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Bases, Numéro de Février 2003 - n°191


Diva-Press

Un agrégateur pas comme les autres

Auteur : François Libmann

 
Diva-Press a changé de dimension le 6 février dernier, date du lancement de la nouvelle version de ce service.
   
La décision avait été prise en juin 2002 suite à la signature de l’accord entre le CFC (Centre français d’exploitation du droit de copie) et un premier groupe d’éditeurs membres du Geste – parmi lesquels L’Agefi – concernant les droits de copie pour les panoramas de presse électroniques.
   
Les éditeurs avaient été conduits à se préoccuper de cette question en observant le fort développement des revues de presse scannées et diffusées sur l’intranet des sociétés ou organismes. C’est notamment le cas des revues de presse réalisées par les prestataires classiques du domaine, qui ont intégré les développements de la technique à leurs prestations.
   
Les éditeurs ont considéré qu’il n’était pas possible que ces revues de presse sous forme électronique puissent continuer à être diffusées au mépris des droits de copie qui n’étaient pas versés.
   
Le problème était d’autant plus important qu’il n’y avait même plus de contrainte physique à la diffusion (photocopie et acheminement des photocopies dans le cas des revues de presse papier).
   
En effet, un panorama de presse électronique peut désormais être envoyé d’un seul clic à des milliers de destinataires, voire à des dizaines de milliers.
   
Depuis, les principaux prestataires de revue de presse ont signé un accord avec le CFC pour ce qui concerne les droits d’auteurs liés à ces panoramas de presse électroniques.
   
Tout le monde s’accordant à prévoir un développement très important des panoramas de presse électroniques, le groupe Finintel (voir encadré p.5) y a vu une opportunité à saisir en créant un “Diva-Press nouvelle génération” qui, comme les autres agrégateurs, verserait les droits de copie aux éditeurs.
   
Le Diva-Press de première génération avait été développé à la demande initiale des journalistes, puis ouvert à l’extérieur. Le nombre de titres disponibles était limité et le moteur de recherche avait été développé de façon simple en interne. De même, les formules d’abonnement étaient limitées.
   
La nouvelle génération de Diva-Press a vu :

- un développement très significatif de la couverture ;
- l’utilisation d’un nouveau moteur de recherche plus performant acheté à l’extérieur.

Il s’agit d’Intuition, proposé par Sinequa, nouveau nom de la société Cora créée  en 1985 ;

- une nouvelle interface offrant de larges possibilités contextuelles, et ayant pour objectif d’être très intuitive. Son utilisation ne suppose pas la connaissance de syntaxes d’interrogation particulières ;
- et enfin la définition marketing de trois lignes de produits ayant vocation à traiter tous les besoins et tous les usages.
   

TROIS GAMMES DE PRODUITS

  
Dans les trois gammes de produits/services proposés aujourd’hui par Diva-Press, la gamme Clipping est à coup sûr la gamme phare.
Il s’agit de la diffusion collective de panoramas de presse sur intranet avec deux options :
    
- Diva-Press Revue, dans laquelle une personne de l’entreprise sélectionne, dans le flux entrant, les articles à diffuser dans un ou plusieurs panoramas personnalisés, sachant que ce flux entrant constitue déjà une sélection faite par une stratégie enregistrée.
   
Cette personne a par ailleurs la possibilité d’effectuer des recherches rétrospectives sur le fonds de Diva-Press ;
   
- Diva Line, dans laquelle le flux est prépackagé par Diva-Press, à partir d’une bibliothèque de thèmes ou sur mesure.
   
On notera que la tarification est éclatée en deux parties : les droits de copie – qui suivent strictement les tarifs du CFC – et le coût de la prestation fournie par Diva-Press.

Parallèlement, les utilisateurs individuels se voient proposer la gamme Picking :
 
- Diva Solo permet d’effectuer une recherche dans les archives. Il faut pour cela avoir préalablement acheté un certain volume d’unités, les documents visualisés valant le plus souvent une unité, parfois plus : tous les articles de presse sont facturés une unité, le coût d’une dépêche de l’AFP est de trois unités, celui d’une notice du Guide des Etats Majors de cinq unités.  Le prix des unités est dégressif, allant de 50 € HT pour 20 unités à 200 € HT pour 200 unités. Les unités doivent être consommées dans les 12 mois, mais il n’y a pas de frais fixes ;
  
 - Diva Expert permet, en outre, de bénéficier de plusieurs panoramas sur un profil de veille, et la consommation des archives est évaluée forfaitairement.
   
