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Accueil > Bases > Anciens sommaires > Entretien avec... Madeleine Wolff-Terroine

Bases, Numéro de Décembre 2003 - n°200


Entretien avec... Madeleine Wolff-Terroine

Auteur : Béatrice Foenix-Riou

 
Avec ce numéro 200 (!), BASES fête aujourd’hui ses dix-huit ans.

Pour cet anniversaire, nous avons souhaité nous entretenir longuement avec Madeleine Wolff-Terroine. Les lecteurs de BASES la connaissent bien, puisqu’elle participe activement à sa rédaction depuis le numéro ... 45, soit depuis quatorze ans! Nul doute que sa plume mordante et souvent ironique les amuse ou les fasse réagir, et dans tous les cas les passionne...

Aujourd’hui toutefois, ce n’est pas à la chroniqueuse des banques de données que nous nous sommes adressés, mais à l’une des pionnières de l’information électronique, justement récompensée lors du dernier salon i-expo : au cours de la traditionnelle soirée de remise des prix, Serge Chambaud, Président du Comité d’Organisation, lui a en effet décerné un prix spécial pour l’ensemble de sa carrière et pour ses réalisations dans le monde de l’information-documentation...

Nous avons voulu retracer avec elle les grandes étapes de l’évolution du secteur de l’information électronique, et connaître son avis sur différents points.
   

BASES : Tout d’abord, pourriez-vous nous en dire plus sur votre parcours dans le monde des banques de données ?

   
MADELEINE WOLFF-TERROINE : ce parcours a été chaotique. Après des diplômes médico-scientifiques, j’ai préparé une thèse en laboratoire. Ayant dû, pour des raisons de santé, abandonner cette activité, il m’a été proposé de réaliser un système d’information sur le cancer.

A vrai dire, je n’y connaissais rien, mais un examen de la question m’a convaincue rapidement qu’il était indispensable d’étudier les nouveaux outils qu’on commençait à utiliser aux Etats-Unis.
Nous étions dans les “trente glorieuses” : j’ai donc obtenu une réponse favorable à mes deux demandes : un séjour de six mois aux Etats-Unis, afin d’étudier les quelques systèmes d’information électroniques qui existaient alors et apprendre des rudiments d’informatique, puis, avoir un informaticien rattaché directement à mon service. Nous avons ainsi développé Cancernet – en 1969 ! –, l’une des quatre premières banques de données en France et la première banque de données médicale en Europe.
   
Cette banque de données, très ambitieuse pour l’époque, était réalisée d’une façon assez  particulière :
- les résumés et indexations étaient faits par des médecins et des scientifiques travaillant activement  dans le domaine du cancer ;
- la base était développée à l'Institut Gustave Roussy dans le cadre d’une coopération internationale multilingue, avec un thesaurus multilingue (français, anglais, allemand et slovène).
   
Le langage d’indexation et de recherche utilisé était Sabir (Système automatique de bibliographie d’information et de recherche en carcinologie), et prenait en compte l’environnement sémantique de chaque concept.
Ceci a été le début de mes “aventures” dans le monde des banques de données...
   
Mais quand on fait partie des pionniers dans une discipline – ce qui a des avantages : un champ libre, mais aussi des inconvénients : une absence totale de structures, donc des difficultés de financement ! –, on est facilement sollicité et attiré par ses différents aspects.
   
J’ai ainsi été amenée, notamment, à participer à des programmes de formation dans le domaine universitaire, à accompagner la représentation française à la DGXIII de la Commission des Communautés Européennes, à participer en France à la création des premiers organismes nationaux pour l’information scientifique, etc.
   

BASES : Puisque vous avez participé à la création des premières banques de données en France, pourriez-vous nous dire quelles ont été pour vous les décisions-clés (positives et négatives) de la politique française en matière d’information électronique ?

