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Accueil > Bases > Anciens sommaires > Factiva.com : le fonds et la forme

Bases, Numéro de Décembre 2001 - n°178


Factiva.com : le fonds et la forme

Auteur : François Libmann

 
Il se sera finalement écoulé plus de deux ans depuis l’annonce, en mai 1999, de la fusion de Dow Jones Interactive et de Reuters Business Briefing, pour que le nouveau produit Factiva.com soit disponible, en juillet 2001 ; six mois supplémentaires ont été nécessaires pour le développement de l’interface en français, présentée au Online de Londres en même temps que l’interface en allemand. Ce délai, que l’on pourra trouver un peu long, s’explique par le changement de politique de Factiva. La société a en effet, courant 2000, donné la priorité à Factiva Publisher, destiné aux intranets des entreprises, retardant ainsi d’un an le lancement de Factiva.com.
   
Factiva.com réunit les contenus — à quelques changements (mineurs) près — des produits Dow Jones Interactive (DJI) et Reuters Business Briefing (RBB), qui doivent disparaître à moyen terme.  La nouvelle interface intègre également des éléments développés en tenant en compte des avis des utilisateurs, largement consultés, et en observant les produits novateurs apparus sur le Net. L’idée est que les utilisateurs retrouvent des fonctionnalités déjà connues pour ne pas être trop dépaysés, mais qu’ils bénéficient aussi de nouvelles possibilités.
   

UN PRODUIT A LA FOIS SIMPLE ET COMPLEXE

   
On peut définir ainsi nos impressions générales.
   
- l’interface de Factiva.com est à la fois souple et riche. Elle peut convenir aussi bien à l’utilisateur final — qui peut simplement et rapidement obtenir des réponses — qu’au professionnel de l’information, qui pourra utiliser au mieux les multiples possibilités offertes. L’un comme l’autre trouveront le plus souvent des résultats pertinents, compte-tenu de la richesse du fonds auquel cette interface donne accès.
   
Cependant, comme sur LexisNexis mais contrairement à Dialog, la recherche se fait en une seule étape, ce qui limite nécessairement la complexité de la requête ;
   
- le système d’alerte proposé peut être considéré comme “moderne”, c’est-à-dire proche des systèmes push développés à partir d’Internet, qui sont aujourd’hui monnaie courante ;
d’une façon générale, de nombreux paramètres de personnalisation sont disponibles : choix des langues de l’interface et des documents sur lesquels la recherche est effectuée, liste personnalisée de sources, d’entreprises à surveiller...
   
- un grand nombre de choix sont disponibles à tout moment : on peut utiliser ou non l’indexation ; on peut choisir de chercher dans les publications, sur une sélection de sites Web ou dans une collection de photos ; on peut imprimer les résultats, les sauvegarder, les envoyer par mail, les mettre dans une mallette pour un usage ultérieur...
   
Tout cela donne finalement un produit que l’on peut utiliser très vite simplement, mais dont la découverte des nombreuses possibilités — nous allions écrire complexités — peut prendre du temps et nécessite, si l’on veut optimiser sa recherche, le recours à des aides appropriées (écrans d’aide, formation, service assistance).
   
A ce sujet, des formations d’une durée de trois heures seront proposées en France aux professionnels de l’information, à partir du mois d’avril.
   
D’ici là, on peut télécharger le document “Inside-Out, complete reference for Factiva.com” sur le site commercial en accès libre : factiva.com/customerservice/InsideOutGuide.pdf.
   

LE CHEMINEMENT DE LA RECHERCHE

   
Il est possible d’arriver directement sur l’écran de recherche si l’on a, au préalable, paramétré pour cela son numéro d’utilisateur. Cet écran de recherche se décompose en trois parties.
   

RECHERCHE LIBRE

   
Dans la première partie, on peut entrer une question en texte libre d’une longueur maximale de 2 000 caractères. Les booléens classiques AND, OR, NOT sont bien sûr disponibles, ainsi qu’une série assez complète d’opérateurs de proximité (jusqu’à 500 termes entre les mots de recherche pour certains d’entre eux), issus de DJI ou de RBB.
   
Curieusement, s’il y a bien un opérateur demandant que les termes soient dans le même paragraphe (SAME), il n’en existe pas demandant qu’ils soient dans la même phrase. On notera aussi que, même pour l’interface en français ou en allemand, il faut utiliser à cet endroit les opérateurs AND, OR, NOT ou SAME en anglais !
   
On dispose d’un masque ainsi que de troncatures illimitées ou limitées, au choix, de un à neuf caractères. On peut aussi demander que le terme recherché se trouve dans les n (de 1 à 500) premiers mots du texte.
   