A l’opposé, la gamme Ticking propose des services sur mesure, tant sur le plan du conseil (Diva Services) que sur celui de la technique (Diva Solutions).
   
A la différence des deux autres agrégateurs de presse française, Pressed et Europresse, Diva-Press vise une clientèle très spécialisée.

Cette clientèle est liée au monde de la finance, ce qui est parfaitement logique compte tenu des origines de Diva-Press.
   
Plus précisément, le cœur de la cible est constitué des professionnels de la finance, de la banque et des institutions financières essentiellement parisiennes et, au delà :
   
- de tous les professionnels qui travaillent avec eux, tels que avocats, commissaires au compte, cabinets juridiques, directeurs financiers, spécialistes de la communication financière...
   
- des entreprises intéressées par ce qui est publié à leur sujet dans la presse économique et financière.
   
Dans tous les cas, c’est l’utilisateur final qui est visé et jamais le professionnel de l’information ce qui, d’ailleurs, a joué sur certains choix, par exemple sur les possibilités de recherche.

   

PLUS DE 20 SOURCES, DONT L'AGEFI EN EXLUSIVITE

   
Le contenu de Diva-Press est, bien entendu, adapté à sa cible et se garde l’exclusivité de L’Agefi (qui a été retirée de Pressed) et de L’Agefi Actifs, l’hebdomadaire des professionnels du patrimoine créé en 2001.
   
On notera aussi que les informations de Company News, qui appartient au groupe, sont disponibles gratuitement alors qu’elles sont payantes ailleurs. Cela correspond à une certaine logique dans la mesure où Company News – qui diffuse des communiqués de presse d’entreprises – est déjà payé au groupe Finintel par les émetteurs des communiqués.
   
L’offre actuelle de contenu se divise en :
   
- quotidiens : L’Agefi (01.09.97, en exclusivité), Les Echos (13.10.99), Le Monde (02.02.99), La Tribune (13.10.99), Le Figaro (28.04.01), Le Figaro Economie (28.04.01) et ... L’Equipe (26.11.02), manifestement très lu par les financiers ;
 
hebdomadaires : L’Agefi Actif (16.02.01, en exclusivité), Investir (15.03.02), Le Journal des Finances (08.06.02), La Revue Fiduciaire Feuillet Hebdo (01.01.03), Le Point (antériorité non encore fixée) ;
   
- mensuels : Intérêts privés (01.01.03), RF Comptable, La Revue des professionnels comptables (01.01.03) ;
- trimestriels : Analyse Financière (01.01.02).
- les fils économique et financier de l’AFP en continu, avec un différé de 15 minutes (01.01.03) ;
   
Les dates entre parenthèses sont les dates des documents les plus anciens.
   
On notera que, sauf pour L’Agefi, les antériorités ne sont pas très grandes, comparées en particulier à ce qui est disponible sur Pressed.
   
C’est une volonté délibérée dans la mesure où l’expérience de la première version de Diva-Press a montré que les recherches remontant à plus de six mois étaient très rares.
   
Pour le courant du mois d’avril, sont annoncés L’Express, L’Expansion, Libération et La Vie Financière.
   
D’autres titres du domaine économique et financier sont prévus dans un second temps.
   

LES POSSIBILITES DE RECHERCHE

    

Nous avons testé l’interface Diva Expert pour des recherches rétrospectives.
Après saisie du mot de passe, l’écran d’accueil contient déjà une série d’informations et de liens :

- les titres des dernières dépêches AFP ;
- des indices de la veille (et bientôt en temps réel) : CAC 40, FTSE 100, Dow Jones, Nasdaq, Nikkei 225 et leurs variations ;
- différents taux (OAT 4,75% 2012, Euribor 3M, Euro/ Dollar...) ;
- des liens avec des sites financiers : COB, BALO, Société.com...
- les cinq personnalités politiques, les cinq personnalités économiques et les cinq sociétés les plus cités dans la presse du jour, un clic faisant apparaître les articles correspondants.
   
Un bandeau permet d’accéder à ses panoramas, d’en créer ou de les modifier, d’accéder aux sommaires récents des titres de son choix, de gérer ses dossiers ou, enfin, d’accéder à l’écran de recherche.
   
Une première option sur l’écran de recherche est la recherche simple, qui consiste à entrer des termes puis à choisir entre “rechercher au  moins un des mots”, “rechercher tous les mots” ou “rechercher l’expression exacte”.
   
Une case recherche floue à coté de la case de recherche est cochée par défaut. Elle permet de s’affranchir des fautes d’orthographe mineures, des accents et prend en compte le singulier/pluriel.
   