   
MADELEINE WOLFF-TERROINE : Les débuts  de l’information électronique en France ont été dominés par la technique, et ont démarré avec la création d’outils logiciels et de produits encore rudimentaires : index KWIC, petites banques de données.
Contrairement aux Etats-Unis en effet, où de  nombreuses bases étaient réalisées en mettant purement et simplement en ligne ce qui existait sur papier (essentiellement des revues bibliographiques avec ou sans résumés), il n’y avait en France que peu de fonds organisés, et il n’y avait pas de logiciels adéquats.
Il a donc fallu créer de toutes pièces des logiciels de création de banques de données, des logiciels de gestion de thesaurus, etc.
   
Mais cette création  s’est faite dans la cacophonie et l’anarchie, sans concertation entre les organismes puisqu’il n’y avait aucun dispositif officiel de coordination.
   
D’autre part, il y avait une incompatibilité totale entre les systèmes d’exploitation des diverses machines, pas de “plate-formes” comme nous dirions aujourd’hui, pas de Windows ou d’Unix sur tous les micros ! Par conséquent, les logiciels développés pour certains systèmes ne fonctionnaient pas sous d’autres. A titre d’exemple, l’un des logiciels documentaires les plus célèbres – Mistral –, marchait avec les calculateurs de la CII, mais ne fonctionnait pas sur Univac (Universal Automatic Computer), l’un des premiers ordinateurs commercialement disponibles, sur lequel marchait notre Sabir...
   
Le besoin d’un organisme dédié à l’information électronique a donc enfin été reconnu  et – décision initiatrice fondamen-tale –  a conduit en 1973 à la création, au sein du Ministère de l’Industrie, du Bureau national d’informations scientifiques et techniques (BNIST), premier  organisme interministériel sur le sujet. Sa mission était de suivre ce qui se faisait dans tous les domaines de l’IST, et de coordonner les activités réalisées en ordre dispersé. C’est sous l’impulsion du BNIST que se sont développés par exemple les premiers réseaux documentaires sectoriels...
   
Cette époque a également vu les premières études sérieuses sur le comportement des utilisateurs. Ainsi, c’est pour aider les utilisateurs – et plus particulièrement les PME – que les Agences régionales d’information scientifique et technique (Arist) ont été créées, en liaison avec les Chambres de commerce et d’industrie.
   
Puis, et pour renforcer encore le rôle du BNIST, le gouvernement a créé en juin 1979 la Midist – Mission interministérielle de l’information scientifique et technique. Son rôle était d’assurer une meilleure coordination des actions gouvernementales dans le domaine de l’information scientifique et technique. Parmi ses missions, figurait clairement la coordination des divers systèmes informatiques utilisés pour la documentation scientifique et technique ; symbole de l’avenir, son directeur venait des Télécoms.
   
Petit à petit, les banques de données se sont donc mises à fleurir, avec un vocabulaire plus coordonné.
   
Un autre besoin a alors fait son apparition, celui d’un réseau de télécommunication national.
Pour interroger les grands serveurs (Dialog…), les industriels et les organismes publics utilisaient en effet les réseaux américains Telnet (l’un des plus gros réseaux de données, propriété de Sprint) et Tymnet (propriété de MCI). Ceci avait deux inconvénients : la très forte consommation de devises, et les risques d’espionnage…
   
Pour remédier à cela, la Direction générale des télécommunications (DGT, qui deviendra France Telecom) a ouvert en 1978 le réseau Transpac, et a mis à disposition sur un serveur français une copie de la base NTIS, considérée alors comme sensible.
   
Deux ans plus tard, adoptant la technologie de Transpac, la Commission des Communautés a créé Euronet-Diane,  réseau de télécommunication euro-péen, permettant ainsi d’attendre que les différents réseaux nationaux soient interconnectés.       Elle a lancé dans le même temps un programme de recherche visant à améliorer la compatibilité entre les différents langages d’interrogation des serveurs ; ce travail sera d’ailleurs sans suite, vu le très faible désir de coopération de la part de plusieurs serveurs.
   
