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Bases, Numéro de Janvier 2003 - n°190 Du nouveau pour les noms de domaine |
Auteur : François Libmann |
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Questel.Orbit puis Dialog ont, chacun, lancé récemment une base
dédiée aux noms de domaines.
Pour Questel.Orbit, c’est une préoccupation ancienne, puisqu’un service baptisé Name Watcher avait été lancé au début 1999. Il avait même été lauréat du prix “Web-Info de l’année 1999” à IDT. Il a été abandonné à la fin 2000 pour différentes raisons : son prix relativement élevé (100 à 200 € la recherche), et sans doute aussi le fait que l’interface était différente de celle des autres banques de données de Questel. On peut penser aussi que l’Internet étant beaucoup moins développé à l’époque, les besoins étaient moindres qu’aujourd’hui. De toutes les façons, Questel. Orbit et Dialog développant chacun une large offre de banques de données sur les marques – offres qui ont d’ailleurs de nombreux points communs –, il était dans la logique des choses qu’ils proposent des services de recherche sur les noms de domaines qui aient une réelle valeur ajoutée, compte-tenu de l’existence de différents services gratuits facilement accessibles sur le Web (on citera notamment www.allwhois.com, qui propose des recherches à l’identique). Questel.Orbit s’est adressé à la société américaine CheckMark pour offrir la banque de données Domain N@mes, tandis que Dialog a demandé à Snapnames, autre société américaine spécialisée, de produire la banque de données Domain Names (fichier n°225). Bien que traitant de la même matière, ces deux bases sont assez différentes, tant par leurs couvertures que par les possibilités de recherche disponibles et ... leur prix. DOMAIN N@MES SUR QUESTEL.ORBITQuestel.Orbit met à disposition des informations de type Whois, c’est-à-dire uniquement les informations en cours de validité concernant un nom de domaine (titulaire et ses coordonnées, informations sur le registrar et le registry ). Domain N@mes n’est accessible que sur le Web à partir des interfaces Trademark Explorer.com et .fr, ainsi qu’à partir de la dernière version de l’interface Imagination. Elle se fait sur un mot, avec possibilité d’utiliser masque et/ou troncature à droite et à gauche. La recherche s’effectue sur différents ensembles de noms de domaines. Par défaut, elle est lancée sur les noms des domaines considérés comme les plus importants, soit : - sur les registres de 189 pays, sur les 244 ayant un domaine géographique (ccTLDs ou country code Top Level Domains) (voir encadré page 9) ; - sur les 10 domaines génériques (gTLDs ou generic Top Level Domains), à savoir les trois generic Top Level Domains (gTLDs) : COM, NET, ORG et les sept new generic Top Level Domains (gTLDs) : AERO, BIZ, COOP, INFO, MUSEUM, NAME et PRO. Ne sont pas pris en compte les Special Top Level Domains (sTLDs) : EDU, GOV, INT et MIL. On peut décider d’intégrer à la recherche les 47 noms de domaines (tous des noms de pays) considérés comme moins importants, mais on ne peut pas ajouter les Special Top Level Domains. Il est possible également de limiter la recherche à différentes séries de groupes pré-établis sur des bases géographiques (Asie, Europe…), ou politiques (NAFTA, Pacte Andin), ou encore de se limiter aux noms de domaines génériques (gTLD) ou aux 50 principaux pays. On observe que les 189 pays considérés comme les plus importants, ajoutés aux 47 pays considérés comme les moins importants, ne font pas 244 (total des pays ayant un nom de domaine), mais 236. La différence est constituée de pays possédant un nom de domaine, mais pour lesquels l’enregistrement n’est pas encore possible, ou à des conditions très particulières (le domaine .aq par exemple est réservé aux seules expéditions scientifiques basées dans l’Antarctique). On peut enfin éliminer les gTLDs ou indiquer précisément les noms de domaine que l’on souhaite retenir. Il est précisé que, dans certains cas, la recherche se fait dans l’ensemble d’un fichier qui a été complètement indexé et, dans d’autres, par