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Bases, Numéro de Décembre 2007 - n°244 Fiz Karlsruhe aime fêter ses anniversairesIl y a trois ans, en 2004, Fiz Karlsruhe fêtait le vingtième anniversaire de STN (voir Bases n° 211). Cette année, c’est le trentième anniversaire de Fiz Karlsruhe qui était célébré, ce qui illustre la volonté d’avoir une politique de communication active. On se souviendra que, bien avant la création de STN et le développement d’Internet, c’est un an après sa création (en 1978) que Fiz Karlsruhe a lancé le serveur Inka Online Service, qui proposait déjà des banques de données scientifiques et techniques en ligne. Ce serveur a été intégré dans STN au moment de sa création. (...) |
Auteur : François Libmann |
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Lancé en 1984, STN a souvent été présenté comme un serveur
tripolaire améri-cano-germano-japonais. En fait, les Japonais n’ont
pas été partenaires immédiatement et ils ne le sont plus
aujourd’hui, mais tout cela s’est fait assez discrètement.
Historiquement, le serveur JICST (Japan Information Center for Science and Technology), qui fait aujourd’hui partie du JST (Japan Science and Technology Agency), n’est devenu le troisième serveur de STN que trois ans après le lancement du service. Aujourd’hui, les relations avec le JST ont été rompues et il ne reste que les serveurs de Karlsruhe et de Colombus (Ohio). C’est sur ce dernier qu’ont été transférées les bases auparavant hébergées sur le serveur japonais. Le JAICI (Japan Association for International Chemical Information) est aujourd’hui “simplement” représentant de STN au Japon. A l’occasion de l’anniversaire de Fiz Karlsruhe, Sabine Brünger-Weilandt, Président et CEO, nous a rappelé les points marquants de 2007 et a évoqué un projet important, qui verra le jour en 2008. En 2007, les principales nouvelles concernant les banques de données ont été : • la mise à disposition d’USGENE, une nouvelle banque de données de bioséquences, qui couvre toutes les séquences de peptides et d’acides nucléiques des brevets américains. Cette banque de données vient en complément de DGENE (The Derwent Geneseq Database), qui contient des informations sur les séquences d’acides nucléiques et de protéines extraites de World Patents Index, PCTGEN (bioséquences des brevets PCT) et Registry de Chemical Abstracts ; • le remplacement d’INPADOC par INPADOCDB, beaucoup plus complet, qui se rapproche de Pluspat de Questel, que nous avons évoqué lors de notre article sur les références citées (Bases n° 235). • le lancement d’USPATOLD, qui offre le texte complet des brevets américains pour la période 1790-1975 (voir Bases n° 241). Du côté des logiciels on notera : • la mise à disposition de la version 2.0 d’Anavist. Anavist permettait déjà d’effectuer de multiples analyses et visualisations d‘ensembles de brevets ou de références de brevets, issus de CAPlus, USPatfull et PCTfull. Outre de nouvelles possibilités de visualisation, cette nouvelle version permet d’intégrer les références de Derwent World Patents Index, ce qui est une amélioration significative ; •le lancement de STN Viewer, qui est un outil de visualisation, manipulation, classement et partage d’un ensemble de brevets en texte intégral, identifiés dans n’importe quelle banque de données de STN dans laquelle figurent des numéros de brevets. Le logiciel va, en effet, rechercher le texte intégral du brevet lorsqu’il est disponible sur le serveur, ce qui est le cas pour les brevets européens, PCT, français, anglais, allemands, américains, ainsi que pour les publications défensives de RDisclosure. On notera que STN a finalement adopté une politique de mise à disposition gratuite de ses logiciels “de service”. En effet, STN Viewer est gratuit, Anavist – qui devait devenir payant – est finalement resté gratuit, comme au moment de son lancement, et la version 8.2 (la plus récente) de STN Express est la première à être gratuite. Il est bien évident que, par ailleurs et sauf contrat forfaitaire, le logiciel d’interrogation Messenger est facturé via le temps de connexion, de même que les documents visualisés sauf, bien sûr, format gratuit. STN annonce enfin le lancement, dans le courant du premier trimestre 2008, de KnowEsis, une série de services et de solutions pour l’“E-Science” (enhanced science), science étant un terme générique non limité à des sciences dures ou naturelles. Ce projet est mené en collaboration avec la Max Planck Society. Il mettra à disposition des communautés de chercheurs et d’étudiants des outils et des services sophistiqués de gestion et de partage de l’information. |
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