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Bases, Numéro de Novembre 2003 - n°199 Changements à la tête de FIZ Karlsruhe |
Auteur : François Libmann, Madeleine Wolff-Terroine |
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Suite au départ en retraite en avril dernier du professeur
Schultheiss, Fiz Karlsruhe a un nouveau directeur général en la
personne de Sabine Brünger-Weilandt, que nous avons eu l’occasion
de rencontrer lors du Online Meeting de Londres.
Rappelons que l’activité essentielle de FIZ Karlsruhe est d’être l’opérateur en Europe de STN International (The Scientific & Technical Network), dont les autres opérateurs sont l’américain Chemical Abstracts Service et la Japan Science and Technology Agency (JST). FIZ Karlsruhe – qui est une institution scientifique à but non lucratif – produit par ailleurs certaines banques de données dans les domaines scientifiques et techniques, telles que Apollit Compuscience ou Math et en coproduit également comme Sigle, sur la littérature grise, dans le cadre du réseau Eagle. Elle propose aussi des services de recherche et développement. Agée de 46 ans, la nouvelle directrice générale de FIZ Karlsruhe n’est pas nouvelle dans le monde de l’information puisque, de 1985 à 1989, elle était responsable du serveur allemand Genios, qui appartient au groupe de presse Handelsblatt. Elle a par ailleurs exercé une activité de consultante dans différentes structures, et a également appartenu pendant sept années à l’équipe dirigeante allemande de … Greenpeace. Si l’on reprend les termes du communiqué de presse, Sabine Brünger-Weilandt a fixé six objectifs stratégiques pour FIZ Karlsruhe : - continuer à développer le cœur actuel de l’activité ; - développer de nouvelles activités en offrant des services personnalisés à des segments de clientèles clairement identifiés ; - créer un nouveau département recherche ; - développer de nouvelles coopérations et de nouveaux partenariats stratégiques au niveau national et international ; - conquérir de nouveaux groupes de clients et développer de nouveaux marchés ; - intensifier et renforcer les relations avec les clients existants. On conviendra qu’il s’agit là d’un vaste programme qui ne manque pas d’ambition. Au cours de notre entretien, la nouvelle directrice générale nous a confirmé que son cœur de cible était constitué par les professionnels de l’information, à la fois comme clients directs et comme prescripteurs vis-à-vis des non-professionnels de l’information. Reconnaissant comme Roy Martin – le CEO de Dialog – l’importance d’être un point d’entrée unique pour toutes les informations recherchées par les clients, Sabine Brünger-Weilandt est à la recherche de partenaires offrant des données complémentaires à celles qui sont disponibles sur STN. Factiva ou Genios seraient, par exemple, des candidats potentiels pour établir des passerelles avec STN, sachant qu’il n’est pas question de charger en masse sur les ordinateurs de ce serveur des banques de données news ou business. Il s’agit plutôt de créer des liens et une interface aussi intelligente que possible, pour que les utilisateurs passent facilement d’un fonds à un autre fonds. En revanche, l’offre de banques de données du domaine scientifique et technique, de même que celle du domaine de la propriété intellectuelle, va continuer à se renforcer. Il est en effet prévu de charger certaines des banques de données de Cambridge Scientific Abstracts qui ne sont pas encore disponibles sur STN. Cela confirmerait au passage que l’objectif de ce producteur n’est pas de décharger ses bases de tous les serveurs pour ne les offrir que sur son propre service. Il est aussi prévu de charger la base des références de brevets français de l’Inpi, ainsi que les bases de brevets français et anglais en texte intégral. STN sera, par ailleurs, le premier serveur à offrir WPI First View, le nouveau service d’alerte rapide que va lancer Derwent sur les dépôts de brevets. Nous reviendrons plus en détail sur ces nouvelles banques de données dans un prochain numéro de Bases. Largement subventionné par le gouvernement allemand et son ministère de la recherche, FIZ Karlsruhe se devait de ne pas se concentrer uniquement sur des activités “commerciales”, mais aussi de contribuer à l’aide et au développement du monde de la recherche, et à la meilleure diffusion des résultats de son travail. Il est donc envisagé, d’un côté de développer des produits d’information thématiques et personnalisés pour les chercheurs, mais aussi des logiciels permettant aux scientifiques de mettre en forme, d’éditer ou de diffuser aisément le fruit de leurs travaux. Ceci n’est pas sans rappeler certains outils créés dans le cadre d’Open Access. Mais ces projets concernent aussi des organismes privés, puisque Sabine Brünger-Weilandt veut développer “des modules de ebusiness” pour les maisons d’édition petites et moyennes, qui ont besoin d’outils personnalisés. On est un peu étonné que les produits d’information qui seront développés dans ce cadre soient destinés à rester en accès réservé à ces institutions. Il nous aurait, en effet, paru intéressant de faire jouer les synergies entre les différentes activités de FIZ Karlsruhe, en proposant aux clients de STN International l’accès à une partie au moins de ces produits d’information spécialisés. |
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