l’utilisation d’un algorithme de recherche intelligent qui explore l’ensemble du Web. La première information donnée en réponse à une recherche est constituée par le nombre de réponses et le coût total de ces réponses (à 0,20 € l’une), ainsi qu’un échantillon de réponses, par exemple les numéros 1, 10, 20, 30 ou 1, 400, 800… lorsqu’il y en a beaucoup. Les 0,20 € par nom de domaine sont payés à l’affichage de la liste. Il n’y a pas de coût par recherche et la visualisation des fiches Whois est gratuite, une fois que les noms de domaine ont été affichés (et donc payés). Les résultats peuvent être sauvegardés en format texte ou en format html, ce qui rend aisé un traitement ultérieur. Une possibilité de surveillance existe. C’est une prestation annuelle d’un coût de 500 €, qu’il faut demander à Questel.Orbit, qui le répercute au producteur. DOMAIN NAMES SUR DIALOGLa base Domain Names sur Dialog, bien que concernant le même …. domaine, présente des caractéristiques assez différentes de la base Domain N@mes proposée par Questel.Orbit. Sa couverture est en effet différente puisque neuf Top Level Domains seulement sont couverts : - les trois generic Top Level Domains : - COM avec plus de 75 % des noms de domaines, soit près de 60 millions ; - NET avec 13 % ; - ORG avec 8,9 % ; - trois des sept new generic Top Level Domains : - BIZ avec 1,2 % ; - COOP avec 0,004 % ; - INFO avec 1,3 % ; - et enfin, deux country - code Top Level Domains : - US avec 0,13 % (102 940 noms de domaines) ; - WS avec 0,16 % (126 443 noms de domaines). Ce dernier code est celui… des îles Samoa, dont l’intérêt est d’être l’abréviation de Web Site. Tout ceci représente plus de 78,7 millions d’enregistrements. La nature des informations est par ailleurs différente entre les deux bases, puisque l’on ne trouve pas seulement les données de type Whois – correspondant aux informations à jour données sur Questel.Orbit – mais aussi les informations de Whowas, remontant à octobre 1997 ; ces dernières sont les enregistrements dans leurs versions précédentes, une modification substantielle entraînant la création d’un nouveau Whois. A notre connaissance, c’est la première fois que des informations Whowas sont rendues disponibles, ce qui permet, comme on l’imagine sans peine, d’effectuer des quantités de recherches irréalisables jusque-là. On notera cependant, après vérification et confirmation par le producteur de la base, qu’il y a très peu de données de l’année 2001, et pas du tout pour l’année 2000. Autre différence avec Questel. Orbit, la recherche sur Dialog est possible non seulement sur le nom de domaine – avec bien sûr masque et troncature –, mais sur une cinquantaine de champs du contenu des fiches Whois et Whowas, comme le nom de registre ou les différents noms : celui du déposant ainsi que ses différentes coordonnées, ceux des contacts administratifs, techniques, de facturation avec leur mail, leur téléphone et leur fax, le nom du serveur, la date de création, le statut… On peut, bien entendu, effectuer des recherches complexes en combinant les étapes, alors que sur Questel.Orbit, on ne peut que combiner un nom de domaine, éventuellement tronqué et une sélection de Top Level Domains. Le prix aussi est sensiblement différent. Sur Questel.Orbit, on paie en tout et pour tout 0,20 € par nom de domaine visualisé, avec ou sans la fiche complète. Sur Dialog, le format le moins cher permettant de visualiser le nom de domaine est le format 49, qui coûte 0,50 $ ; par ailleurs, aucun format n’est gratuit. Quant au format complet, il coûte 2,90 $. Précisons que ces coûts s’appliquent à chaque document et non à chaque nom de domaine. En d’autres termes, si pour un nom de domaine il y a un document Whois et quatre documents Whowas, la visualisation de l’ensemble de ces documents en format complet coûtera 5 x 2,90 = 14,50 $. Il faut ajouter à ces formats un coût des Dialunit de 5,50 $, ou un coût horaire de 64,80 $ plus les frais de télécommunications. Les alertes, quelles que soient leur fréquence, coûtent 20 $ l’une.
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