Si ces trois choix donnent quelques possibilités, il n’est pas possible d’entrer une équation de recherche et, encore moins, d’utiliser des opérateurs de proximité. Les responsables de Diva-Press nous ont précisé qu’il ne s’agissait en aucun cas d’une limitation imposée par le moteur Intuition, mais d’une décision stratégique.
   
C’est l’utilisateur final qui est en effet la cible de ce produit et, au cours des différentes interviews et réunions au moment de sa définition, le besoin d’opérateurs de proximité n’est pas apparu.
   
L’offrir aurait, nous a-t-on dit, complexifié inutilement cette interface.
   
Nous ne partageons pas cette analyse. En effet, à condition que cette possibilité ne soit pas proposée et mise en avant, on ne voit pas comment elle peut gêner les utilisateurs qui souhaitent en rester à une formulation simple de la recherche.
   
En revanche, cette option pénalise les professionnels de l’information à qui il n’est pas interdit, semble t-il, d’utiliser ce produit, bien qu’ils ne soient pas dans la cible.

Par ailleurs, c’est nier à l’avance aux utilisateurs finaux la possibilité de chercher un jour à formuler des requêtes plus complexes.
   
Après cette recherche simple, on précise la période sur laquelle doit porter la recherche : articles parus aujourd’hui, hier, depuis une semaine, un mois, trois mois, six mois ou un an, ou entre deux dates. On peut aussi choisir tous les articles disponibles.
   
L’autre façon – nettement plus sophistiquée – d’affiner la recherche consiste à utiliser la nomenclature Diva, qui est l’une des principales originalités du produit.
   

UNE NOMENCLATURE ORIGINALE EN CINQ PARTIES

   
Si l’on lance une requête simple avec des mots, un opérateur ET implicite relie la question avec la recherche effectuée à partir de la nomenclature. On peut aussi effectuer une recherche purement conceptuelle, à partir de différents termes de cette nomenclature, sans utiliser la recherche simple.
   
La nomenclature est divisée en cinq catégories qui apparaissent sur des onglets dans la partie gauche de l’écran.
  
Il est précisé qu’il existe un opérateur OU implicite entre différents termes d’un même onglet et un opérateur ET implicite entre les ensembles de termes de chaque onglet.
   
Le premier onglet concerne les thèmes traités dans l’article.
   
Cinq grands thèmes sont proposés : actualité des entreprises, économie, finance, fiscalité générale, secteur juridique ; chacun se divise en sous-thèmes (comme défaillance ou stratégie pour le premier ou, pour le second, règles comptables ou droit immobilier général qui se décompose encore avec, par exemple, copropriété ou urbanisme).
   
Pour les secteurs, on trouve logiquement, au premier niveau, le choix entre secteur financier et autres secteurs.
   
Le secteur financier se décline en un premier niveau (secteur bancaire, secteur capital investissement...), puis un deuxième (banque mutualiste, ingénierie boursière, financement de l’énergie...).
   
Les autres secteurs se déclinent en près de 25 catégories (automobile, distribution...), chacune ayant des sous-secteurs (terrassement, démolition, boissons, logistique...).
   
L’indexation est réalisée par le moteur Intuition avec une intervention humaine. Il est clair qu’il faut accepter le côté “boîte noire” de cette indexation ; cela peut gêner certains professionnels de l’information ... qui ne sont pas dans la cible.
   
Pour les sociétés, on peut sélectionner une ou plusieurs sociétés du CAC 40 ou du SBF 120.
   
On a également un choix par zone géographique, qui va bien sûr jusqu’au niveau des pays.
   
On peut enfin sélectionner les sources. Par défaut, Company News et l’AFP ne sont pas sélectionnés : lors d’une recherche sur une société notamment, ces sources risqueraient en effet de noyer les résultats. On peut, bien sûr, changer cette option.
   
De la même façon, le Guide des Etats Majors, qui inclut des biographies de dirigeants, n’est pas sélectionné par défaut, tout comme la rubrique Rapports Annuels.
   
Pour cette dernière, cela tient au fait que des rapports annuels ne sont pas proposés pour toutes les entreprises, mais également qu’ils sont souvent assez anciens.
   
Les résultats apparaissent à raison de 20 par page, classés par défaut par ordre ante-chronologique et de façon optionnelle par pertinence ou par publication.
   
Un pourcentage donne une pertinence calculée pour chaque article ; sa longueur est indiquée en nombre de signes.
   
