
|
Bases, Numéro de Novembre 2003 - n°199 Précisions sur la stratégie de Cambridge Scientific Abstracts |
Auteur : François Libmann |
|
Beaucoup d’informations, plus ou moins contradictoires, ont circulé
à Londres sur la stratégie de Cambridge Scientific Abstracts. Nous
avons pu dialoguer peu après le Online avec Matt Dunie, le
Président de CSA, qui nous a fourni des premiers éléments de
réponse :
- en ce qui concerne Dialog, les revenus liés à l’utilisation des bases de CSA sur Dialog étaient en baisse depuis plusieurs années, alors qu’ils augmentaient chez d’autres distributeurs. Malgré presque deux années de négociations, Dialog et CSA ne sont pas parvenus à trouver un nouvel accord ; - en ce qui concerne Ovid, CSA retire les neuf bases de données qu’il offrait au marché académique via ce serveur. La première raison avancée par CSA est que la plate-forme SilverPlatter (l’une des deux plates-formes d’Ovid) n’est pas assez évolutive, comparée à d’autres. D’autre part, CSA estime qu’il lui est de plus en plus difficile de répondre efficacement aux besoins des consortia via SilverPlatter. Ovid a refusé le “plan de transition” proposé par CSA et conteste les arguments utilisés ; mais cela ne change rien, a priori, sur le retrait de ces neuf bases ; - en ce qui concerne STN, un nouvel accord a été signé, qui inclut la mise à disposition sur STN de nouvelles bases produites par CSA, en plus de celles qui y sont déjà. Il y a cependant fort peu de chance de voir charger sur STN des bases non scientifiques et techniques qui étaient présentes sur Dialog, comme Art Bibliographies Modern ou Sociological Abstracts; - en ce qui concerne les relations avec les distributeurs, la stratégie n’est clairement pas de retirer les bases de CSA de tous les serveurs. Ces bases restent donc aussi sur OCLC et NISC. Des discussions sont d’ailleurs en cours avec d’éventuels autres distributeurs sur certains segments de marché. D’autre part, CSA maintient IDS (Internet Database Service), son propre serveur, qui héberge également des banques de données qu’il ne produit pas et qui est destiné au marché de la consommation illimitée, c’est-à-dire au monde universitaire, aux organisations gouvernementales et aux grandes sociétés. Des possibilités voisines du “pay as you go” existent de façon limitée, avec la formule Search Abstracts (www.searchabstracts. com/biblio/36hour.asp), qui propose, pour 39 $ payables par carte de crédit, un accès illimité pendant 36 heures à différents bouquets de banques de données, sachant que toutes les bases de CSA ne sont pas disponibles avec ce système. |
|