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Bases, Numéro de Novembre 2003 - n°199 Online de Londres : la reprise est amorcée |
Auteur : François Libmann |
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Une exposition à peine moins grande (250 stands environ), avec de
nouveaux exposants (plus de 40 selon les organisateurs), un nombre
significatif de visiteurs et de congressistes... il est clair que
le Online n’est pas mort.
Après deux années moroses qui avaient pu faire douter de l’avenir d’une telle manifestation, on peut parler d’amorce de reprise. Certes, il y avait de nombreux absents parmi les exposants traditionnels, tels que LexisNexis et Dimdi, pourtant fidèles depuis longtemps. Le “bloc” des stands français était pour sa part plus petit que les années précédentes, le Ministère de la Recherche n’ayant pas accordé sa subvention. Absents également cette année, les exposants japonais et coréens, comme les organismes officiels espagnols, qui ne venaient d’ailleurs plus depuis longtemps. En revanche, Prous, de Barcelone, se distinguait avec un beau stand... Enfin, on peut regretter que des sociétés comme Autonomy ou Verity n’aient pas répondu à l’appel, alors qu’une société anglaise comme Cogenta, créée en 2002, présentait pour la première fois ses outils de recherche sur le Web. Les éditeurs en revanche étaient venus plus nombreux que les années précédentes. Hormis tous les grands – Wiley, Wilson, Thieme, Springer et consorts –, on notait aussi la présence de petites maisons d’édition, d’organismes scientifiques éditeurs de plusieurs publications – comme l’American Institute of Physics – ou d’une seule publication (comme l’Académie – américaine – des Sciences, avec son bien connu Pinas), ou encore d’organismes privés éditeurs de quelques revues comme Sage Publications ou Nature Publishing Group. Plus curieuse était la présence, en particulier dans le domaine biologique et médical, de plusieurs sociétés savantes américaines, sans but lucratif, éditant toutes un journal couvrant le cancer, la physiologie, ou la biologie moléculaire. C’est la pemière fois que l’on voyait au Online une représentation aussi nombreuse de ce type d’organismes. On observait aussi, comme au meilleur temps – mais sur une surface plus réduite –, une animation certaine dans l’exposition, qui reste un lieu de contacts et d’échanges privilégiés, jouant à fond l’unité de temps et de lieu pour une communauté de professionnels. Certes, certains exposants, surtout les habitués, se plaindront toujours qu’ils voient surtout leurs clients existants et que le coût de participation à ce type de manifestation est élevé ; mais cela participe de la relation client et de la notoriété. Pour les visiteurs, le salon reste un moyen de faire un “tour du marché”, ou tout au moins d’une partie importante du marché, de prendre connaissance de certaines nouveautés, de faire le point avec un fournisseur mal connu ou d’en découvrir de nouveaux. Une telle manifestation reste aussi un lieu privilégié pour établir ou entretenir des contacts avec d’autres professionnels. On notera cette année la multiplication de courtes présentations gratuites – plus de 80 séances de 30 mn –, en parallèle au congrès payant. Il s’agit aussi bien de présentations de produits que d’études de cas ou de présentations de tendances. Cela crée une animation et une motivation pour un large public. Par ailleurs, un événement baptisé “Content Management Europe” a été lancé cette année, mais il constituait surtout, nous semble-t-il, un outil de communication et un prétexte à créer un espace, pour réunir les exposants dont les offres entraient dans le cadre de cette thématique. On peut espérer que la surface d’exposition – qui reste néanmoins significative – a atteint cette année son niveau bas. On peut également souhaiter que la reprise qui s’amorce conduira plus de sociétés à se permettre un tel investissement. Le principal défi reste encore, pour les organisateurs, de convaincre les acteurs de l’Internet de l’intérêt d’une manifestation destinée en priorité aux professionnels de l’information. En effet, si l’un des dirigeants de Google était intervenu, de manière assez décevante d’ailleurs, lors de la séance d’ouverture du congrès de l’an passé, Google et ses concurrents sont restés cette année totalement absents de l’exposition. Sur le plan des nouveautés, il n’y avait, comme à l’accoutumée, pas d’annonces majeures, ne serait-ce que parce qu’il est difficile de faire systématiquement coïncider l’annonce de nouveautés avec la première semaine de décembre. Mais nous avons relevé toute une série de “petites“ nouveautés. Cette reprise du Online de Londres semble donc de bon augure pour le prochain i-expo, qui doit se tenir à Paris du 8 au 10 juin prochain. