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Accueil > Bases > Anciens sommaires > STN : Toujours en mouvement

Bases, Numéro de Novembre 2001 - n°177


STN : Toujours en mouvement

Auteur : François Libmann

 
Comme chaque année, STN organise ses réunions d’utilisateurs peu avant le Online et, bien sûr, y expose. C’est l’occasion de faire le point sur les nombreuses nouveautés.
   
Du côté de l’offre de banques de données, on trouvera dans les informations ci-après la confirmation que STN déve-loppe activement son offre dans le domaine biomédical.
   
- En ce qui concerne la toxicologie, la NLM (National Library of Medicine) a annoncé fin 2000 que la banque de données Toxline ne serait plus mise à jour, puis serait déchargée fin 2001.
   
Toxcenter produit par CAS (Chemical Abstracts Services), disponible depuis début novembre, est destiné à remplacer Toxline, en offrant l’information toxicologique en provenance des quatre banques de données Biosis Preview (depuis 1969), CaPlus (depuis 1907), IPA (International Pharmaceutical Abstracts, depuis 1970) et Medline (depuis 1958).
   
Toxcenter proposera plus de 5,2 millions de références (articles et brevets) concernant les effets toxicologiques, pharmacologiques, biomédicaux et biochimiques des médicaments, des produits chimiques et des aliments.
   
Les origines des références se répartissent ainsi : 40 % issues de CaPlus, 30 % de Medline, 25 % de Biosis et 5 % de IPA. La mise à jour est hebdomadaire et les références incluent notamment les numéros de registre CA, les noms chimiques et un vocabulaire contrôlé. Il faut signaler que si la totalité de l’indexation de Medline, Biosis et IPA est reprise, on ne trouve de Chemical Abstracts que les RN et les termes présents dans le champ ST (Supplementary Terms).
   
Cette banque de données a une mise à jour hebdomadaire, alors que celle de Toxline était mensuelle.
Signalons que Dialog/DataStar, soumis au même problème, a trouvé une autre solution.
   
A propos de toxicologie, on rappellera que STN offre par ailleurs deux banques de données factuelles dédiées :

- RTECS (Registry of Toxic Effect of Chemical Substances) propose des données sur les effets toxiques (classés en cinq rubriques : irritation, mutagénicité, reproduction, tumorégénicité, toxicité générale) de produits, incluant des médicaments disponibles commercialement. Elle est produite par le NIOSH (National Institute for Occupational Safety and Health) aux Etats-Unis.

- HSDB (Hazardous Substances Data Bank), produite par la NLM, propose des données sur la toxicologie et l’effet sur l’environnement de 4 600 produits chimiques.
   
Ces données proviennent de compilation de la littérature. Elles ont été validées par un comité d’experts.
   
- En médecine et pharmacie, Adisnews, récemment chargée, reprend le texte de trois publications (Inpharma, Reactions et PharmaEconomics &  Outcomes News) concernant les aspects scientifiques et économiques du développement de médicaments et de thérapies :

- Pharmaprojects, qui concerne le développement de médicaments dans 40 pays, a été rechargée avec différentes nouveautés comme le lien entre l’indication (cancer…) et le statut (phase II…), l’indication des pays avec la mention éventuelle “available for licensing” et un nouveau champ “Last Change Date” (/LCDAT), qui évite de rééditer et donc de payer un document complet lorsqu’il n’y a pas eu de changement depuis la dernière interrogation effectuée ;

- IMSDirectory (IMSWorld pharmaticeutical company directory) est rebaptisée Pharmasearch  mais n’a rien à voir avec la base Pharmsearch de Questel.Orbit, produite par l’INPI.
   
Elle propose les profils de 66 000 sociétés pharmaceutiques de 87 pays ;

- Medline propose désormais des références en attente d’indexation (in-process figure alors dans le champ /FS-file segment).
Auparavant hebdomadaire, la mise à jour a désormais lieu quatre fois par semaine.
   
- En ce qui concerne les bioséquences :

- Derwent Geneseq (DGENE), qui contient 1,3 million de bioséquences signalées dans les brevets depuis 1981, a rendu interrogeable le champ PSL (Patent Sequence Location), ce qui permet de distinguer les séquences revendiquées de celles uniquement divulguées dans le texte du brevet. Ce champ n’est pas inclus dans le format BIB.
   
