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Bases, Numéro de Décembre 2004 - n°211 STN : vingt ans déjà ! |
Auteur : François Libmann |
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STN
a fêté au Online son vingtième anniversaire.
Mme Brünger-Weilandt, la directrice du pôle européen de STN, Fiz Karlsruhe, a rappelé les jalons de l’histoire de ce serveur : • 1983 : signature d’un accord entre l’American Chemical Society – qui offrait Chemical Abstracts Service – et l’allemand Fiz Karlsruhe, pour proposer un réseau international de banques de données couvrant un large spectre dans le domaine scientifique et technique ; • mai 1984 : lancement de STN International, The Scientific and Technical Information Network ; • 1986 : signature d’un accord avec le Japan Information Center for Science and Technology (JICST), qui fait aujourd’hui partie du Japan Science and Technology Agency (JST) ; • 1987 : intégration du serveur japonais à STN ; • 1988 : lancement de STN Express, interface dédiée à l’interrogation de STN et au traitement des résultats obtenus ; • 1993 : chargement de Derwent World Patents Index, qui permet à STN d’offrir avec Chemical Abstracts, Registry et Inpadoc une offre très significative dans le domaine des brevets, particulièrement en chimie ; •1994 : plus de 180 banques de données sont en ligne ; • 1996 : lancement de STN Easy, une interface “point and click”, pour accompagner le développement d’Internet et permettre aux utilisateurs finaux d’accéder à une sélection de banques de données ; • 1999 : lancement de STN on The Web et de STN Full Text Solution, qui permet d’établir un lien entre une référence et le texte intégral en ligne ou un système de commande de copies ; • 2002 : lancement de STN Easy for Intranet. Si, à l’occasion de cet anniversaire et de sa célébration au Online, il est intéressant de rappeler précisément les différents jalons de l’histoire de STN, on peut noter que ce parcours est typique de l’évolution des serveurs classiques tels que Dialog, DataStar et Questel.Orbit. On peut qualifier de serveurs classiques ces serveurs qui ont plusieurs dizaines d’années d’existence (STN est le plus jeune) et offrent notamment des banques de données bibliographiques avec résumé et indexation, dans le domaine scientifique et technique. On notera que leur catalogue n’est pas figé dans le temps et que certains proposent, dans des proportions plus ou moins importantes, le texte intégral de diverses publications, en particulier dans des domaines non scientifiques et techniques. Le cas d’EINS, descendant d’Esa/Irs – qui entrait, lui, dans cette catégorie – est un peu à part, dans la mesure où l’offre d’EINS est constituée pour une part importante de banques de données résidant sur des serveurs comme STN ou Dimdi, avec lesquels une passerelle est établie. DES EVOLUTIONS ANALOGUES CHEZ LES AUTRES SERVEURSIl est intéressant d’observer que ces serveurs ont suivi des évolutions de natures sensiblement équivalentes, même si tous les éléments n’ont pas eu la même importance chez les uns et chez les autres : • développement d’une version Web offrant les mêmes possibilités de recherche que le mode classique ; • développement d’une interface Web pour les utilisateurs finaux, donnant accès à une partie de l’offre avec un mode d’interrogation simplifié ; • développement d’interfaces permettant l’accès et surtout un traitement plus ou moins sophistiqué des données issues du serveur ; • politique de formation et d’assistance client ; • mise à disposition d’outils facilitant l’accès au document primaire sous forme électronique ou non. Quant aux éléments de facturation, la consommation reste un paramètre important avec en général, en plus, des abonnements annuels d’un montant raisonnable ou des minima de consommation. Les abonnements forfaitaires annuels sont une option en aucun cas obligatoire et qui ne s’applique pas nécessairement à l’ensemble de l’offre. Certains proposent des possibilités de paiement à l’acte par carte de crédit. On notera enfin que ces différents serveurs semblent continuer à bien se porter, les grandes mutations qu’ils ont traversées ne les ayant pas exclus du marché. Tout au plus a-t-on pu observer des rachats et des fusions, ce qui n’a rien d’étonnant dans un environnement aussi mouvant. |
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