Parallèlement à cette prise de conscience européenne, le gouvernement français a décidé de créer un serveur national, pour l’information scientifique et technique essentiellement. Cela a débouché en 1979 sur la naissance de Télésystèmes Questel, qui va héberger diverses banques de données réparties à l’origine sur différents petits serveurs.
A cette époque, d’autres serveurs apparaissent : Spidel (1979), puis Citere de SG2 et G.Cam, le serveur de la Caisse des Dépôts (1981).
   
En 1979, naît également le Groupement français des producteurs de bases et banques de données (GFPBBD), ancêtre du Groupement français des fournisseurs d’information en ligne (GFFIL), qui prendra quelques années plus tard le nom de  Groupement français de l’industrie de l’information (GFII).
  
Ces années ont donc vu la naissance d’une véritable industrie de l’information en France.
Les banques de données se sont multipliées, et ont bénéficié des évolutions du matériel informatique et, notamment, de l’apparition des micro-ordinateurs.

   

BASES : Concernant le domaine informatique justement, qu’en est-il des logiciels ? Ont-ils suivi les mêmes évolutions ?

   
MADELEINE WOLFF-TERROINE : Les débuts de l’information électronique peuvent être comparés à des temps héroïques, où les concepteurs de bases partaient de zéro. Il fallait tout réaliser en utilisant les langages de programmation Cobol ou Fortran : tout cela n’allait pas très vite et, pour les opérations qui auraient été trop lentes comme les tris, il fallait utiliser le langage-machine... et Dieu sait s’il y a des tris lors de l’interrogation d’une base de données ! Nous étions donc totalement dépendants de la machine utilisée. A cette époque, il n’était pas question du confort de l’utilisateur... Il fallait d’abord avoir un outil qui marche !
   
Aujourd’hui, la situation a radicalement changé.
La première évolution s’est faite avec Mistral, premier logiciel documentaire “sérieux”, et avec les premiers langages d’interrogation des grands serveurs (BRS). Une étape supplémentaire a été franchie par les grandes sociétés éditrices de cédérom : SilverPlatter, CSA, Ovid...
Ils ont développé des logiciels beaucoup plus performants que ceux des serveurs, avec notamment l’emploi de calculs statistiques comme la recherche de corrélations – ceci étant le début de ce que proposent aujourd’hui plusieurs outils de recherche sur le Web (environnement statistique d’un terme de recherche, proposé par exemple par Exalead ou Vivisimo).
   
Ils ont eu les premiers l’idée de développer deux logiciels, l’un dédié aux chercheurs confirmés, l’autre beaucoup plus simple, à destination de l’utilisateur final ; c’est ce type d’outil qui a été repris sur le Web.
   
Si l’on a vu tous les grands serveurs dotés de logiciels d’interrogation aux qualités unanimement reconnues,  il y a eu d’autre part une démocratisation des logiciels documentaires. Aujourd’hui, même un petit organisme peut créer facilement sa propre base de données, car il dispose de toute une panoplie d’outils pour ce faire.
   

BASES : Des serveurs comme Dialog et STN ont-ils encore un avenir, par rapport à la montée en puissance d’acteurs comme Cambridge Scientific Abstract (CSA), les offices de brevets... et, plus généralement, la mise en ligne directe des bases sur Internet par les producteurs ?

   
MADELEINE WOLFF-TERROINE : Ma réponse est, sans hésitation, oui ! Les grands serveurs classiques n’offrent pas les mêmes services que des organismes comme CSA ou les offices de brevets.
Leurs clients ne sont pas les mêmes non plus. CSA par exemple est très intéressant, financièrement parlant, pour ceux qui interrogent beaucoup et souvent.
Mais les utilisateurs petits et moyens trouveront des conditions tarifaires correspondant mieux à leurs besoins auprès des grands agrégateurs.
   
D’autre part, les grands serveurs sont infiniment plus riches quant au nombre de banques de données offertes (Dialog par exemple héberge plus de 500 banques de données). Tous les types d’utilisateurs peuvent trouver commode d’avoir accès à diverses bases de façon homogène avec le même langage de commande ;  pour les professionnels, la possibilité offerte par les grands serveurs d’interroger simultanément plusieurs bases, voire l’ensemble des bases,  a une valeur inappréciable.
   
