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Bases, Numéro de Novembre 2003 - n°199 Dialog lance une offre pour les portails |
Auteur : François Libmann |
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A l’occasion du Online de Londres, BASES a pu avoir avec Roger K.
Summit et Roy M. Martin Jr. un entretien approfondi.
Roger K. Summit, le concepteur, fondateur et ancien dirigeant de Dialog, est une personnalité un peu mythique du secteur, et reste très présent dans le Dialog d’aujourd’hui, notamment comme conseiller du CEO Roy Martin. Deux bourses attribuées chaque année à des étudiants portent aussi son nom. Il est assez rare et plutôt réjouissant de voir le fondateur et ancien dirigeant d’une entreprise y avoir une présence réelle, en bonne intelligence avec les nouveaux dirigeants. C’est en tous les cas l’impression que donnent les uns et les autres. Roger Summit se réjouissait – après le petit-déjeuner de la SLA (Special Libraries Association, l’association américaine des documentalistes) auquel il avait été invité – de voir que Dialog était “de retour” dans le monde des documentalistes, tout en déclarant qu’il fallait aujourd’hui être également présent dans des manifestations sectorielles spécialisées. Autre changement par rapport à l’époque, fort longue, de la relation fusionnelle entre Dialog et le monde de la documentation, il faut aujourd’hui être extrêmement attentif à l’expan-sion de l’usage d’un outil comme Google, qui devient une référence pour tous ceux qui, à un moment ou à un autre, ont à rechercher des informations. Et leur nombre est très largement supérieur à celui des clients de Dialog. Nous avons pu constater, lors de ces entretiens, que le concept de supermarché de l’information est toujours prégnant chez Dialog, qui revendique depuis longtemps cette appellation. On est donc à l’opposé des hypothèses que certains avaient émises, d’un recentrage de Dialog sur les informations news et business, au détriment du secteur scientifique et technique. Roy Martin rappelle à ce sujet que Dialog est le seul serveur à offrir à la fois des données de presse, de business, de type scientifique et technique et de propriété intellectuelle, alors que LexisNexis et Factiva ont une offre très limitée en dehors des news et du business, et qu’à l’inverse STN International est certainement très riche – voire maintenant plus riche que Dialog – en informations scientifiques et techniques, mais a une offre en news et business très limitée. Dialog entend profiter de cet atout à l’heure où, d’après son président, il y a une forte demande pour un point d’entrée unique pour toutes les informations nécessaires/utiles à un consommateur d’information. Cet atout est encore valorisé par la nouvelle offre de Dialog Portal – qui permet d’intégrer le contenu de Dialog dans les portails d’entreprises – et Dialog API (Application Programing Interface), qui est un service Web permettant d’intégrer le contenu de Dialog et son moteur de recherche de façon transparente dans des sites Web, des extranets d’entreprises, etc. Les responsables de Dialog soulignent que cette offre liée aux portails est compatible avec neuf logiciels de portails, tels que Plumtree Portal ou Microsoft SharePoint, plus qu’aucun autre produit concurrent. Pour le moment, l’offre de contenu pour les portails est limitée aux news et business. Les informations de type scientifique et technique et de propriété intellectuelle seront disponibles en 2004. Ce type de développement n’est d’ailleurs pas nouveau puisque l’offre Dialog Toolkit existe depuis déjà 1999. D’autres annonces sont “dans les tuyaux”, mais comme il n’est pas toujours possible de les faire coïncider avec le Online, il faudra attendre février ou mars pour découvrir une série de nouveautés concernant l’offre de contenu, l’indexation, ainsi que la tarification. Nous en reparlerons le moment venu. Au cours de notre entretien avec les dirigeants de Dialog, nous sommes également revenus sur le déchargement des 19 bases de Cambridge Scientific Abstracts (voir Bases n°186, septembre 2002), qui a représenté une perte non négligeable pour l’offre de ce serveur. Roy Martin nous a affirmé que cette rupture n’était absolument pas due à une exigence contractuelle de Dialog que Cambrigde Scientific Abstracts aurait refusée. Il analyse ce retrait comme un mouvement stratégique de CSA qui souhaiterait retirer ses bases de tous les serveurs, comme il vient d’ailleurs de le faire du serveur Ovid. Cela étant, nous avouons avoir un peu de mal à comprendre pourquoi CSA a retiré ses bases de Dialog et pas de STN. Dialog était-il considéré comme un concurrent plus dangereux ? Le chiffre d’affaires réalisé avec Dialog était-il considéré comme trop faible ? Y-a-t-il eu un désaccord sur le montant des royalties, sur les conditions d’accès aux documents primaires ? Cela a été démenti par Matt Dunie, le président de CSA, à qui nous avons pu poser des questions après le Online (voir p.2). Cela étant, Roy Martin annonce, d’une part, que la porte est toujours ouverte et, d’autre part, que Dialog cherche des sources alternatives pour les deux banques de données de CSA qui étaient les plus interrogées, à savoir Metadex et Aerospace Database. |
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