On retrouve également l’opérateur ATLEASTn mot, n pouvant varier de 1 à 50, permettant de sélectionner les documents dans lesquels le mot apparaît au moins n fois.
   
C’est un opérateur très utile pour certaines recherches, par exemple quand il faut identifier les documents les plus pertinents dans une liste de résultats trop importante.
   
Cet opérateur est disponible chez LexisNexis et Europresse, mais pas chez Dialog / DataStar.
   
Nous regrettons que, contrairement à ce qui avait été annoncé (Bases n° 160, avril 2000), la possibilité de combiner les étapes — disponible dans DJI (jusqu’à 19 étapes) — n’ait pas été reprise dans Factiva.
   
On doit en effet entrer sa stratégie en une seule étape, comme dans LexisNexis, alors que Dialog permet de combiner jusqu’à 400 étapes.
   

FACTIVA INTELLIGENT INDEXING

   
En amont de la recherche en texte libre que nous venons d’évoquer, on peut entrer un premier élément de stratégie constitué d’une combinaison de mots ou d’expressions (40 au maximum, liés par les opérateurs ET, OU, SAUF si l’on utilise l’interface en français), tirés de l’indexation développée par Factiva et baptisée “Factiva Intelligent Indexing”.
   
Ces éléments seront reliés par l’opérateur ET aux termes de recherche en texte libre.
   
Des termes d’indexation sont affectés par le serveur à tous les documents, quelle que soit la langue dans laquelle ils sont écrits, contrairement à ce qui se passe chez LexisNexis — où le Smart Indexing ne s’applique qu’aux documents en anglais —, et chez Dialog et DataStar — où l’indexation dépend du producteur de la base —.
   
Ces termes d’indexation sont répartis en quatre catégories : Société (300 000 termes), Industrie (plus de 740 termes), Sujet (plus de 430 termes) et Région (371 termes).
   
Il y a plusieurs façons de les choisir.
   
- Dans l’écran baptisé “Constructeur de recherche”, accessible en cliquant sur “Sélectionner des termes de Factiva Intelligent Indexing”, on peut rechercher des termes d’indexation dans une ou plusieurs catégories contenant un mot donné.
   
La catégorie dont est tiré le résultat est précisée pour chaque réponse ; c’est ainsi qu’une requête avec le terme fusion* (* étant une troncature illimitée) donne Acquisitions/ Fusions/Rachats en sujet et une trentaine de sociétés. Certaines de ces sociétés ont le mot fusion au singulier ou au pluriel dans leur nom. Pour les autres, la raison de leur présence est moins évidente. Elles apparaissent parce que l’une de leur filiale, par exemple, ou l’une des marques qu’elles utilisent, contient un mot commençant par fusion. 
   
Ces informations liées à un nom d’entreprise ne sont pas, au moins pour le moment, disponibles pour les utilisateurs. Comme il est indiqué à l’écran “Votre requête portera également sur des variantes du nom, des équivalents des noms commerciaux”. Il s’agit donc d’une boîte noire.
   
On aurait bien sûr pu faire la recherche avec le terme “fusion” ; on n’aurait pas retrouvé Acquisitions/Fusions/ Rachats et il y aurait eu deux entreprises en moins.
   
- On peut aussi utiliser les arborescences disponibles dans les catégories d’indexation Industrie, Sujet, Région.
   
A partir des termes d’une première liste, on peut sélectionner différents niveaux de détail ; dans la catégorie Industrie par exemple, on trouve Energie en premier niveau, Pétrole Brut/Gaz naturel en deuxième niveau et Transport par pipe-line en troisième niveau.
   
Dans la catégorie Sujet, on trouve Informations écono-miques puis Indicateur de la performance et, enfin, Produc-tion industrielle.
   
Dans certains cas, l’arborescence peut comporter jusqu’à cinq niveaux.
   
C’est aussi dans la catégorie Sujet que l’on trouve Type de documents, avec 19 choix dont Analyses, Biographies, Classe-ment, Interview, Profil de pays, Tableau...
   
Dans la catégorie Sujet toujours, on trouve des Choix de la rédaction pour 18 marchés verticaux, tels que Alimenta-tion/Boissons/Tabac, Publicité/ Relations publiques ou Energie, sans qu’il soit possible de segmenter davantage.
   
Les articles indexés avec ces termes sont en nombre très limité – une dizaine environ par semaine et par marché – ; ils sont choisis par les responsables éditoriaux de Factiva, qui les considèrent comme incontournables sur le sujet. Il peut s’agir d’articles de fond, d’articles sur les tendances du marché...
   