Mais il me semble qu’un bel avenir existe aussi pour les petites bases très ciblées, répondant aux besoins spécifiques d’une catégorie d’utilisateurs, ayant développé un logiciel d’interrogation  adapté à leurs données et ne passant pas par le truchement d’un grand serveur.
   
Pour résumer, je dirais volontiers que je crois au développement des très grands et des très petits ! L’avenir me paraît plus incertain pour les moyens.
   

BASES : L’Open Access risque-t-il de mettre en danger les publications payantes, les revues secondaires, et les bases de données qui en découlent ?

   
MADELEINE WOLFF-TERROINE : Tout d’abord, il faut à mon avis faire la distinction entre l’Open Access – mise en ligne en accès libre du texte intégral des publications – et les revues de résumé.
   
Le problème de base n’a pas changé : il existe une multiplicité de publications, et l’Open Access avec l’auto-édition ne change rien à la situation, quand elle ne la dégrade pas….. Pour se tenir au courant, le chercheur aura toujours besoin de revues de résumés, de bulletins signalétiques. Ces produits existent depuis plus de cent ans, et devraient subsister, voire se développer.
   
Les revues traditionnelles quant à elles ont encore de beaux jours devant elles, et ce pour plusieurs raisons :

- on peut concevoir que des chercheurs aient des inquiétudes à voir leurs prépublications (preprints) circuler avant publication sous leur forme définitive ; il existe en effet un risque non nul que ces informations soient utilisées ou reprises par d’autres : le piratage existe aussi en milieu scientifique et la concurrence est féroce. La revue imprimée continue donc à être LA source de référence : c’est  l’édition princeps qui fait foi, alors qu’il n’est pas évident de savoir quelle est la “bonne” version électronique, ces dernières pouvant être modifiées, mises à jour, etc. ;

- d’autre part, un chercheur a besoin d’être reconnu par ses pairs. Or, il coulera beaucoup d’eau avant que des revues électroniques atteignent le niveau de renom de revues comme Nature... La publication de ces revues prestigieuses sera certainement pratiquée pendant longtemps encore.
   
L’autre problème est d’ordre financier. Beaucoup de revues vivent en effet de donations, de dons de “collectivités territoriales” (au sens général du terme). Un changement politique peut donc modifier l’attribution de subventions.
D’autre part, le propre succès d’une revue en Open Access peut être cause de son arrêt…
Ainsi, du fait de son succès  ayant généré trop de clients, une publication Open Access dans le domaine de la physique a-t-elle décidé de devenir payante, afin de pouvoir assurer ses frais de gestion…
   
On va donc vers différents types de publications :
- des publications assurées par des éditeurs commerciaux, qui procurent en même temps l’accès à de nombreux outils annexes (recherche dans le texte, algorithme de calcul, représentation en trois dimensions...) ;
- des revues en accès libre.
   
Mais je pense que ceci coexistera avec le développement d’autres formes : bases de preprints ou d’articles offertes par des instituts et des organismes spécialisés, développement de revues électroniques payantes ou gratuites, mais pas forcément ouvertes à tout venant... L’édition électronique offre, en effet, une occasion extraordinaire aux disciplines en sciences humaines et sociales, qui n’ont pas les ressources publicitaires des sciences “dures”.
   
Cela ne fait que démarrer, les tenants de ces disciplines n’ayant été que plus tardivement touchés par la grâce informatique (comment l’auraient-ils été d’ailleurs ? Il n’y avait quasiment pas de produits pour eux !) ; mais le départ a été pris.
   

BASES : Que pensez-vous de la pauvreté des stratégies de recherche utilisées dans les outils électroniques (une majorité d’utilisateurs recherchent avec un ou deux termes) ?

