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Bases, Numéro de Mars 2002 - n°181 Fourniture d'informations : modèles économiques |
Auteur : Madeleine Wolff-Terroine |
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La fourniture d’informations sur Internet, son économie… Qui
pourrait aborder ce sujet sans évoquer les souvenirs tellement
proches de ces dernières années : une nouvelle ruée vers l’or ? une
hallucination collective ? Etait-ce un mal ?
Remontons-nous la pente ? Pour Le Monde (26 mars 2002), “au milieu du naufrage de nombreux sites de commerce en ligne, quelques-uns ont réussi à résister ; ils enregistrent des résultats positifs grâce à un modèle original et une gestion rigoureuse”. Newsweek (22 mars 2002) se montre encore plus radical : “The dot-com collapse may have been a disaster for Wall Street, but here in Silicon Valley, it was a blessing. It was the welcome end to an abnormal condition that very nearly destroyed the area in a overabundance of success… Failure is the best medicine !” Mais il n’y a pas que des sites commerciaux, ou des sites marchands. Que savons-nous sur les modèles économiques suivis par les sites fournissant de l’information ? Le GFII, avec son groupe Economie de l’information, s’est penché sur ce problème, et ce sont les conclusions de son travail, intégrant les résultats d’une journée d’étude, qui nous valent un copieux et intéressant rapport (112 pages). Mais peut-on traiter un tel problème in abstracto ? Le GFII a très bien compris que non, et replace la fourniture d’information et ses modèles économiques dans son contexte historique et organisationnel. Quelle qu’ait été la mégalomanie des prévisions anciennes, il n’en reste pas moins qu’Internet est un marché à fort potentiel. Les chiffres donnés par le GFII l’illustrent bien (encore ces valeurs datent-elles de fin 2000 ; les statistiques plus récentes montrent que la croissance se poursuit) : la France, au 11ème rang dans le monde quant au nombre de netsurfers, au 11ème rang également quant au pourcentage de la population connectée à Internet, voit de moins en moins croître le nombre d’internautes ; ils seront 17 millions en avril 2002. Même si l’expérience nous incite à la prudence et à une certaine minoration, les prévisions sur le poids du e-commerce dans le monde jusqu’à 2005 restent assez impressionnantes, malgré un ralentissement de la croissance après 2002. LE MARCHE DE L'INFORMATION ELECTRONIQUE PROFESSIONNELLEEn 1999, le marché de l’information électronique professionnelle (IEP) atteint 802 millions d’euros pour les seules ventes d’information (Michel Vajou). On pense alors que ce chiffre atteindra 1 120 millions d’euros en 2001. Et si l’on regarde la part prise par les différents modes de diffusion (Internet, cédéroms, Télétel, ASCII), on voit, comme l’on pouvait s’y attendre, que l’Internet croît aux dépens des autres canaux. Il faut reconnaître que cette croissance est due en partie à la place importante occupée par l’information numérique. Si son importance est connue depuis longtemps dans le secteur financier, son rôle s’accroît en météorologie, en géographie avec ces innombrables facettes, en CAO, en modélisation économique... On remarque d’ailleurs que tous les grands serveurs, utilisateurs traditionnels de l’ASCII, offrent aujourd’hui un accès Internet à leur fonds, les deux accès pouvant coexister. Donc, si un tiers environ des recettes de l’Internet se fait au détriment (cannibalisation) de la diffusion en modes ASCII et Télétel, les deux tiers restants proviennent de la croissance propre d’Internet. Sur le plan européen, avec 1 121 millions d’euros en 2001, la France est le troisième marché pour l’IEP, presque égale à l’Allemagne, mais très éloignée du Royaume-Uni (2 850 millions d’euros). LES FREINSDifférents facteurs freinent le développement du marché. Si le taux d’équipement a fait de notables progrès en 2001 et au cours des premiers mois de 2002, la vitesse des réseaux laisse encore