Les 18 marchés font partie des 30 disponibles (en premier niveau) dans la catégorie Industrie. Pour illustrer la sélectivité du choix de la rédaction, on observe que pour Vêtements/ Textile, on obtient 128 documents sur trois mois et 346 sur un an dans le Choix de la rédaction et, respectivement, 30 233 et 114 571 pour le même choix dans la catégorie Industrie.
   
Une fois que l’on a choisi les termes de l’Intelligent Indexing que l’on voulait utiliser et les opérateurs qui les relient, cette combinaison est croisée par un ET avec la recherche en texte libre.
   
- On peut également, si l’on connaît les préfixes correspondant à chaque type de code et les codes correspondant aux termes d’indexation, intégrer le ou les codes dans l’écran de recherche libre, ce qui donne une plus grande souplesse.
   
On écrira par exemple NS=C31 (C31 est équivalent à Marchés/ Marketing dans les Sujets) ou IN=I2411 (pour Poterie/ Ceramique/Porcelaine dans la catégorie Industrie). Pour identifier les codes à utiliser, on peut partir de documents pertinents, ou bien décharger l’ensemble des codes disponibles à partir de la page en libre accès www.factiva.com.
   
On peut aussi, avec le préfixe DE=, utiliser les mots des différentes indexations présentes (Factiva Intelligent Indexing mais aussi, le cas échéant, des indexations spécifiques à DJI ou RBB, ou encore des indexations créées par le producteur du document) ; on écrira ainsi, par exemple, DE=market share. C’est une possibilité que l’on retrouve aussi chez LexisNexis.
   

AUTRES PARAMETRES

   
Dans la troisième partie se trouve une série de paramètres de la recherche, dont il est possible de définir les valeurs :
   
- la période sur laquelle doit être effectuée la requête. Par défaut, celle-ci est lancée sur les documents des trois derniers mois ;
   
- les sources dans lesquelles doit être effectuée la recherche. La sélection par défaut est “toutes les sources”, mais il est possible, grâce au navigateur de sources, de définir et de mémoriser jusqu’à 25 listes de sources.
   
Pour les définir, on peut les sélectionner dans la liste alphabétique ou s’inspirer des regroupements déjà établis par région, par type ou par langue ;

- les langues dans lesquelles sont écrits les articles, parmi les 22 proposées. Un utilisateur français sélectionnera en général le français et l’anglais ;
   
- la possibilité d’exclure certains types d’informations : les nouvelles republiées (dépêches d’agences ou articles publiés par des publications sœurs), les prix et cotations récurrents (cours d’actions, taux de change..), les notices nécrologiques, le sport, les agendas, les recettes de cuisine...
Cette possibilité n’est offerte que pour les documents publiés après février 2001 ;
   
- la possibilité de rechercher en texte libre dans l’article complet, dans le titre, dans le titre et le premier paragraphe, sur le nom de l’auteur ou encore les descripteurs. Il est également possible de définir sa propre combinaison de champs ;
   
- l’ordre d’affichage des résultats.

Par défaut, les plus récents sont en tête. On peut aussi choisir le plus ancien d’abord ou la pertinence décroissante.

On aura défini au préalable, grâce aux préférences, dans quels types de sources la recherche doit être effectuée : publications, photos, sites Web ou rapports de sociétés.
   
Le plus commode nous paraît de définir “Toutes les sources” comme source par défaut, puisque l’on peut également demander que les résultats des publications apparaissent en premier.
Si l’on veut les résultats issus d’un autre type de source, il suffit de cliquer, dans la page de résultats, sur Photos, Sites Web ou Rapports de sociétés.
   

LES SOURCES D’INFORMATION DE FACTIVA

   
LES PUBLICATIONS
   
Le fonds le plus classique est constitué par près de 8 000 publications, et correspond sensiblement à la réunion des fonds de RBB et DJI. Pour comparaison, Dialog annonçait, en juillet 2001, des informations issues de 5 500 publications de type économique et LexisNexis annonce 23 900 sources d’actualité.
Les publications (en 22 langues) de Factiva proviennent de 118 pays. Elles se répartissent en :
   
- plus de 1 000 journaux, dont le Wall Street Journal, le South China Morning Post, The Times, El Pais, Le Monde, Australian Financial Review, Süddeutsche Zeitung et des journaux locaux du monde entier ;
   
- plus de 6 500 magazines, revues économiques et professionnelles dont The Economist, Finanz & Wirtschaft, Satellite News, ComputerWorld, Oil & Gas Journal, etc.
   
