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Bases, Numéro de Janvier 2007 - n°234 Les banques de données plongent dans le passéOn peut être frappé par la convergence d’une série d’annonces récentes, concernant le chargement de données très anciennes dans les banques de données scientifiques. Sans prétendre à l’exhaustivité, on peut citer quelques dates d’antério-rité : 1785 pour Georef, 1861 pour Dissertation Abstracts, 1884 pour Compendex, 1887 pour Psychinfo, 1898 pour Inspec, 1926 pour Biosis, etc., sachant que tous les serveurs n’ont pas chargé toutes les antériorités. ... |
Auteur : François Libmann |
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Chemical Abstracts pour sa part a chargé 10 000 brevets américains
de la période 1900-1906 et 8 700 pour la période 1890-1899.
On y trouve au total 37 850 documents publiés avant 1900... Springerlink propose quant à lui une revue dont les premiers numéros remontent à 1840. Web of Science remonte aussi au début du 20ème siècle pour plusieurs publications. Quant à Scopus, son producteur annonce qu’il va prochainement charger 7 millions de références anciennes avec résumé, ces références remontant, dans certains cas, au premier numéro des revues. On peut s’interroger sur les raisons qui motivent un tel plongeon dans le passé qui, s’il n’est pas systématique, a atteint une dimension significative. On peut penser à plusieurs raisons : - la première est technique : il est aujourd’hui beaucoup plus facile et moins cher que lors de la création des premières banques de données de numériser et de stocker tant les revues d’abstracts que les publications elles-mêmes, d’autant que les volumes concernés dans ces périodes anciennes est très faible, comparé aux flux actuels ; - la problématique de préservation des archives est devenue très présente et ces acteurs généralement importants considèrent sûrement comme positif pour leur image de contribuer à la pérennisation de ces archives ; - dans certaines problématiques – on pense notamment aux recherches d’antériorité dans le domaine des brevets –, cet accès à des documents anciens répond à une demande faible sans doute, mais réelle ; - nombre d’entités publiques ou privées n’ont plus à leur disposition toutes les archives et c’est là un moyen d’en retrouver au moins une partie. Comme on le voit, les raisons ne manquent pas. On peut même citer l’anecdote – véridique – de ce chercheur, découvrant que son entreprise avait déjà travaillé sur son sujet de recherche actuel ... 50 années auparavant... |
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