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Bases, Numéro de Novembre 2007 - n°243 L'information financière en Chine : une muraille de moins en moins infranchissableObtenir des informations financières fiables et complètes concernant une entreprise d’un pays développé est souvent un défi pour un service d’information. Dès que l’on en vient aux pays émergents, la tâche se complique considérablement. Il faut en effet appréhender non seulement une réalité économique très éloignée de la nôtre, gérer le problème linguistique mais aussi, encore plus difficile, trouver les bons outils, quand ils existent… (...) |
Auteur : Anne-Marie Libmann |
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La Chine est bien sûr l’illustration même de cette complexité et
l’on peut être facilement rebuté par l’ampleur de la tâche.
Néanmoins, l’urgence faisant loi – les entreprises chinoises se
classent, pour les services d’information des entreprises, dans le
peloton de tête des demandes d’investigation –, il faut se lancer
dans la bataille.
Un point rassurant cependant : un certain nombre d’outils d’information existent déjà et ils devraient continuer à se développer, profitant de l’effervescence du marché chinois de l’information financière (tous types d’informations confondus), lui-même dynamisé par l’exceptionnelle croissance économique de la Chine. LA QUALITE DE LA RECHERCHE AFFECTEE PAR LA BARRIERE DE LA LANGUEComment chercher ? La langue chinoise est, c’est peu de le dire, le premier obstacle. L’utilisateur non sinophone voit tout d’abord lui échapper l’accès à de multiples ressources chinoises disponibles, de façon générale, sur le Web. Quant aux interfaces anglaises des bases de données chinoises, elles sont souvent peu performantes et ne permettent pas, à l’évidence, l’accès à toutes les ressources de la base. L’obtention d’un rapport de société ne peut alors se faire que via une multitude d’échanges et de contacts difficiles avec les Chinois, et devient alors un parcours du combattant. Nous l’avons expérimenté avec Sinotrust, auprès duquel nous avions souscrit un abonnement à leur base de données. Mais la contrainte linguistique majeure est l’incertitude dans la traduction de la raison sociale de l’entreprise chinoise, pourtant clef d’entrée primordiale des fichiers de sociétés. Ce qui rend d’entrée de jeu problématique l’identification de la société ciblée. Cette difficulté est encore aggravée par le flou qui entoure la dénomination des sociétés chinoises : on est souvent surpris d’avoir plusieurs raisons sociales – parfois assez proches – pour une société donnée, sans que l’on puisse savoir quelle est la bonne, ni s’aider tout au moins d’une nomenclature de produits significative. La tentation est alors grande de décharger tous les rapports… Enfin, dernier aspect non négligeable, les services d’origine chinoise privilégient la vente des rapports en chinois. La traduction en anglais est presque toujours proposée, mais monnayée chèrement par des Chinois bien conscients des besoins… LES CONDITIONS MEMES DE LA RECHERCHE SONT UN FREINDe nombreuses questions relatives à notre connaissance des entreprises restent sans réponse précise ou alors font l’objet de réponses contradictoires, rendant d’entrée de jeu le terrain des recherches incertain : combien y-a-t-il de sociétés en Chine ? Quels sont les différents types de sociétés ? Quelles sont leurs obligations légales de reporting ? Les bases de données disponibles (via des serveurs chinois ou occidentaux) sont-elles représentatives de la réalité chinoise et reflètent-elles les créations d’entreprises ou les mouvements de fusion & acquisition très nombreux, qui s’opèrent en Chine ? D’emblée, la difficulté à trouver des réponses à ces questions – ou à d’autres – crée des conditions de recherche dégradées. COMMENT EVALUER LES RESULTATS OBTENUS ?Au risque de charger le tableau, il faut également s’interroger sur la qualité des informations accessibles. L’ensemble des problèmes liés à la qualité de l’audit financier et comptable en Chine, à la mise en œuvre et à l’application des normes nationales et internationales de reporting financier, à la législation moins stricte et moins punitive que dans les pays occidentaux – qui laisse la place à nombre de violations des règles et de pratiques douteuses –, doivent inciter l’utilisateur des comptes obtenus à la plus grande prudence dans l’utilisation de ceux-ci. COMMENT SE PRESENTE LE MARCHE DE L’INFORMATION FINANCIERE SUR LES SOCIETES CHINOISES?Par information financière, nous entendons les résultats financiers (bilans, comptes de résultat…) d’une entreprise. Tous les services que nous mentionnerons contiendront obligatoirement ces données mais, dans la plupart des cas, ces comptes sont accompagnés de beaucoup d’autres informations : sur le capital, les actionnaires de la société, le management (parfois assez détaillé), le credit rating, les banques, les filiales, les joint- ventures éventuelles, les produits… N’entrent pas dans notre