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Bases, Numéro de Décembre 2002 - n°189 Petit tour du salon Online 2002 |
Auteur : Madeleine Wolff-Terroine |
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Certes, Online n’a plus son aspect triomphal, la foule se pressant
dans le hall à l’étage des conférences, les queues interminables au
vestiaire, les deux étages pour les stands des exposants... Mais
Online a surtout changé de caractère.
Résumons ce changement en deux mots : moins de produits d’informations et plus de “services”. Si les grands sont toujours là – Thomson et ses épigones, FIZ et STN, LexisNexis…–, ils nous présentent dans l’ensemble des améliorations et des compléments à des produits déjà existants. Dans le domaine des services en revanche, on remarque de nombreuses nouveautés. DE NOUVELLES TECHNOLOGIES EDITORIALESPlusieurs offres de technologies éditoriales font ainsi leur apparition. Mais attention, on ne s’adresse plus aux PME-PMI désireuses d’avoir des outils simples permettant la publication sur le Web. Ces nouvelles technologies s’adressent à de très grandes organisations et de très grands éditeurs ; elles prennent en charge tous les aspects informatiques de l’édition prise dans son sens le plus large (outils de gestion des flux des tâches, présence d’un moteur de recherche)... Le coût et la sophistication de ces services expliquent leur utilisation par les seuls grands comptes. Ainsi, le package Next Page est utilisé par Elsevier, Wolters-Kluwer, Thomson Publishing et par des acteurs financiers tels que KPMG. Aries de son côté – dont on avait déjà apprécié les interfaces de consultation sur ses cédéroms –, s’est spécialisé dans les outils de production éditoriale de périodiques. Dans le même ordre d’idée, il faut signaler l’offre d’Extenza. Contrairement aux précédentes, cette filiale de Swets propose une externalisation totale des tâches éditoriales, jusqu’à la gestion du marketing et des abonnements. Les services aux éditeurs sont aussi en tête chez MetaPress (filiale d’Ebsco) et chez Innodator ou NStein ; les prestations de ces trois dernières sociétés s’adressent cette fois-ci à des éditeurs moyens, voire petits. DES PRESTATAIRES POUR L'ACCES AUX DOCUMENTS PRIMAIRESAutre nouveauté : de nouveaux prestataires de service pour l’accès aux documents primaires. On s’attendait à voir une décroissance de ce type de service, vu le développement des publications disponibles sur Internet. Eh bien, c’est le contraire qui se produit. Infotrieve – société américaine dont nous avions signalé, il y a deux ans, l’apparition au Online – est aujourd’hui devenu un “grand” dans la fourniture du document primaire ; outre une base de 22 millions de citations et 10 millions de résumés provenant de plus de 35 000 périodiques, il est maintenant équipé d’Ariel. L’ensemble de ces données forme ainsi une base d’articles interrogeables ; les tests auxquels nous avons procédé nous ont montré sa richesse. Devant le succès, Infotrieve a ouvert un bureau en Allemagne pour servir les utilisateurs européens et africains. On notera un surcroît important pour l’envoi par fax, 1 euro par page et la possibilité de payer à l’article vu, sans dépôt initial. Pour rester du même côté de l’Atlantique, un grand stand présentait l’Institut canadien de l’information scientifique et technique (ICIST) et ses prestations. Là encore, on trouve une base importante de 15 millions d’articles provenant de 17 000 revues. Il est possible d’élaborer son profil pour obtenir par courrier l’annonce de nouveaux articles parus dans son domaine. A cela s’ajoutent plus de 700 000 livres et documents de littérature grise ; on notera que l’Icist (Cisti) prête ses livres. Pour répondre aux demandes, au-delà de son fonds propre, l’Icist a des collaborations avec des organismes canadiens ou étrangers (Inist, British Library, Istic en Chine…). Toujours dans le même domaine, on a pu découvrir un nouveau venu au Online : Subito Document Delivery Service. Cet organisme allemand, subventionné par le Ministère fédéral de l’éducation et de la recherche, repose essentiellement sur les catalogues de cinq bibliothèques allemandes et sur un réseau de collaboration avec 27 bibliothèques allemandes, autrichiennes et suisses. Une base d’articles permet une recherche depuis 1992. Une base de périodiques avec un million de titres est utilisée pour localiser le périodique voulu ; la base de livres compte 70 millions de titres. Là encore, les livres peuvent être empruntés. Si vous voulez en savoir plus, tous les détails et explications sont très bien présentés, en français, sur le site. Toujours en Allemagne, mais dans le domaine plus restreint des sciences et technologies, le Fiz de Karlsruhe (donc STN) a conclu un accord avec la bibliothèque de l’université de Hanovre (université consacrée aux technologies). Une plate-forme intégrée, Getinfo, permet l’accès à tous les documents