à désirer : la majorité des utilisateurs non professionnels n’ont pas d’accès au câble ou à l’ADSL, trop cher pour eux. Ne parlons pas de la sécurisation des paiements : pour les vendeurs, la mise en place de l’infrastructure nécessaire représente un investissement très onéreux ; les consommateurs potentiels hésitent pour leur part à donner leur numéro de carte bancaire. Cela n’est d’ailleurs pas un phénomène purement hexagonal ; si 41 % des Français hésitent à le faire, cette crainte est partagée par 36 % des Anglais, 29 % des Canadiens, et même 20 % des Américains. On nous annonce aujourd’hui avoir trouvé une parade à la fraude à la carte bancaire sur Internet, mais une fixation psychologique s’est développée à cet égard ; il faudra sans doute un moment avant de la résorber. CONDITIONS D'UN DEVELOPPEMENTSi l’on veut que le marché de l’IEP se développe, il faut qu’une relation de confiance puisse s’établir entre l’offreur de services et ses clients potentiels. Plusieurs aspects doivent être couverts : - la sécurité des paiements ; - la protection des droits privés de l’internaute ; nous sommes en France assez bien protégés par la CNIL ; aux Etats-Unis, 60 % des Américains pensent que le fait d’être répertorié dans des bases de données en ligne est une menace pour leur vie privée. Il faut reconnaître que la présence de cookies, Webbugs et autres sur son disque est exaspérante. Charlotte Pitrat, Commissaire du gouvernement auprès de la CNIL, n’est pas optimiste : “La protection de la vie privée va devenir un marché. Devant les abus, les internautes vont payer pour protéger leur vie privée”, en achetant des logiciels qui leur garantiront l’anonymat ou permettront d’éliminer aisément les cookies. UNE DEONTOLOGIE DES CONTENUS ET DES SERVICESCe point essentiel n’est dans certains domaines que très mal respecté. Dans le secteur de la santé, les charlatans s’en donnent à cœur joie. Bien sûr, il existe deux ou trois organismes internationaux qui attribuent un label de qualité dans le secteur santé, mais la plupart des internautes l’ignore. D’où l’idée d’un e-label, d’une certification qui se développe de plus en plus et dont le GFII nous donne de nombreux exemples et une typologie. Restent les problèmes liés à la propriété intellectuelle : on en a de nombreux échos dans la presse, en particulier quand il s’agit de musique. Mais parmi les données professionnelles sur le Net, il faut compter avec les données publiques, dont nous parlerons plus longue-ment, toujours d’ailleurs dans le cadre du GFII, dans un prochain numéro de Bases. LES PRODUCTEURS / DIFFUSEURS L’étude du GFII essaye ensuite de différencier les producteurs / diffuseurs : les diffuseurs d’information structurée, qui maîtrisent sur le Net leur circuit de distribution. On a donc un accès contrôlé à un centre serveur protégé : c’est là que l’on trouve le Web invisible avec Dialog, STN... - les diffuseurs d’information non structurée, du type agrégateurs ou aspirateurs ; - les diffuseurs mixtes. LES DIFFERENTS MARCHESMais on pourrait aussi différencier les distributeurs par type de plate-forme. Les uns présentent simplement une vitrine, les autres sont rémunérés par la publicité, d’autres proposent un portail — promotion d’une profession par exemple —, sans oublier les intranets. En matière de consommation, le rapport passe rapidement du B to B bien connu au B to C (consumer) et au peut-être futur P to P (peer to peer). Dans ce dernier cas, les disques durs deviennent des réservoirs de données, chaque détenteur de machines pourra puiser dans les ressources disponibles, et en offrir en échange. Il y a là une idée très intéressante, permettant dans un cadre plus ou moins large une mutualisation des connaissances. Par ce biais, on revient ainsi aux idées qui ont présidé au développement initial d’Internet : gratuité ou troc et autogestion. Cela nous ramène par un autre biais à l’interopérabilité des systèmes, un des objectifs majeurs des équipes travaillant