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Bases, Numéro de Décembre 2008 - n°255 S'informer sur les fusions-acquisitionsDans le domaine très pointu des fusions-acquisitions, il existe une kyrielle de bases de données spécialisées, dispo-nibles sur différents serveurs ou accessibles sur abonnement direct. (...) |
Auteur : Aurélie Vathonne |
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On classera dans cette liste des incontournables Bloomberg, Thomson
SDC, Mergerstat et autres Global Securities Information ou Capital
IQ.
Relativement chères, ces bases de données offrent de multiples possibilités de recherche sophistiquées, permettant de connaître, au-delà des données de base, la nature de l’opération (amicale, hostile, neutre…) ou de savoir par exemple si un “chevalier blanc” a été sollicité... Une analyse détaillée et approfondie de ces bases de données “de niche” a été effectuée il y a 3 ans dans la revue Online par Janet Hartmann, Amy Afflet et Marydee Ojala[1]. On s’y reportera de façon très utile, car même si la publication paraît un peu ancienne, les conclusions de cette analyse restent tout à fait valables. Il faut savoir notamment que l’utilisation exclusive de l’indexation, aussi sophistiquée soit-elle dans ce type de bases, reste risquée si on ne veut manquer aucune opération, et qu’une partie d’exploration “manuelle” demeure indispensable. Autre leçon à tirer : aucune base de données de fusions-acquisitions n’est exhaustive et elles ne donnent pas toujours les mêmes informations. Il est donc hautement recommandé d’en interroger plusieurs, ce qui ne fait qu’alourdir le budget d’utilisation de ces ressources, déjà onéreuses individuellement. Néanmoins, lorsque l’on recherche des informations basiques sur les fusions et acquisitions – telles que la date, les sociétés impliquées, le montant de l’opération – ou lorsqu’on souhaite tout simplement vérifier une information, la presse ou les bases de données technico-économiques sont tout indiquées pour répondre à la plupart des demandes émanant de non spécialistes de la finance. Voici un récapitulatif méthodologique pour une interrogation efficace. Il existe deux principaux moyens d’isoler rapidement les informations relatives aux fusions-acquisitions : le premier consiste à identifier ou combiner les termes d’indexation adéquats ; l’autre à rechercher un certain nombre de termes non loin du nom d’une ou des deux société(s) (voir champ sémantique en encadré). SUR FACTIVA, on peut utiliser deux descripteurs que sont respectivement “Acquisitions/ Fusions/Rachats” et “Change-ments de propriétaires”. Pour les sélectionner au sein de l’arborescence, on peut explorer et déployer l’indexation accessible depuis la rubrique “Sujets” ou bien lancer une recherche dans la boîte de dialogue “Trouver un sujet”. Les termes d’indexation peuvent être utilisés aussi directement dans la recherche en texte libre, sous forme de codes. Il faut alors entrer la syntaxe NS=C181 (acquisitions/fusions/rachats) ou NS=C18 (changements de propriétaires). On associera l’un ou l’autre de ces termes/codes avec le(s) nom(s) de société(s). SUR LEXISNEXIS, le smart indexing contient le sujet “Mergers & acquisitions”. La syntaxe de recherche doit être entrée comme suit : subject(mergers & acquisitions) and company(nom de la société). Dans les bases de données technico-économiques du type Business & Industry, Promt ou Trade & Industry, ou encore dans les fichiers de management tels que ABI/Inform, il existe aussi une indexation spécifique pour le concept des fusions-acquisitions (voir encadré ci-dessous). Celle-ci revêt quelques variantes d’une base à l’autre, tant dans son intitulé que dans le champ qui doit être interrogé. On notera que dans certaines bases telles que Trade & Industry ou Promt, le code événement 150 correspondant à ce concept (EC=150), permettra de retrouver des articles généraux sur les fusions-acquisitions, tandis que le sujet “mergers, acquisitions and divestments” pourra être associé à un nom de société ou un secteur d’activité, au sein du champ DESCRIPTEUR (/DE). SUR DIALOG, il convient d’utiliser l’opérateur LINK (L) Exemples : S Chemical()industry (L) Merger?/DE S Wal()Mart (L) Merger?/DE Enfin, L’AGREGATUER EUROPRESSE propose dans sa recherche avancée l’utilisation du sujet “Fusions, acquisitions et offres publiques d’achat” qu’on trouvera au sein de l’arborescence dans la rubrique “Economie et Gestion” Quand il n’existe pas d’indexation, il faut alors se rabattre sur l’interrogation en plein texte. On peut tenter dans un premier temps de rechercher le nom des deux sociétés concernées dans la même phrase. Si cette astuce ne donne pas de résultats, on utilisera dans ce cas un ensemble de termes (voir champ sémantique en encadré), recherchés en association avec un ou plusieurs noms de sociétés. Les deux stratégies de recherche ci-après pourront être essayées : SOCIETE1 ET SOCIETE2 ET [termes liés aux fusions-acquisitions] recherchés dans le titre ou le chapô. ou encore SOCIETE1 [à 25 mots de] [termes liés aux fusions-acquisitions] ET SOCIETE2 [à 25 mots de] [termes liés aux fusions-acquisitions]. [1]• “Looking inside mergers & acquisitions databases”, Janet Hartmann, Online, novembre 2005 • “The riches of niche databases for mergers & acquisition transactions”, Amy Afflet, Online, novembre 2005 • “The art of the deal”, Marydee Ojala, Online, novembre 2005 |
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