Un pictogramme indique le type de document : article (le plus souvent), brève, commentaire, enquête, interview... ; il n’est pas possible d’utiliser ces éléments comme critères de recherche. Le cas échéant, la mention pdf indique que l’article est disponible dans ce format (valable aujourd’hui pour L’Agefi et prochainement pour d’autres titres). Le cas échéant, on trouve enfin l’indication d’une illustration.
   
Avant de visualiser certains documents, on peut affiner la recherche de différentes façons et c’est une des originalités de Diva-Press.
   
De part et d’autre des titres des articles sélectionnés figure en effet une liste des concepts apparaissant le plus souvent dans ces articles ; ces concepts sont classés selon différents critères : sociétés, thèmes, secteurs, concepts, hommes et publications.
   
Dans chaque catégorie, on trouve en général jusqu’à six termes précédés d’un pourcentage décroissant. Si l’on clique sur l’un de ces termes, cela revient à affiner la recherche en ajoutant ce terme à la stratégie de recherche précédé d’un opérateur ET.

On obtient de nouvelles pages de résultats, en nombre inférieur bien sûr, avec également de part et d’autres les analyses des résultats. On peut réitérer le processus.
   
Pour visualiser les résultats, deux options sont offertes.
   
La première consiste à cocher les articles que l’on a sélectionnés. Un clic sur l’icône de l’imprimante déclenche la visualisation d’un format imprimable.
   
Malheureusement, ces articles arrivent à la suite les uns des autres, séparés d’un simple trait sans saut de page.
   
Personnellement, nous trouvons cela fort peu pratique mais les utilisateurs, nous a-t-on dit, ne s’en plaignent pas. De plus, Diva-Press n’est pas le seul à pratiquer ainsi.
   
L’autre possibilité est de cliquer sur l’article que l’on souhaite visualiser en entier.
   
Une fois l’article affiché, le système propose une série d’options et de fonctionnalités rarement présentes chez les serveurs-agrégateurs.
   
Lors de la visualisation de l’article, les termes de la requête, s’il y en a eu (on peut aussi faire la recherche seulement en combinant les concepts), apparaissent sur un fond de couleur.
   
Par ailleurs et en option, on peut faire apparaître dans des couleurs différentes tous les noms de sociétés, de personnes, de zones géographiques ou les dates, indépendamment du fait qu’ils aient ou non été des termes de recherche. Le but est bien sûr de faciliter la lecture.
   

PAS DE KWIC

   
On regrettera seulement l’absence de format KWIC (Key Word In Context) ou FOCUS, permettant de visualiser les mots de recherche et leur contexte, pour se faire une idée de la pertinence de l’article avant de le visualiser en entier. L’utilisateur gagne ainsi du temps et de l’argent.
   
Cette fonction devient presque indispensable lorsque l’on obtient des articles aux titres énigmatiques tels que “La médaille et son revers” ou “De la fine bouche à la grimace”.
   
Heureusement, ce type de titres n’est pas majoritaire dans les publications disponibles.
   
Les responsables de Diva-Press expliquent qu’ils n’ont pas proposé de format KWIC pour respecter l’intégralité de l’article, ce qui nous parait assez extrêmiste comme raisonnement et, heureusement, fort peu suivi par les autres agrégateurs.
   
En complément à la visualisation de l’article, une série d’informations contextuelles sont proposées.
   

DES ARTICLES EN RELATION

   
Du côté droit de l’écran sont proposés les titres d’une série d’articles pouvant présenter de l’intérêt en relation avec l’article visualisé.
   
Ces articles sont classés en rubriques : sociétés, secteurs, thèmes. Par exemple, en contexte d’un article de L’Agefi titré “Mercredi, Alstom est attendu sur la concrétisation de son plan Restore Value”, on trouvera dans la rubrique Sociétés “La Sagem à Dinan, Alstom à Tarbes, deux exemples d’anticipation” issu du journal Le Monde ; dans la rubrique Secteurs à “haute technologie” : “Intel a supprimé 4 700 emplois en 2002, 700 de plus que prévu” de L’Agefi ; et dans la rubrique Thèmes à “stratégie” “L‘espagnol Gas Natural lance une OPA hostile sur Iberdrola”.
   
Si l’on clique sur le titre d’un de ces articles, on obtient le texte complet de l’article avec son propre contexte et la même possibilité de colorier certains mots.
   