dans ce que l’on nomme le “semantic Web”. LES MODELES ECONOMIQUESAyant précisé les conditions et les types de production, on en arrive aux modèles économiques de ces systèmes. L’approche du groupe de travail du GFII a été très pragmatique : identification des paramètres à étudier, élaboration d’une grille d’analyse, puis étude et analyse d’entreprises emblématiques dans le secteur de l’information professionnelle. On regrette ici de ne pas avoir la liste des sites analysés, ni même simplement leur nombre. Il est intéressant de noter que l’une des raisons invoquées pour expliquer cette absence est l’obsolescence de nombreuses fiches d’analyse, l’étude ayant débuté en 2000 ; ceci montre une fois de plus, s’il en était besoin, que notre monde Internet est encore très peu stabilisé. Quoiqu’il en soit, les paramètres permettant de décrire les modèles économiques ont été : - le caractère gratuit ou payant de l’information ; - la nature de la relation entre l’opérateur du site et l’internaute ; - le type d’information : financier, scientifique, juri-dique... ; - le niveau de traitement de l’information : tout est-il fait par le gestionnaire du site ? intègre-t-il d’une manière ou d’une autre des sources extérieures ? - le degré d’enrichissement de l’information ; ce point est envisagé d’une façon très large, car il couvre aussi bien le contenu en lui-même que le logiciel ou l’adaptation à un type de public précis ; - la “qualité” du service d’avant et d’après-vente : marketing personnalisé, profilage des internautes... Il y a bien évidemment des modèles gratuits et d’autres payants ; mais peu de sites sont purs et beaucoup présentent une combinaison de modèles. LES MODELES GRATUITSLors du dernier salon Online de Londres, les représentants des grands éditeurs scientifiques de langue anglaise avaient lancé une diatribe contre l’idée de la gratuité règnant chez les internautes (voir Bases n°177), ce qui nous avait paru un peu obsolète. Il semble que non, car le GFII nous rappelle, au cas où nous n’en serions point convaincu, que l’information à valeur ajoutée est très onéreuse. Si l’opérateur ne vend pas son produit, c’est qu’il considère son site comme un instrument de marketing/publicité/promotion, ou bien qu’il cherche différentes sources de rémunération. Quand l’opérateur finance lui-même un site, cela donne les sites “vitrines” que proposent de nombreuses entreprises. Mais souvent s’y ajoutent des informations à forte valeur ajoutée. Ainsi, des laboratoires pharmaceutiques tels que Aventis ou Bayer France proposent-ils des actualités sur la littérature scientifique, avec des résumés de très haut niveau. Dans ce même cadre, rentre ce que cette étude baptise “information produit d’appel” : un organisme met sur son site des informations qui n’ont pas un rapport immédiat avec sa propre activité, mais qui peuvent toucher fortement des clients potentiels. Le GFII cite l’exemple de Stanford University Press, qui met en ligne gratuitement plus de 250 périodiques ; interrogés par nous à Londres sur les bénéfices financiers de l’entreprise, leur réponse avait été claire. Le bénéfice était nul, mais Stanford veut être présent, connu par les sociétés savantes et ainsi amener ces dernières à utiliser dans un deuxième temps ses services. Autre source de financement : la publicité ; ce mode de financement, connu de tous, est aléatoire ; toute la presse a parlé des problèmes de Yahoo!, Nomade et autres. Le modèle associatif peut être choisi par une association professionnelle, politique, ou savante ; c’est au fond un modèle très voisin du site vitrine décrit plus haut. Là aussi, on trouve souvent du contenu à forte valeur ajoutée. Seule réelle différence avec les sites vitrines classiques, le recours très fréquent au mécénat. Mais l’Etat finance également des sites avec vocation de service public. Ces sites mettent (ou doivent mettre) à la disposition du citoyen : - le patrimoine informationnel de l’Etat ; - les informations citoyennes