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Bases, Numéro de Avril 2001 - n°171 L'information électronique professionnelle en FranceIndustrie et marché |
Auteur : Béatrice Foenix-Riou |
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Le GFII (Groupement Français de l’Industrie de l’Information) a
réalisé il y a peu, à la demande du Ministère de la Recherche, une
étude sur le thème “L’information électronique professionnelle en
France : industrie et marché. Données 2000, projections
2001”.
Les chiffres-clés de cette étude ont été présentés dans le cadre du salon IDT/Net lors d’une conférence de presse, et une synthèse des principaux résultats a été distribuée à cette occasion. On en trouvera ci-après les grandes lignes. LE MARCHE FRANÇAIS DE L’INFORMATION ELECTRONIQUE PROFESSIONNELLE (IEP)En 2000, le marché français de l’IEP, pour les seules ventes d’information, hors revenus annexes, représentait 6,7 milliards de francs. Ce chiffre devrait atteindre 7,3 milliards de francs en 2001 et 15,5 milliards de francs en 2005. La ventilation par type d’information est la suivante : - information financière : 1,7 milliard de francs de revenus en 2000 (soit 26 % du marché français) ; pour la première fois, les revenus de l’information financière dépassent ceux de l’information sur la solvabilité en ligne. Ce marché devrait atteindre plus de 3 milliards de francs en 2005 ; - information de solvabilité : 1,5 milliard de francs de revenus (23 % du marché), en recul de 4 % sur deux ans ; - information marketing numérisée : 1,27 milliard de francs (19 %). Ce marché, en croissance rapide (il devrait atteindre les trois milliards de francs en 2005), comprend la vente de fichiers d’adresses et celle de données de consommation ou d’audience ; - dépêches d’actualité en ligne : 800 millions de francs en 2000 (12 %), soit plus d’un tiers du chiffre d’affaires global des producteurs de dépêches en France. Ce marché devrait atteindre les 3 milliards de francs en 2005 ; - information juridique numérisée : 208 millions de francs (3 %) ; - information scientifique, technique et médicale numérisée : 560 millions de francs (8 %). Ce marché inclut les bases de données “d’observation” (données géographiques, météorologiques...) et l’ISTM textuelle (bases bibliographiques, bibliothèques de périodiques...). L’information brevets et marques numérisées (94 millions de francs, soit 1 % du marché) peut être rattachée à ce secteur. Les perspectives de ce segment sont excellentes, et son chiffre d’affaires devrait doubler d’ici 2005. LES CANAUX DE DIFFUSION DE L’IEP EN FRANCECe ne sera une surprise pour personne, Télétel est en déclin rapide alors que la diffusion via Internet explose. L’analyse des revenus de l’IEP par canal de diffusion montre en effet que : - la diffusion Internet connaît une croissance très rapide, passant de 3,5 % en 1997 à 42 % de “part de marché” en 2001, avec plus de 3 milliards de revenus ; - la diffusion ASCII accuse une légère baisse de son chiffre d’affaires, tandis que sa part de marché diminue de 25 % en 5 ans ; - la diffusion Télétel ne représente plus en 2001 que 10,1 % du marché, contre 21,3 % en 1997 ; - le offline passe de 888 millions de francs en 1997 à 1,1 milliard de francs en 2001. L’INDUSTRIE FRANCAISE DE L’IEPEn 2000, l’industrie française de l’IEP a enregistré des revenus de 6,6 milliards de francs, pour les seules ventes d’information. Si l’on inclut les revenus connexes de l’IEP (revenus qui, sans relever de la vente d’information, sont directement engendrés par des activités indissociables de celle-ci : vente de logiciels, traitements informatiques, recueil de données à façon, fourniture de documents primaires...), ce chiffre est de 8,2 milliards de francs en 2000 et devrait atteindre 15,7 milliards de francs en 2005. INTERNET : RELANCE DE LA DEMOGRAPHIE DES ENTREPRISESLa comparaison du nombre de nouveaux éditeurs de sites B-to-B et B-to-C permet de constater que ceux-ci sont attirés en majorité par la cible grand public (425, contre 225 éditeurs de services pour les professionnels). Les start-up de contenus B-to-B sont, en