- plus de 270 agences de presse : Dow Jones et Reuters bien sûr, mais aussi Associated Press, PR Newswire, M2 Presswire et des agences de presse régionales et spécialisées ;
   
- plus de 160 programmes média : transcriptions de la BBC, de CNN, ABC, CBS, NBC, Fox et d’autres chaînes ;
   
- une sélection des rapports Multex et des Hoover’s Company Profiles (que l’on obtient avec SC=REFPRE, SC étant l’abréviation de Source Code) ainsi que des Hoover’s Company Capsules (obtenus avec SC=HOOVC).
   
En revanche, les contenus qualifiés de “Premium”, tels que les rapports Investext ou les études de marché de MarkIntel, ne sont pas encore disponibles.
   
Pour les publications, les résultats se présentent sous la forme d’une série numérotée d’extraits avec le titre de l’article, le nom de la source et la date ainsi que le nombre de mots, puis deux ou trois lignes du début de l’article.
   
Le nombre d’articles par page est paramétrable (10, 20, 30, 40, 50 ou 100). Dans les formats gratuits, LexisNexis donne aussi la référence bibliographique complète mais pas Dialog, qui ne donne que le titre et l’année de publication (pas la source ni la date précise).
   
Il est ensuite possible de visualiser son choix d’articles avec le format initial plus les mots dans leur contexte (KWIC), l’article en entier avec ou sans l’indexation, le titre, le premier paragraphe et l’indexation, ou enfin un choix personnalisé de champs.
   
On regrettera qu’après la visualisation d’un article, le paramétrage revienne à “article entier” au lieu de rester sur le format choisi. On peut aussi sélectionner en une fois plusieurs articles et leur format de visualisation, puis les enregistrer, les envoyer par mail, les imprimer ou les mettre dans une mallette, pour regrouper les résultats des différentes recherches sur une même question, qui peuvent avoir été effectuées à des moments différents.
   
Une fois que l’on a obtenu les résultats, on peut relancer la recherche avec la fonctionnalité “Afficher plus d’articles comme celui-ci” (More like this en anglais), qui apparaît à la fin de chaque référence dans la première liste de résultats et également à la fin de chaque article complet.
   
Si l’on clique sur cette expression, la recherche est relancée à partir des termes du titre et de la première phrase de l’article.

On peut aussi sélectionner une phrase pertinente de l’article et relancer la requête à partir des termes de cette phrase. Ces possibilités sont offertes également par LexisNexis, mais pas par Dialog.
   
Dans certains cas, une première recherche avec les documents classés par ordre de pertinence décroissante, suivie d’une demande d’afficher “plus d’articles comme celui-ci” sur les premières réponses, peut permettre d’obtenir rapidement une série de documents très pertinents.
   
Sur un autre plan, il n’est pas rare de trouver à la fin de l’article un lien vers le site de la publication, sur lequel il peut être possible d’effectuer des recherches dans les archives.     L’intérêt est que ces archives peuvent remonter plus loin dans le temps que ce qui est disponible sur Factiva.
    A titre d’exemple, les articles du Wisconsin State Journal, qui est l’une des 145 publications prises en compte dans Knight Ridder Tribune Business News, ne sont disponibles dans Factiva que depuis le 1er septembre 1997, alors que sur le site, elles le sont depuis 1989.
   
LES IMAGES
   
Le deuxième fonds est constitué de plus de 750 000 images provenant du Reuters Pictures Service depuis 1994 et 23 000 issues du Knight Ridder Pictures Service depuis 1999, le tout enrichi de 3 000 nouvelles images en moyenne par semaine.
   
LES SITES WEB
   
On peut également effectuer des recherches dans 8 500 sites Web, essentiellement constitués de sites d’entreprises et de sites de publications du monde entier.
   
Le crawler de Factiva.com se connecte quatre fois par jour, rapatrie ce qui est accessible librement et l’indexe, ce qui permet de lancer une requête sur le contenu de ces pages en utilisant la syntaxe de Factiva.
   
En réponse à une recherche on obtient, comme sur un moteur généraliste, le titre, les premières lignes de la page Web, l’adresse du site et la date de mise à jour. On regrette que Factiva n’ait pas choisi d’afficher, comme le fait Google, un extrait pertinent de la page, beaucoup plus explicite que les premières lignes.
   
En cliquant sur le titre, on est connecté à la page sur le Web.     Malheureusement (et logique-ment), il n’est pas possible de visualiser en gras les termes de la requête. On peut alors naviguer librement dans le site et revenir quand on le souhaite sur le site de Factiva.
   
Cette ouverture sur le Web, moins facile à manipuler que la recherche sur les publications, permet néanmoins d’identifier facilement des sites Web pertinents.
   
