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Bases, Numéro de octobre 2008 - n°253 Il faut qu'un accès soit ouvert ou fermé. Pas si simpleOn sait que le libre accès (open access) aux articles scientifiques se développe depuis plusieurs années (...) |
Auteur : François Libmann |
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, tant pour des raisons philosophiques – libre accès à
l’information, en particulier pour la communauté des chercheurs –,
qu’économiques – inversion du modèle économique traditionnel :
celui qui paye n’est plus le lecteur mais l’auteur, ou plutôt leurs
institutions respectives ; il peut aussi s’agir, au moins
partiellement, d’un généreux mécène.
Mais il n’est pas toujours facile de savoir ce qui est en libre accès, même s’il existe des annuaires de publications comme le Directory of Open Access Journals, réalisé par la bibliothèque de l’université de Lund en Suède (www.doaj.org, voir Bases n°207 et 195) et si certains sites comme BioMed Central ou HAL en France ont une certaine notoriété (voir ci-dessous). Dans certaines revues par ailleurs, et notamment celles de Springer, une partie des articles est en libre accès et l’autre non. Enfin, pour compliquer encore un peu plus, un mouvement se dessine pour que certains articles – en particulier ceux présentant les résultats de recherches menées au moins partiellement sur fonds publics – soient publiés d’abord dans des revues payantes, puis deviennent libre d’accès après un embargo qui pourrait être de six mois ou un an. Pour ne rien simplifier, il faut aussi noter que l’accès libre et gratuit aux références bibliographiques – souvent avec résumé, comme c’est le cas pour Google Scholar, qui a une forte image de gratuité – ne veut pas dire accès libre et gratuit aux articles eux-mêmes, le plus souvent payants. Les références peuvent être en accès libre sur Google Scholar et en accès payant ailleurs (c’est notamment le cas des références issues de CSA Illumina, avec il est vrai des possibilités de recherche plus sophistiquées sur ce serveur). . Le récent rachat de BioMed Central – l’un des pionniers de l’open access (voir Bases n° 244, décembre 2007) – par l’éditeur traditionnel Springer complique encore la situation. Springer s’est toutefois engagé à maintenir tel quel les activités et le modèle économique de BioMed Central et a lancé en 2004 l’option “Open Choice”, qui permet à l’auteur de choisir entre le modèle traditionnel et le modèle “open access” (voir Bases n° 210, novembre 2004). Pour finir on mentionnera quelques chiffres intéressants, donnés pour la plupart par Suzanne Bjorner dans l’article “Open Access Moves Into the Mainstream: BioMed Central Purchased by Springer”* : - Springer Science + Business Media publie plus de 1 700 titres, tandis que BioMed Central en publie environ 180 ; - seuls “quelques” milliers d’articles sur les 125 000 reçus annuellement par Springer sont publiés avec l’option “open choice”, qui est de l’open access ; - l’“article fee” pour une publication open access est de 3 000 $ chez Springer et de 355 à 1 690 € (chiffres de fin 2007) pour BioMed Central ; - la proportion des éditeurs offrant une option d’open access à leurs auteurs est passée de 9% en 2005 à 30% en 2008 ; - moins de 10 % des articles scientifiques sont publiés en open access ; - Hal contenait 112 598 documents dans tous les domaines le 7 novembre 2008, chiffre en forte croissance. Certaines grandes banques de données du domaine de la science, comme Chemical Abstracts ou Inspec, en contiennent environ cent fois plus avec, il est vrai, des documents remontant au début du 20ème siècle, voire avant. * http://newsbreaks.infotoday.com/nbReader.asp?ArticleId=51149 |
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