majorité, des entreprises locales. La moyenne d’âge des nouveaux acteurs de l’IEP est faible (de l’ordre de 14 mois), plus faible que dans le B-to-C. La ventilation par type des nouveaux acteurs de l’IEP en 2001 est la suivante : - les portails spécialisés (34 % du total) rassemblent une centaine d’initiatives, de taille très variable ; - les places de marché B-to-B regroupent 26 % des acteurs, et ont bénéficié d’investissements importants ; - le segment des infologiciels (13 %) comprend des offres très variées (logiciels d’analyse linguistique, suites pour portails intranets...) ; - les producteurs de contenus B-to-B et les éditeurs de portails généralistes représentent chacun 10 % des nouveaux acteurs. LES REVENUS DES NOUVEAUX ACTEURS DE L’IEPLes nouveaux acteurs de l’IEP ont généré en 2000 un chiffre d’affaires global de 1,1 milliard de francs, qui devrait atteindre près de 2,5 milliards de francs en 2001. Ces revenus sont cependant inégalement répartis, et favorisent les business-models classiques. La ventilation du CA par type d’acteurs est en effet la suivante : - les nouveaux producteurs de contenus, qui récusent le modèle de la gratuité, ont réalisé en 2000 un CA de 527 millions de francs (45 % du CA total) ; ce chiffre devrait atteindre 1,2 milliard de francs en 2001, dont 751 MF pour l’information marketing ; - les éditeurs d’infologiciels totalisent 264 millions de francs (23 % ; 540 MF prévus pour 2001) ; - les sites portails spécialisés représentent 18 % du total (209 MF en 2000, 440 MF prévus en 2001), quand les sites portails généralistes ne représentent que 7 % (87 MF en 2000, 183 MF prévus pour 2001) ; - les agrégateurs de contenus et les infomédiaires enfin ne représentent que 7 % du total (79 MF en 2000, 163 MF en 2001). Ces résultats illustrent, malgré les doutes actuels, la solidité des business-models classiques de vente de contenus et, a contrario, la faiblesse des autres modèles d’affaires. DES FINANCEMENTS IMPORTANTS POUR LES START-UPSur la période 2000/premier trimestre 2001, les éditeurs de sites Internet (y compris les places de marché) ont levé 8 milliards de francs de fonds propres en fonds d’amorçage, capital-risque et introduction au nouveau marché. Les start-up de contenus et de transactions B-to-B ont absorbé 40% de ces apports de fonds propres, soit 3,2 milliards de francs, auxquels s’ajoutent un milliard de francs apportés par des acteurs établis à leurs filiales. MORTALITE IMPORTANTE DES START-UP DE L’IEPIl y a actuellement peu de données sur la durabilité des nouveaux acteurs de l’IEP, car la grande majorité n’ont pas encore franchi le cap du second tour de table. Mais l’on peut penser que le second semestre 2001 verra la disparition des initiatives les plus fragiles, parmi lesquelles : - les places de marché : d’après une étude récente de Jupiter MMXI, parmi les 500 principales places de marché B-to-B online en Europe recensées en janvier, 400 disparaîtront d’ici 2004 ; - les portails généralistes : le nombre d’initiatives s’adressant aux PME apparaît élevé ; là aussi, ce nombre devrait être divisé par 5 ; - certains portails spécialisés, dans les secteurs où l’on constate une redondance d’initiatives (agriculture, santé, BTP...), risquent également de disparaître. Toutefois, cette mortalité prévisible ne doit pas fausser la perspective. Comme le conclut la synthèse du GFII, “les difficultés que connaîtront un certain nombre de nouveaux acteurs dans les prochains mois s’inscrivent dans la perspective normale d’une courbe d’expérience (“learning curve”) collective.” INFORMATIONS : La réalisation de cette étude a été confiée par le GFII à MV Etudes et Conseil. L’étude est disponible en ligne au format PDF, dans sa quasi-totalité (à l’exception des tableaux et annexes), sur le site du Ministère de la Recherche : http://www.recherche.gouv.fr/rapport/gfii/default.htm La version complète (papier) peut d’autre part être commandée au GFII. Prix : 1 999 F TTC GFII, 25 rue Claude Tillier, 75012 Paris, Tél.: 01 43 72 96 52 Fax : 01 43 72 56 04, E-mail : gfii@gfii.asso.fr |
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