destinées à l’exercice de nos droits et devoirs, à la défense d’intérêts sociaux... Il y a là un problème complexe de relation entre le secteur privé et le secteur public. Rappelons pour mémoire les mésaventures d’Adminet, sans oublier les données météorologiques et le procès fait pour leur usage par le secteur privé. Pour montrer la difficulté de ce type de relation, le GFII prend l’exemple de PubScience qui, lancé par l’OSTI (Office of Scientific and Technical Information), permet d’accéder gratuitement aux citations des références publiées dans plus de 1 500 périodiques scientifiques. C’est donc une concurrence directe pour des services commerciaux comme les Current Contents ou autres bases du groupe Thomson. Les grands éditeurs ont attiré l’attention du Congrès sur le fait que ce type de service était déjà couvert par l’industrie privée. Résultat : le Congrès recom-mande une réduction drastique du budget de l’OSTI. Et cela recommence avec la base de preprints PubMed, que veut développer la National Library of Medecine. Comme on le voit, il n’y a pas qu’en France que les rapports secteur public / secteur privé ne sont pas évidents quand il s’agit de fourniture d’information. D’autres modèles peuvent encore être identifiés : - le modèle de financement par fichiers ; un exemple en est le JournalduNet, qui diffuse ses informations par e-mail. Les adresses sont utilisées pour faire de la promotion pour les séminaires du Benchmark Group. On en trouve une variante dans des sites à très forte valeur ajoutée réalisés par l’industrie pharmaceutique ; ils sont gratuits, mais pour y accéder, il faut indiquer ses coordonnées, sa spécialité, son mode d’exercice... Le laboratoire a ainsi un fichier de prescripteurs potentiels ; - le financement par l’émetteur de l’information. Dans ce modèle, on paye pour être présent sur un site. C’est le cas de la notation @rating de la Coface ; cette notation correspond à une étude macro-économique faite par la Coface. L’entreprise qui désire être “notée” pour apparaître sur le site doit alors payer (600 € par an). Le CSTB sur son portail Interbat procède de même avec les professionnels du bâtiment ; - le modèle coopératif, avec mutualisation des moyens, pour des raisons aussi bien techniques que financières, est encore peu représenté ; - reste bien sûr le financement par l’apport de capitaux. Après les drames de l’an 2000, que deviendront les nouveaux acteurs restant encore présents sur le marché... et qui seront bien forcés de faire à nouveau appel à des capitaux ? LES MODELES MARCHANDSLe mode le plus simple et le plus courant est la classique vente d’informations à l’internaute. Des modes de tarification divers sont présents et plusieurs peuvent coexister sur un même site : le paiement à l’acte, à l’abonnement, au forfait mensuel ou annuel, à la durée, à la CPU (personnellement, nous n’en voyons pas d’exemple, mais ce mode, autrefois pratiqué par des systèmes permettant de faire des calculs complexes, est affirmé par le GFII, malheureusement sans exemple à l’appui). Comme vendeur d’informations à l’internaute, Dialog est connu de tous, avec ses diverses tarifications et ses modifications de politiques tarifaires fréquentes, la dernière datant d’il y a deux mois. Autre exemple : Digital Business Globe diffuse, moyennant un abonnement payant, des informations quotidiennes dans le domaine des affaires. On pourrait sans doute ranger dans la même catégorie des sites tels que Infotrieve qui, ayant numérisé des centaines de milliers d’articles scientifiques, en vend la reproduction. On peut aussi vendre ses informations à des sites. Pour le GFII, la vente à un intranet représente un modèle bien spécifique, alors que ceci nous paraît plutôt représenter un cas particulier du modèle précédent. La vente n’est plus faite à un internaute, mais à un groupe organisé en réseau, avec des modalités de tarification différentes (nombre de postes reliés au réseau par exemple). On en a encore un