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Accueil > Bases > Anciens sommaires > La traduction automatique des brevets coréens

Bases, Numéro de Janvier 2007 - n°234


La traduction automatique des brevets coréens

Le nombre de dépôts de brevets d’origine asiatique ne cesse de croître. Une partie non négligeable d’entre eux ont des équivalents dans des pays anglophones, mais c’est loin d’être systématique. D’autre part, les brevets PCT sous priorité japonaise par exemple sont en japonais et ne sont, éventuellement, traduits que beaucoup plus tard. Il n’est donc pas rare d’identifier un brevet japonais, chinois, coréen ou indien, pour lequel la seule information disponible en anglais est le titre et, en général, le résumé – voire, dans certains cas, deux ou trois résumés issus de banques de données différentes. ...

Auteur : François Libmann

 
Avant de se résoudre, éventuellement, à investir dans une coûteuse traduction manuelle, on peut espérer passer par une étape intermédiaire de traduction automatique à un coût plus abordable, d’autant que ces systèmes sont en plein développement. Nous avions déjà présenté différentes solutions de traduction automatique (Machine Assisted Translation) pour les brevets japonais (voir Bases n°201, janvier 2004).

La nouveauté aujourd’hui vient de Corée (du Sud, bien sûr), car l’office des brevets de ce pays met désormais à disposition de tout un chacun, moyennant finances, une offre de traduction automatique qu’il réservait jusqu’à présent aux autres offices de brevets.

Par ailleurs, les autres recherches sur le site restent gratuites.

Cette offre de traduction automatique, baptisée K2E-PAT (Korean to English - Patent Automatic Translation) s’applique aux brevets et modèles d’utilité.

Elle a été développée par l’office coréen KIPRIS (Korean Industrial Property Rights Information Service) et la société Sirius Soft. Nous avons testé le service et obtenu un brevet – a priori bien traduit – avec tous les dessins.

La difficulté consiste à identifier le bon brevet, à partir de différents critères de recherche.
Nous suggérons d’utiliser de préférence l’Advanced Search disponible dans l’onglet KPA, qui permet de faire une recherche en anglais en combinant, si nécessaire, différents critères.

Nous avons d’ailleurs remarqué, sur quelques brevets trouvés dans World Patents Index de Derwent, que les titres en anglais des brevets coréens qui n’avaient pas d’équivalents étaient les mêmes que ceux de KIPRIS.

Nous avons d’autre part testé la recherche par numéro de publication. Ces tests nous ont permis de découvrir que les numéros Derwent – écrits sous la forme yyyyabcdef, où yyyy est l’année et abcdef un numéro –
étaient transposés dans KPA en 10yyyy0abcdef.

Si l’on utilise l’interface Patent, cela peut s’écrire 10-yyyy-0abcdef, mais cela n’a pas marché dans tous les cas. Une fois obtenue la référence du brevet, il suffit de cliquer sur le bouton English Fulltext situé à la fin du titre.

Le coût d’une traduction ponctuelle  est de 30 $ payables par carte de crédit. Il existe aussi des abonnements à la journée (500 $), pour un mois (5 000 $) ou pour un an (15 000 $).

A quand un service équivalent pour les brevets chinois ?
http://eng.kipris.or.kr/


 

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