champ les nombreux services d’analyse proposés aux investisseurs s’intéressant aux marchés chinois, ni les produits d’information financière au sens large (news financières, indices…) d’acteurs très importants, tels que Xinhua Finance. Nous ne prendrons pas non plus en compte les multiples consultants spécialisés qui, à l’instar de China Knowledge, aident les hommes d’affaires et investisseurs à pénétrer le marché chinois en leur fournissant une large panoplie de services, dont des services privilégiés d’information sur les sociétés. Néanmoins, nous conseillons de consulter les sites de tous ces acteurs – car ils sont très riches en renseignements sur l’économie et le marché chinois – et surtout d’être à l’affût des produits qu’ils commercialisent. Nous conseillons également, avant toute démarche de recherche sur une société chinoise, de consulter les bases de données de presse, tant elles peuvent aider à l’identification préalable de la société investiguée. De façon à faciliter la présentation de l’offre chinoise en matière de rapports financiers de société, nous distinguerons les services spécifiquement chinois des grands serveurs occidentaux bien connus, qui investissent massivement dans l’information sur les sociétés chinoises. Est-il besoin de le préciser, cette liste n’est pas exhaustive, surtout en ce qui concerne les services locaux de la zone asiatique (les Japonais en particulier qui, par leur proximité géographique et linguistique, ont des atouts considérables dans le domaine de la connaissance du terrain économique chinois). A QUEL PRIX ?On n’entrera pas ici dans le détail des prix pour chaque service, la fourchette se situant d’après nos observations entre 180 et 300 $, en fonction du format de rapport souhaité (généralement modulable), et du coût de la traduction vers l’anglais pour les services d’origine chinoise. Pour les serveurs occidentaux, le prix est bien sûr lié au contrat négocié annuellement. Il faut savoir qu’un rapport financier sur une entreprise chinoise ne coûtera pas moins cher chez un prestataire chinois que chez un producteur occidental et que la négociation avec des interlocuteurs chinois à partir de la France est pratiquement impossible. On ne peut la plupart du temps qu’accepter les conditions financières qu’ils nous imposent, bien conscients que nous dépendons d’eux. Tous ces services sont généralement disponibles via un abonnement, mais souvent aussi, pour les serveurs chinois, sur un mode “pay as you go”. L’OFFRE DU COTE CHINOIS : ASSEZ VOLUMINEUSE AU DEPARTParmi tous ces services, certains se détachent assez nettement, soit en raison de leur position dominante, soit en raison de l’originalité de leur démarche. Nous en distinguerons trois : • Sinotrust Parmi les services les plus connus dans le monde occidental, figure le groupe Sinotrust qui, outre sa très large gamme de services recherche marketing et ses différents services de consulting, produit la base de données Bizteller, couvrant plus de 19 millions de sociétés, organisations sans but lucratif et institutions gouvernementales. Les rapports sont accessibles via un abonnement, sur demande ou, depuis quelques mois, via l’interface anglaise CreditLink (www.creditlink.cn), qui permet d’obtenir toutes les raisons sociales (dont les approchantes) d’une société avec les adresses détaillées et d’avoir, avant commande, la liste de tous les types de rapports disponibles pour chaque société. On distingue sept types de rapports, plus ou moins compacts, chacun ayant une finalité d’information ou d’analyse différente (simple information, analyse bancaire, crédit client...). On citera, entre autres, Business Finance Report, qui contient les comptes, les ratios (comparaison industrielle, nombre d’employés et filiales) et le “In-depth Credit Report”, l’analyse très détaillée d’une société. • China Emerging Growth (www.chinaemerginggrowth.com) Ce service, qui a l’apparence d’un portail d’informations financières et boursières, est particulier à plusieurs titres. Premièrement, il est lancé par l’alliance de deux sociétés anciennement “occidentales” – Taylor Rafferty (société d’Investor Relations) et Mergent (ex-FisOnline ex-Moody’s) – et Xinhua, leur nouvelle maison mère, chinoise. Ensuite, il est gratuit, sa philosophie étant de valoriser les sociétés chinoises encore peu visibles pour les investisseurs. Il permet ainsi d’accéder aux informations concernant 1 300 sociétés chinoises cotées et propose de disposer de données financières formatées de façon assez succinte, mais homogène, de la présentation de leurs managers et de leurs produits phares (avec images !), et même des présentations financières de la société (inclus sous format pdf) et des communiqués de presse et autres documents produits par Taylor Rafferty. Les critères de recherche dans le contenu (Ticker, raison sociale, bourse), les critères de tri (industrie, bourse de référence y compris hors Chine, chiffre d’affaires, pourcentage de variation du cours de l’action), s’ajoutant