   

MADELEINE WOLFF-TERROINE : La tendance à l’appauvrissement des stratégies va de pair avec l’accroissement du nombre d’internautes et leur absence totale de formation à la recherche sur le Net.
Cela va de pair également avec l’idée que l’on trouve tout sur Internet, aisément (et gratuitement) ! L’idée de facilité règne ; la majorité des internautes utilise un mot et regarde une page de résultats !
Toutes les études statistiques sur le comportement des utilisateurs s’accordent sur ce point. Il y a là une lacune grave en terme de formation...
   
Cela étant, les outils de recherche ont eux aussi leur part de responsabilité. Il est navrant de voir qu’un moteur comme Google – incontestablement l’outil le plus utilisé actuellement – ne met absolument pas en avant ses possibilités de recherche avancée et ne donne aucune indication sur les opérateurs intitle, inurl, etc. (les explications sont absentes sur le site en français et bien cachées sur le site en anglais !).
Par conséquent, les internautes se limitent à une recherche simple, et le CEO de Google en déduit que puisque les fonctions avancées ne sont utilisées que par un faible pourcentage de visiteurs, il est inutile de les développer !
   
Les universités et grandes écoles ont donc, d’autant plus, le devoir de former à l’interrogation. Encore faudrait-il que cette formation ne soit pas une simple option…
   

BASES : Que pensez-vous de la “nationalisation” de fait des services d’information aux entreprises, en tout cas pour les PME (Arist et multiples initiatives d’organismes publics locaux et régionaux) ?

   
MADELEINE WOLFF-TERROINE : Il est effarant de penser que, plus de vingt ans après la création des Arist, il est toujours nécessaire de faire de la sensibilisation !
Peut-être d’ailleurs nous faisons-nous encore des illusions...
Quand on peut parler en confiance avec certaines Arist, bien souvent, elles ne cachent pas leur mélancolie devant le peu de cas fait de leur travail par trop d’entreprises clientes...
   
D’autre part, il est sûr qu’une nouvelle sensibilisation a été nécessaire avec le Web. Il a fallu former de nouvelles catégories d’utilisateurs, mais aussi les anciens, à de nouveaux outils, à de nouvelles méthodes de recherche et à la nouvelle “tarte à la crème” que sont l’intelligence économique et la gestion des connaissances...  Arist et CCI, pour ne citer qu’elles, ont donc certainement un rôle à jouer. Mais elles le jouent un peu trop en cavalier seul, oubliant souvent totalement que la profession d’intermédiaire de l’information existe. Et l’on peut regretter en conséquence une trop forte tendance à la fidélisation de leurs clients...
Que faire ?
   

BASES : Et pour un avenir plus lointain, que voyez-vous ?

   
MADELEINE WOLFF-TERROINE : Me prenez-vous pour une pythonisse sur son trépied !
Je dirais volontiers que, comme beaucoup, je ne vois rien nettement !
   
Pour aller un peu au-delà de notre stricte information professionnelle, je m’inquiète pour l’avenir d’une tendance de plus en plus grande à la standardisation tous azimuts et de la perte possible de certaines valeurs ; les possibilités offertes à un éventuel Big Brother m’effrayent. Plus grave, je crains la confusion, entretenue par tous les médias, entre information et connaissance ; le savoir n’est pas l’addition d’informations !
   
Ne me prenez pas pour un pessimiste à tous crins : comme vous, je m’enthousiasme pour toutes les nouvelles possibilités qui nous sont offertes et j’essaye d’en profiter pleine-ment, tant dans ma vie professionnelle que dans ma vie privée..
Si, sur un plan général, on peut craindre l’approfondissement du fossé Nord-Sud, de l’autre nous avons vu Internet offrir un espace de liberté.
   
Internet est un nouvel outil qui nous domine encore et que nous ne nous sommes pas encore totalement approprié ; nous ne savons pas encore bien l’intégrer dans la gamme des moyens  de communication.

Cela viendra et, après notre phase actuelle de zélateurs passionnés et d’adversaires résolus, l’équilibre viendra comme il est venu pour l’imprimerie ou l’électricité. Nous n’en sommes encore qu’aux débuts...

 

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