LES RAPPORTS SUR LES ENTREPRISES
   
La recherche peut, enfin, se faire sur des rapports concernant 20 000 sociétés cotées dans 72 pays.
   
Les informations proviennent de Media General pour les sociétés américaines et canadiennes, World’s Vest pour les autres sociétés et Hoover’s pour les comparaisons.
   
D’une façon plus générale, la recherche d’information sur les entreprises est facilitée et formatée pour une part.
   
On peut ainsi lancer directement une “recherche rapide sur les sociétés”, disponible pour 300 000 entreprises indexées par Factiva, dont les 20 000 sociétés cotées évoquées plus haut.
   
Les informations sont présentées dans différentes zones : contact, cotation, descriptif d’activité, principaux concurrents, rendement industriel, dernières nouvelles, derniers communiqués de presse, derniers articles de revues, images éventuelles ; pour ces quatre derniers types d’information, les cinq documents les plus récents sont présents, les autres — jusqu’à 90 jours — sont disponibles d’un simple clic. Les différents rapports financiers — mais seulement pour les sociétés cotées — sont aussi disponibles d’un simple clic, de même qu’un rapport sur mesure pour lequel on choisit ses rubriques.
   
Pour les sociétés non cotées, il n’y a pas d’informations financières ; il peut même arriver que le tableau soit totalement vierge si aucune information sur cette société n’a été publiée dans les 90 derniers jours. Il faut alors relancer une recherche sur les publications pour obtenir les documents plus anciens.
   
LES VEILLES
   
Il est très facile de mettre en place une veille, soit à partir d’une recherche déjà effectuée, soit directement sur l’écran de recherche de “Piste” (Track en anglais). La plupart des possibilités de recherche sont disponibles, à l’exception de la commande atleast.
   
Par ailleurs, certaines sources et certaines langues (13 sur les 22) ne sont pas “pistables”.
La surveillance commence environ 30 mn après l’envoi de la stratégie d’une “Piste”. Il est possible de mettre en place jusqu’à 25 Pistes.
   
Les résultats apparaissent avec le même format que pour une recherche. Ils peuvent arriver sur la page dédiée aux “Pistes”, propre à chaque utilisateur (que l’on peut, en option, mettre en page d’accueil), ou être envoyés par e-mail, en continu ou une ou deux fois par jour.
   
La troisième page d’accueil possible est baptisée Page d’information. On peut y trouver, en plus des résultats de ses surveillances, des sélections de nouvelles importantes concernant différents secteurs industriels. A partir de cet écran, on peut aussi lancer une recherche sur une entreprise ou chercher des cotations.
   
UNE TARIFICATION FORFAITAIRE
   
La facturation proposée actuellement est uniquement sur une base forfaitaire.
   
Pour un ensemble de un à cinq utilisateurs, le forfait à l’usage est au minimum de 560 € par mois, révisable tous les trimestres selon les consommations. Pour les grands comptes, le seul paramètre est le nombre d’utilisateurs ; pour 50, le prix est de 8 475 € par mois, soit 169 € par utilisateur et par mois ; pour 1 000 utilisateurs, il est de 40 680 € par mois, soit 40,68 € par utilisateur et par mois.
   
Les abonnés RBB bénéficieront d’une phase transitoire adaptée. Il n’est pas prévu à court terme de facturation “pay as you go” (à la concommation).
   
UN OLIGOPOLE

Factiva.com est un service très intéressant qui propose, sur une seule interface, une multitude de possibilités de recherche, simples ou complexes, dans un fonds très étendu, tant pour le professionnel de l’information que pour l’utilisateur final.
C’est une option différente de celles de Dialog et de LexisNexis, qui offrent plusieurs interfaces donnant accès à tout ou partie de leurs fonds. L’offre d’information business internationale, de dimension significative, est donc désormais constituée d’un oligopole, Factiva se trouvant en concurrence frontale avec LexisNexis et Dialog, d’autant que ce dernier annonce pour les prochaines semaines le lancement d’une base regroupant tous les titres de presse, qui sera accessible sur ses trois plate-formes (Dialog, DataStar et Profound).
   

FACTIVA.COM

POINTS FORTS
- Large couverture mondiale
- Interface multi-possibilités
- Recherche non limitée aux publications
- Recherche sur les entreprises facilitée
- Système d’alerte bien conçu   
   
POINTS FAIBLES
- Un nombre non négligeable d’erreurs d’indexation
- Pas de reprise de la combinaison des étapes de DJI -> recherche en une seule étape
- Pas de contrat pay as you go (pour le moment) en France
- Une révision approfondie des messages de l’interface en français est nécessaire




 

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