à des fonctionnalités pratiques (déchargement de cours de bourse de la société, construction d’un bookmark de sociétés à suivre…) rendent cet outil convivial, mais peut-être plus intuitif pour un habitué des écrans de traders. • China Company Research Services (CCRS) (www.ccrs.info) Cette base de données a été créée à l’initiative d’Adam Dupré, précédemment direc-teur d’une société de recherche dans le transport international et le trading. Celui-ci est parti du constat que si bon nombre de sociétés, chinoises et étrangères, fournissaient de l’information sur les sociétés chinoises, les décideurs occidentaux mettaient plus l’accent sur l’analyse objective des données que sur le réseau permettant de les obtenir, et que les sociétés d’analyse occidentales, quant à elles, se procuraient avec difficulté des données fiables pour alimenter leurs systèmes. Un partenariat a donc été mis en place par Adam Dupré entre une société basée au Royaume-Uni et des services de recherche à Pékin (dont certains ex-Sinotrust). Les données sur les sociétés privées et/ou cotées, ou encore étatiques, sont ainsi collectées par les services chinois à travers un vaste réseau local, puis évaluées et analysées par les analystes de Londres, permettant ainsi aux clients occidentaux d’obtenir une analyse de la société rigoureuse et élaborée suivant les critères occidentaux. Plusieurs formats de rapports, dont on peut apprécier la richesse dans les échantillons disponibles sur le site web, sont proposés, le client pouvant en acheter seulement une partie. DE MULTIPLES “SOCIETES DE CREDIT”A côté de ces services existent des sociétés dites “sociétés de crédit”, centrées sur la production du rapport, et dont la différentiation est moins évidente à cerner. Il est également impossible de les départager par volume de rapports, le chiffre étant très rarement donné. Nous conseillons ici au lecteur de les contacter directement avec sa demande d’enquête. Ces services ont tous en commun une implantation très locale et offrent, en plus, des données sur les marchés, les industries… On en détaillera pour exemple deux : • Asian Credit (www.asiancredit.com), société basée depuis plus de 25 ans à Taïwan, couvre à la fois toute la zone Asie Pacifique (avec 450 employés répartis dans 32 pays de la zone), mais aussi le Moyen- Orient. Entre autres services, le client peut accéder, via un accès Internet, à la base de données centrale AsianCIS, qui regroupe 3,5 millions de rapports, de présentation homogène. Deux types de rapports sont distingués : le FastCheck (avec des variantes plus ou moins compactes), qui est en fait le rapport immédiatement accessible à l’utilisateur via la base de données, et le FreshCheck, qui est le rapport produit sur demande, qu’Asian Credit s’engage à fournir dans un délai de 5 jours ouvrés, pour toute société et tout pays. L’une des spécificités d’AsianCIS est de fournir les liens entre sociétés, cela afin de mettre expressément en valeur les nombreux liens capitalistiques transfrontaliers qui existent dans la région asiatique. • Beijing Gauss Credit Information Consultants Co (www.creditsino-solutions.com/ english/) Cette société, créée en Chine en 1998 et disposant d’un réseau solidement implanté dans les principales villes chinoises fournit, sur demande via un formulaire sur le site, des rapports financiers de formats divers, analyses financières et de nombreux autres renseignements (ventes, production, achats, R&D…) sur les sociétés implantées en Chine continentale. Cette offre est complétée par la production de rapports de recherche sur les secteurs industriels et des services de consulting en matière d’investissement. On citera également, dans le même créneau et avec des interfaces plus ou moins attractives : • GTI (www.gti.cn) ; • China Business Information Services Co Ltd (www.china-cbis.com/) ; • CBCI (Chongqing Business Credit Investigation and Consultation Center) ( www.creditinfo.com.cn/english/credit/credit_xycs.html) ; • Crediteyes China (www.crediteyes.com/) ; • AGA Information Ltd – Hong Kong (www.aga.com.hk/) ; • Hua Xia International Credit Group (www.huaxiacredit.com) • Unicredit (http://unicredit. com.cn/english/index.htm) ; • Intercredit (www.inter-credit.net) ; • Total Credit Management Group (www.totalcredit.com.hk/tcm/tcmhk/creditreports.shtml) ; • SMR (www.smr.com.cn/English/business.asp) • GCB China Information (www.b2bchina.com.hk/eindex.htm) LES GRANDS SERVEURS OCCIDENTAUX MISENT SUR LA CHINELes grands serveurs qui se positionnent sur l’ensemble du globe ont, bien sûr pris conscience, depuis des années, de la nécessité de fournir des informations financières de qualité. • Van Dijk Le Bureau Van Dijk a beaucoup communiqué récemment sur son nouveau service QIN, qui vient rejoindre les nombreuses autres bases de données du producteur. Ce produit, réalisé en partenariat avec l’assureur crédit chinois Sinosure et WorldVestBase, leader de l’information sur les sociétés cotées, propose des informations sur plus de 300 000 