La recherche par similarité a par ailleurs  été améliorée (RUN GETSIM), puisqu’elle est disponible désormais, sur les séquences nucléiques (/SQN) en plus des séquences protéiques  (/SQP) ; de plus, la recherche par similarité utilisant l’algorithme BLAST de la NLM est maintenant également disponible. Enfin, différentes limites dans la recherche ont été repoussées et il est désormais possible de créer des alertes.

- Pour les 15 millions de bioséquences présentes dans Registry et remontant à 1957, dont l’origine est non seulement les brevets mais aussi les journaux, un nouveau champ “Patent Annotation” (PNTE) sera bientôt interrogeable et visualisable.
   
Quant à la recherche de similarité, elle est annoncée pour janvier 2002 mais uniquement sur STN on the Web, grâce à un plug-in qui utilisera le programme BLAST de la NLM.
  
 - Dans le domaine de la propriété industrielle, et en ce qui concerne les brevets, on notera les changements suivants, que l’on retrouve sur les autres serveurs :

- dans World Patent Index, les brevets coréens (KR) sont pris en compte depuis 2001 avec un résumé, l’intérêt étant illustré par le fait que 70 % de ces brevets n’ont jamais d’équivalents.
   
De plus, Derwent offre maintenant pour cette base deux fréquences pour les profils, soit à chaque mise à jour, c’est-à-dire deux à trois fois par semaine, soit mensuellement, ce qui est nouveau et correspond bien à certaines demandes.

- les brevets américains sont maintenant publiés 18 mois après la demande, comme dans la plupart des pays du monde ; ils sont référencés dans USPatfull, World, Patent Index, Inpadoc et Chemical Abstracts et, prochainement, dans Ifipat.
   
- Dans le domaine des marques, Irmas recense les marques internationales depuis 1946, ce qui représente 400 000 documents.

Cette base est la troisième de cette nature, après Eumas pour les marques communautaires et Demas pour les marques allemandes.
Signalons à propos de ces bases que si l’on utilise STN on The Web, on peut visualiser les images des marques en couleur.
  
- Dans le domaine vétérinaire, la base Derwent Veterinary Drug File (VETU pour la période 1983-2001 et  VETB pour la période 1968-1982) n’est plus réservée aux souscripteurs, ce dont on ne peut que se réjouir.
   
Moins bonne nouvelle en revanche, cette base ne sera plus mise à jour. Cette banque de données est aussi présente sur DataStar, découpée en deux fichiers (DVBF pour la partie 1968-1982 et DVDU pour la partie 1983-2001).
   
L’accès à ces deux fichiers reste limité aux “souscripteurs”, y compris le premier qui était, d’après la fiche technique, en libre accès.
   
- Dans le domaine des matériaux, trois banques de données ont été chargées dont Corrosion, la plus ancienne, en décembre 2000 (Bases n°169) et plus récemment, Copperlit (Bases n°176) et Weldasearch.
   
- La base Standards a été chargée et couvre les normes nationales et internationales. Elle contient 410 000 références et est mise à jour chaque mois.
   
- Plus d’un million de réactions ont été ajoutées à Casreact, portant le total à 5,2 millions de réactions disponibles. Ce million de réactions provient de la banque de données de réactions produites par le Viniti (Russie) et Zic (Berlin).
   
Elles couvrent la période 1974-1984 pour les journaux et 1982-1985 pour les brevets.
   
A cette occasion, différentes améliorations ont été apportées à la recherche. Pour CA/CAPlus, 2,2 millions de références pour la période 1947-1966 ont été ajoutées puis 1,6 million d’autres pour la période 1907-1947 ce qui porte le total des documents présents dans cette base à 20,5 millions ; les informations présentes sont les références bibliographiques, le résumé et la section.

Registry offre de nouvelles possibilités.
   
- Pour STN Easy, on notera la possibilité de relancer une recherche sur le Web grâce au service spécialisé e-science, accessible également à partir de Scifinder, ou directement depuis l’accès escience.cas.org/ cgi-bin/escience.

On ne peut en revanche pas y accéder depuis STN on the Web, ce qui est bien dommage.
   
Ce service propose d’effectuer une recherche dans deux sites spécialisés en chimie —ChemIndustry ou ChemGuide —, ou dans Google.

Nous avons noté que pour des recherches complexes, il est préférable de se connecter directement à ChemGuide sur le site de FIZ Chemie à Berlin (www.fiz-chemie.de/en/datenbanken/chemguide).
   
- STN on the Web propose maintenant un assistant pour la mise en place d’une alerte.


 

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