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Bases, Numéro de Décembre 2002 - n°189 My God ! On a rétréci le Online... |
Auteur : François Libmann |
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Les visiteurs de la vingt-sixième édition du Online Information à
Londres ont eu un choc en découvrant l’exposition.
Contrairement aux années précédentes, l’exposition tenait en effet dans le rez-de- chaussée du Grand Hall, sans “débordement” ni dans les galeries du premier étage – désertes cette années –, ni dans le hall voisin. Cette réduction de la surface de l’exposition tenait à la fois à la diminution du nombre d’exposants et à la taille plus petite de certains stands, comme ceux de Questel.Orbit, STN ou LexisNexis. Néanmoins – et c’est la preuve que cette manifestation garde une attirance et un dynamisme réel – 40 exposants étaient présents pour la première fois. Quant aux visiteurs et aux congressistes, si leur nombre avait décru, ils étaient encore fort nombreux et certains exposants au moins, tels que Questel.Orbit, se félicitaient de la qualité et du professionnalisme des visiteurs. Dans une conjoncture où certaines manifestations connaissent des chutes de 80 % (dans le domaine des télécommunications), où le propritaire du célèbre Comdex a sérieusement envisagé un dépôt de bilan, on peut considérer que cette XXVIème édition du Online reste très satisfaisante, tant par le nombre de visiteurs et de congressistes permettant de multiplier les rencontres – c’est aussi l’un des objectifs d’une telle manifestation –, que par le rassemblement, au même moment et dans un seul lieu, d’une part très significative de l’offre mondiale – de l’offre anglo-saxonne surtout –, en matière d’information électronique. Les tendances observées posent quand même le problème de l’évolution de ces manifestations qui, pour se développer ou tout simplement survivre, doivent augmenter leur valeur aux yeux de leurs différents clients : exposants, congressistes et visiteurs. Certaines innovations ou certains “gestes” étaient d’ailleurs visibles cette année : - à l’issue de la dernière conférence de l’après-midi, les congressistes se voyaient offrir un rafraîchissement ; - un système de rencontres avait été mis au point, pour donner un coup de pouce au “networking”, qui est l’un des objectifs de la participation à un tel congrès : les congressistes en effet, étaient invités à laisser sur un site Web leur profil et celui des personnes qu’ils souhaitaient rencontrer. Un espace avec des tables numérotées permettait de fixer et de concrétiser les rencontres ; - des conférences étaient offertes pour aider les professionnels de l’information à mieux se positionner et à être plus efficaces dans leurs structures ; - une conférence laissait la possibilité aux participants de poser à un panel d’experts des questions concernant des recherches sur le Web. Il semblerait cependant qu’il faille aussi faire des efforts auprès de certains exposants, qui trouvent qu’une telle manifestation leur coûte très cher pour simplement rencontrer leurs clients. Il faut également tenir compte du fait que les nouveautés sont maintenant annoncées tout au long de l’année, sans attendre l’occasion d’un salon pour le faire. Si certaines sociétés comme Dun & Bradstreet ne viennent plus depuis plusieurs années, le risque est réel d’une entente entre quelques gros exposants, qui conviendraient entre eux d’ignorer telle ou telle manifestation. Ce serait très regrettable, car cela réserverait les présentations de ces sociétés et de leurs services (hors sites Internet et brochures commerciales) aux quelques “happy fews” invités à des démonstrations privées, souvent sous forme de déjeuner ou petit- déjeuner. Cela pourrait, à terme, tendre à restreindre leur clientèle aux seuls grands comptes. C’est donc aux organisateurs de faire en sorte d’élargir le public de ces manifestations, afin que les exposants y trouvent là le contact avec de nouveaux clients potentiels. Ciaran Morton vice-président de Dialog pour l’Europe, le Moyen-Orient, l’Afrique et l’Asie Pacifique, nous confiait également que la présence de Dialog à des salons thématiques professionnels leur apportait plus de contacts intéressants que le Online. Cela n’empêchait cependant pas le groupe Thomson, propriétaire de Dialog mais aussi de Derwent, ISI, Gale, etc., d’avoir un “village” tellement imposant dans l’exposition que nombre de visiteurs et d’exposants ajoutaient, en plaisantant, que le Online deviendrait bientôt le “Thomson Information Show”, avec les filiales de Thomson... et celles qui le deviendraient bientôt ! |
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