modèle avec Pressed de L’Européenne de Données. Etant donné le développement des portails internes, il y a là des possibilités intéressantes pour les fournisseurs d’informations. Mais on peut aussi envisager d’autres modèles, deux fournisseurs s’associant ou coopérant pour donner à l’utilisateur final une information plus détaillée. Traduit en jargon de e-commerce, il s’agit de relations B to B for C. Un bon exemple en est Dalloz, s’associant avec Cadres Online pour développer un service d’emploi pour les juristes. Autre exemple : la syndication. Un syndicateur “est un intermédiaire chargé, par les éditeurs de presse essentiellement, de la commercialisation sur le marché Internet de leurs produits éditoriaux”. L’exemple choisi par le GFII est celui de Screaming Media. Cet exemple est-il démonstratif ? Au 20 juillet 2001 en effet, Screaming Media avait perdu 75 % de ses clients (sites Internet éditoriaux) et se reconvertissait dans le B to B. Est-ce simplement la crise des dot.com ou est-ce le modèle économique qu’il faut incriminer ? En attendant, sans vouloir imiter le défenseur du Roquefort, nous aimerions bien quelques exemples non-américains pour tous les cas de figure... OPPORTUNITES POUR L'INDUSTRIE DE L'INFORMATIONIl y a indiscutablement des opportunités intéressantes de développement pour l’industrie française : - la création de services intégrant des sources d’information en ligne hétérogènes, mais relevant du même domaine, sous différentes facettes (Yahoo) ; cela demande néanmoins des investissements importants sur les méta- données et les bases de liens ; - la création de moteurs/ annuaires spécialisés ; - la réalisation de plates-formes d’agrégation d’information ; - la création de tiers de confiance informationnels, domaine qui semble promu à un grand développement, qu’il s’agisse de données financières ou géographiques. Parmi les recommandations faites par le GFII, nous retiendrons en particulier celle destinée aux développeurs de logiciels, afin “d’améliorer la lisibilité pour les utilisateurs des avantages apportés par leur solution”. Il faut reconnaître, en effet, que les utilisateurs sont souvent perplexes devant les mérites comparés de tel ou tel logiciel et que, par suite d’une mauvaise lisibilité, le choix final se fait plus par une recommandation de bouche à oreille que par la seule description du producteur ! Dans ce qui est demandé aux pouvoirs publics et les projets exposés par ces mêmes pouvoirs publics, on est un peu sidéré par l’absence de propositions de création ou de soutien de ces bases de données importantes en toutes disciplines, mais qui ne seront jamais rentables. On a l’impression, dix ou quinze ans plus tard, de revenir au rapport Mayer demandant à la Commission de l’Union Européenne de déplacer un peu son attention et ses crédits du contenant et du matériel au contenu. L’exemple du Royaume-Uni et de son réseau RDN (Bases n°178) devrait être médité, si l’on veut favoriser l’usage professionnel de l’Internet par les générations montantes. Si la tonalité générale de ce rapport est optimiste, allant au-delà des seules considérations économiques, J-D Gauden, directeur du CFCE, touche aux problèmes de fond : “L’appropriation privée du savoir, des biens informationnels et, en corollaire, le risque de renchérissement des coûts d’accès, pose assurément des problèmes de développement et d’éthique, qui vont au-delà des défis auxquels les industriels de l’information sont confrontés. Mais ceux-ci ne peuvent être indifférents”. En tant que citoyens, nous ajouterions volontiers “ne doivent pas y être indifférents”. Producteurs ou utilisateurs liront donc avec profit l’étude du GFII ; elle leur donnera matière à réflexion. “Les modèles économiques de la fourniture d’information sur Internet” - Groupe de travail Economie de l’Information 40 euros ; 50 euros pour les non-membres du GFII GFII - Tél.: 01 43 72 96 52 Fax : 01 43 72 56 04 |
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