sociétés chinoises cotées et non cotées ( avec un historique de 3 ans de rapports financiers). Van Dijk a développé une interface spécifique pour Qin, mais les données chinoises peuvent également être accessibles via la base globale Orbis. On peut notamment trouver dans le menu de l’interface de Qin un certain nombre d’informations sur le statut des entreprises chinoises et le dépôt des comptes, ainsi que des données sur la couverture par Qin des comptes déposés. Cette interface, de la dernière génération chez Van Dijk (disponible également pour la base Fame), présente par ailleurs un certain nombre de fonctionnalités appréciables : paramétrage des écrans et options, stockage des recherches, des listes de sociétés, d’alertes, etc. • Dun & Bradstreet Dun n’est pas en reste, qui a créé une joint venture avec Huaxia International Credit, déjà citée plus haut. Plus de 2 millions d’entreprises chinoises sont répertoriées dans la base de données globale, bien renseignée au niveau des données d’adresses, de dirigeants et effectif. Si le taux des liens inter-entreprises – qui sont l’une des forces de Dun – est, pour la Chine, un peu plus faible, cela s’explique essentiellement pour Dun par le peu de transparence du marché local ainsi que par sa fluidité, les entreprises se rachetant les unes les autres et changeant de nom continuellement. Par ailleurs, le taux moyen de remplissage en éléments financiers est assez satisfaisant, compte tenu, de l’avis de Dun, de l’absence de l’obligation de reporting en Chine : il se situerait, dans la zone asiatique, juste après le Japon et Taïwan. D’AUTRES SRVICES DE MOINS GRANDE TAILLE, MAIS BIEN IMPLANTES LOCALEMENT• Coface, avec son produit @rating (cofacerating.com.cn) est très bien implanté en Chine avec des partenariats locaux. Il permet non seulement d’accéder aux rapports de sociétés – environ 50 000 – via la base de données BIS (Business Information Service), mais également de disposer de l’offre de services globale de Coface en matière d’implantation à l’étranger et de gestion des risques pays et société. L’utilisateur peut vérifier directement sur le site, hors abonnement, si le rapport de société est disponible. • ICP (www.icpcredit.com) produit depuis 1982 des rapports en anglais sur l’ensemble des pays – mais avec une forte spécialisation sur la zone des pays émergents –, ainsi que des rapports complets sur les sociétés (actionnariat et management, données juridiques et historique, activités, comptes financiers, credit rating). Là encore, l’utilisateur peut directement et gratuitement vérifier si le rapport est disponible en ligne (en interrogeant sur la raison sociale, mais aussi sur l’adresse) et le décharger en “pay as you go” ou, le cas échéant, faire une demande d’enquête. On n’oubliera pas deux services intéressants par leur positionnement : • Infospectrum (www.infospectrum.net/reportingservices/services.asp) qui fournit – en liaison avec ses activités de due diligence – des informations sur des sociétés difficiles d’accès sur un certain nombre de marchés (transport maritime, énergie, métaux…) ; • Thomas Register qui permet, avec son service spécialisé sur la Chine, (www.thomasquality.com/), à partir d’une approche recherche de fournisseurs, d’avoir une vision complète d’une société grâce au rapport de crédit fourni. ISI ET LES AUTRES SERVEURS GENERALISTESDans le processus d’identification et de découverte de la société, comme dans celui de la recherche de la plus petite indication financière, les serveurs généralistes (Factiva, Dialog, LexisNexis…) sont bien sûr incontournables. Nous ferons cependant une mention spéciale pour ISI Emerging Markets qui, de par sa focalisation exclusive vers les pays en voie de développement, occupe une place particulière. La difficulté est de s’y retrouver dans le très grand nombre de sources (plus de 700 publications pour la Chine), pas toujours structurées de façon claire, et également d’exploiter les très nombreuses informations en langue chinoise (les ressources en langues locales étant la spécificité du serveur). Mais on attirera l’attention du lecteur sur les nombreux profils de sociétés à contenu financier assez riche. ISI annonce mettre à disposition de l’information sur plus de 1 700 sociétés cotées (sur les bourses chinoises et à l’étranger) et plus de 250 000 sociétés du secteur de la production et services. -:-:-:-:-
On le voit, l’énorme mouvement vers la Chine et la nécessité pour les sociétés occidentales de s’y implanter, ont donné naissance à de multiples services axés sur la fourniture de chiffres, qui doivent être traités avec précaution cependant. Trouver la bonne information dans le dédale de ces services est certainement une démarche qui prend du temps et l’on identifiera peut-être rarement tout de suite le bon fournisseur. Mais les possibilités sont là, et l’on pourra difficilement se retrancher derrière la “Muraille” pour ne pas s’atteler à la tâche de recherche ! |
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