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Bases, Numéro de Décembre 2002 - n°189 Questel.Orbit : la poussée de Pluspat |
Auteur : François Libmann |
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Questel.Orbit a lancé Pluspat en septembre 2000, dans la droite
ligne de son recentrage sur le domaine de la propriété
intellectuelle, en particulier les brevets et les marques.
Rappelons que Pluspat est réalisé essentiellement à partir du fichier DOCDB de l’OEB (Office Européen des Brevets). Sur un plan stratégique, Pluspat constitue, beaucoup plus qu’Inpadoc, une alternative dans certains cas, ou un complément dans d’autres, a l’incontournable World Patents Index de Derwent. C’est ce que semblent comprendre un nombre croissant de spécialistes de l’information brevet qui, pour certaines recherches, utilisent maintenant Pluspat au lieu de World Patents Index. Ce faisant, ils contribuent à l’objectif de réduction des coûts, actuellement affiché par la plupart des grandes entreprises. Pluspat est, en effet, significativement moins cher que World Patents Index. Même si les titres, les différentes informations complémentaires et l’indexation spécifique fournies par Derwent ont une forte valeur ajoutée que n’a pas Pluspat, il est clair que cette valeur ajoutée n’est pas indispensable dans toutes les problématiques. De même, si World Patents Index est d’excellente qualité dans le domaine de la chimie, couplée éventuellement avec les résumés de Chemical Abstracts sur STN, les chimistes eux-mêmes font parfois des recherches hors de la chimie, ou sur des déposants et des familles de brevets ; Pluspat peut être pour cela un bon outil. De toutes les façons, on comprendra la motivation de Questel.Orbit pour le développement de Pluspat, quand on sait que Derwent demande des royalties très élevées, alors qu’elles sont très faibles pour Pluspat, l’OEB ayant pour politique de vendre ses produits au coût marginal. Même si World Patents Index reste incontournable, et demeure bien sûr sur Questel. Orbit, Pluspat s’avère plus intéressant pour le serveur, même s’il consent des prix attractifs à ses clients pour l’usage de cette base. Parmi les améliorations récentes de Pluspat, on pourra noter que la recherche des brevets citants et cités, qui est effectuée grâce aux commandes simples CITF et CITB (voir Bases n°185 - juillet/août 2002) sur les rapports de recherche des brevets US, européens, PCT et français, va s’étendre aux brevets anglais. Sur Dialog et STN, la banque de données Derwent Patents Citation Index (DPCI) effectue ce type de requête, sur les rapports de recherche des brevets US, européens, PCT, allemands, anglais et japonais. Pluspat projette par ailleurs d’améliorer significativement le contenu des références des documents de littérature (non brevet), utilisés par les examinateurs de l’OEB pour réaliser les rapports de recherche. Ces 4,5 millions de documents, que l’on trouve avec XP dans le code pays, sont en effet actuellement totalement inutilisables. Il n’y a en particulier ni titre, ni référence bibliographique. Cet intérêt pour Pluspat était très sensible au Online, comme l’a souligné Hervé Aubry, le directeur commercial, confirmant ainsi la percée de ce produit. Même les concurrents, nous a-t-il dit, regardent autrement Questel.Orbit, qui avait d’ailleurs rejoint cette année l’îlot des exposants français aux côtés de l’INPI, témoignant ainsi de l’apaisement de leurs relations. Parmi les autres nouveautés, on notera la nouvelle interface de QPat, ainsi que l’intégration dans ce produit de la demande de copie de brevets proposée par MineSoft, partenaire anglais de longue date de Questel. Orbit. QPat devient aussi dans certaines grandes entreprises le produit proposé aux ingénieurs de R&D par les spécialistes brevets qui, eux, utilisent Questel. Orbit. Parmi les nouveautés récentes, on rappellera la mise à disposition de la banque de données sur les noms de domaine, accessible via trademarkexplorer.com et fr, dont nous reparlerons. Quant aux annonces concernant les prochains lancements, on signalera le texte intégral des brevets PCT et des brevets français, ainsi que la prochaine mise à disposition d’une recherche de similitude sur les banques de données marques. Par ailleurs, dans la logique de sa spécialisation sur la propriété intellectuelle, plusieurs bases, très peu interrogées, ne sont plus disponibles au 1er janvier 2003 : les quotidiens Le Monde et La Croix et quatre bases de type scientifique et technique : World Ceramic Abstracts, World Surface Coating Abstracts, Pira et Eventline. Un autre élément intéressant dans l’offre de Questel.Orbit est le concept de “full service”, comme le souligne son PDG Jean Besson, qui positionne Questel.Orbit comme un prestataire de service et non comme un simple serveur. Une application de ce concept est la fonction PLUS, qui permet d’ajouter à un document issu d’une base de données des éléments issus d’une autre, par exemple le titre issu de World Patents Index rajouté à une référence de Pluspat contenant le titre du brevet, en général beaucoup moins informatif. La fonction LEGAL, qui permet d’ajouter à une référence de brevet ou de famille de brevets toutes les informations sur la vie juridique du/des brevet(s), issus de plusieurs banques de données, est un autre exemple d’application de ce concept ; d’autres vont être développées. Dans ce contexte, Questel.Orbit compte offrir prochainement des outils d’analyse de brevets, en particulier pour l’utilisateur final. Ces outils seront développés avec un partenaire. |
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