Sur la partie gauche, sont proposées :

- différentes façons de gérer l’information : l’imprimer, la résumer, l’envoyer à quelqu’un par mail ou la mettre dans un dossier ;
- les illustrations de l’article s’il en existe ; un clic sur l’illustration déclenche l’affichage d’une image agrandie et imprimable. Ce point est à noter car les illustrations ne sont pas disponibles chez tous les serveurs / agrégateurs ;
- des illustrations complémentaires issues de la société idé filiale de Fininfo, à ne pas confondre avec Finintel ; ce service est tout à fait original ;
- des informations de sources qui ne sont pas interrogées par défaut : dépêches AFP, communiqués de Company News, extraits du Guide des Etats Majors avec les biographies des principaux dirigeants, rapports annuels.
   
Signalons qu’à la fin de chaque article figure un copyright comportant le titre et l’année, ce qui est classique et légal, suivis de la mention “pour M..........” indiquant le nom du souscripteur du contrat.
   
Cette pratique, nouvelle à notre connaissance, est tout-à-fait discutable. Nous comprenons parfaitement la position des éditeurs pour faire respecter le droit de copie, et nous l’approuvons. En revanche, faire figurer le nom du souscripteur nous paraît exagérée. Le produit est certes destiné à l’uilisateur final, mais il n’est pas exclu  que les recherches soient effectuées par quelqu’un d’autre en son nom.
   
En définitive, on peut considérer que Diva-Press est un agrégateur de nouvelle génération, très orienté vers l’utilisateur final.
Il apporte nombre d’éléments originaux, en particulier dans l’approche contextuelle, le mode de visualisation, et bien sûr dans son thesaurus spécialisé dans la finance.
   
Diva-Press n’en restera sans doute pas là. Les évolutions probables sont de deux ordres : une extension vers les métropoles de province en intégrant la presse locale de la région, ou l’attaque d’un autre marché vertical, par exemple l’énergie, avec le même type de positionnement.
   
On peut se demander si l’arrivée – ou tout au moins le changement d’échelle – d’un troisième agrégateur de presse française n’est pas de trop pour la capacité d’absorption du marché.
   
Si celui-ci était limité aux recherches rétrospectives, la réponse aurait été oui sans aucun doute. Mais si les agrégateurs dans leur ensemble réussissent à capter une part significative du marché des panoramas de presse électroniques, la réponse est beaucoup plus nuancée.
   
Ce sont en revanche les prestataires traditionnels de revue de presse qui risquent de souffrir. Non seulement ils verront sans doute leur budget amputé des droits de copie sur les panoramas de presse électroniques qu’ils réalisent, mais il vont en outre subir une concurrence accrue des serveurs-agrégateurs.
   
Il semblerait à l’heure actuelle qu’une tendance à l’externalisation de la réalisation des panoramas de presse joue dans l’autre sens, mais pour combien de temps ?
   
On notera d’autre part que Diva-Press pratique une politique de prix plutôt agressive.
   
La formule de Diva Solo proposant l’achat de 200 unités à 200 € HT sans frais fixe est très compétitive pour les utilisateurs moyens, comparée à l’offre des agrégateurs concurrents ; il semblerait que Diva-Press soit aussi bien placé pour ses autres lignes de produits.
   
Parallèlement, on observe que Pressed, dans son tarif applicable à compter du 1er avril, baisse ses prix de façon significative.

Ce qui illustre bien que la hiérarchie des prix dans ce secteur n’est jamais définitivement figée.
   

POINTS FORTS

• L’interface très conviviale.
• Les propositions d’articles en relation avec l’article visualisé.
• L’indexation, surtout pour le secteur financier.
• Les possibilités intéressantes d’affiner les résultat d’une recherche.
• La gestion originale des sources dans lesquelles la recherche est effectuée.
• La présence des illustrations de l’article et d’illustrations complémentaires.

POINTS FAIBLES

• Pas d’opérateur de proximité.
• Pas de visualisation d’extraits.
• Le moteur de recherche est une boîte noire.
• La mention du nom du souscripteur figure dans le copyright des articles.

FININTEL


Finintel est un groupe de presse et de communication financière dédié aux professionnels.
   
Artemis, la holding de François Pinault, détient 82 % de Finintel. Les 18 % restants appartiennent à Philippe Micouleau, Directeur Général et président des sociétés opérationnelles de Finintel.
   
Finintel est divisé en deux pôles :

• le pôle presse / édition avec le quotidien L’Agefi, l’hebdomadaire L’Agefi Actifs (né en 2001), leurs sites Web affiliés ainsi que divers produits dérivés : guides, annuaires, séminaires, conférences ;
• le pôle de service / distribution  de contenu aux entreprises, avec Company News (communiqués de presse des entreprises, qui a racheté son concurrent PR Line) et Diva.



   


 

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