disponibles sous forme électronique : la littérature grise, les tables des matières des revues électroniques et le catalogue de la bibliothèque de l’université de Hanovre. La possibilité du pay-per-view avec des tarifs dépendant des éditeurs est particulièrement étudiée. Si les prestations de ces organismes sont à peu près identiques, leurs tarifs ne le sont pas. L’utilisateur avisé aura donc tout intérêt à faire son choix définitif d’un fournisseur en fonction de la nature du document requis, du mode de transmission, de l’inclusion ou non du copyright dans le prix initial, de sa propre localisation géographique… Comme nous le disions plus haut, il y a peu de produits radicalement nouveaux, mais de nombreux producteurs essayent de tirer parti des masses de données qu’ils possèdent, souvent en leur ajoutant des logiciels d’application. ISI en donne un bon exemple. DES PORTAILS D'INFORMATIONL’année dernière, ISI nous avait déjà présenté ISI Web of Knowledge : cette plate-forme permet par une interface unique d’interroger un ensemble de bases comprenant bien évidemment les Current Contents et les Citation Index, mais aussi Derwent Innovation Index, Biosis Previews, Chemical Abstracts et Inspec. A cela, s’ajoutent cette année trois logiciels permettant à chacun d’organiser son propre fichier bibliographique, avec le choix entre EndNote, Procite et Reference Manager. Mais l’addition la plus importante cette année est celle de ISI Essential Science Indicators. A partir du même fonds de données, soit dix millions d’articles de plus de 8 500 revues couvrant les sciences sociales, économiques comme les sciences exactes, ce nouvel outil met à la disposition du chercheur des logiciels de dénombrement et de classement, permettant une analyse complexe de la documentation scientifique. On peut ainsi analyser la performance de recherche d’un organisme, d’un pays, d’une publication, identifier les tendances scientifiques, faire des classements par thème de recherche, voir l’impact d’un travail, tout ceci étant relié à un service de fourniture des documents. Donc, un outil de premier ordre pour décideurs et chercheurs. Biosis quant à lui, avec ses données et la compétence de ses experts, a créé le portail Biology Browser, qui couvre toutes les sciences biologiques. Il contient plus de 12 000 liens et il est prévu d’en ajouter 5 000 autres cette année. Ces adresses sont une sélection, elles ont en effet toutes été testées par les experts biologistes de Biosis. Biosis compte beaucoup sur l’efficacité de ses différents forums d’utilisateurs pour augmenter la quantité et la qualité des liens proposés par ce nouveau portail. Parmi les nouveautés, on notera la présence de plusieurs outils de datamining et, de façon plus générale, d’analyse et de visualisation, tels que Omniviz de Batelle, Derwent Analytics avec Vantage Point ou Databeacon (Canada), nouveau lui aussi à Londres ; il présente des tableaux statistiques obtenus à partir de bases textuelles non structurées. Des nouveautés intéressantes aussi chez Cambridge Scientific Abstracts, STN et MicroPatent (qui n’est plus du tout “micro”) ; elles seront abordées avec plus de détails dans nos prochains numéros. Et pour terminer, on commentera deux curiosités : - apparition pour la première fois de l’art au Online : la National Information Services Corporation proposait les trois grands répertoires musicaux, avec plus d’un million de documents : RISM, qui couvre les sources manuscrites ou imprimées avec plus de 500 000 incipits cherchables ; RIPM, index des articles et des périodiques musicaux et RILM, plus connu en France sous son nom de Répertoire international de la littérature musicale et qui couvre l’époque contemporaine. Il nous arrive au Online par le biais des Etats-Unis, mais c’est une création européenne (ce que semblaient totalement ignorer les présentateurs de ce stand !) ; - autre curiosité, que nous a présentée la British Library : un manuscrit médiéval (virtuel, évidemment) que du bout de son doigt, mis sur l’écran, le lecteur peut feuilleter, en en tournant les pages. C’est tout à fait spectaculaire. La British Library, qui a obtenu un prix pour cette réalisation, recommande l’implantation du logiciel nécessaire à toutes les bibliothèques ayant ou non des livres “spectaculaires”. Et maintenant, jusqu’au revoir, au prochain Online, avec peut-être un arrêt en cours de route pour le salon de l’information numérique à Paris, avec i-expo. INFORMATIONS :- Infotrieve : www.infotrieve.com - ICIST : www.chre.ca/icist - Subito : www.subito-doc.com - Getinfo : www.getinfo-doc.de - ISI : www.isiwebofknowledge.com - Omniviz : www.onmiviz.com - Derwent Analytics : www.derwent.com/analytics - Databeacon : www.databeacon.com - Musique : www.nisc.com/Music - British Library Turningthe Pages : www.bl-uk/collections/treasures/digitisation.html |
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