailleurs, si nous comprenons les problèmes d’emploi du temps – malheureusement de plus en plus répandus –, nous voudrions souligner – et des échos nous sont venus dans ce sens – que la contribution à ce concours est une forme de valorisation pour le participant dans son entreprise, tout autant que dans le milieu professionnel en général. En effet, l’organisation de ce concours, sa place dans i-expo avec une excellente visibilité et la large diffusion de ce numéro de BASES ont pour objectif, en particulier, de valoriser tant les professionnels de l’information que les serveurs spécialisés. On ne pourra enfin s’empêcher de regretter l’absence des écoles spécialisées et nous espérons qu’à l’occasion de la prochaine édition de ce concours, certaines d’entre elles y verront un élément de motivation et de pédagogie pour les étudiants, afin que que ces derniers ne se laissent pas séduire par l’omniprésence de Google et la déferlante du Web 2.0, en s’y limitant. Ce sera une occasion de rappeler que la connaissance des banques de données et la maîtrise de leur utilisation seront, pendant longtemps encore, un élément différenciant important pour les professionnels de l’information.
|
||||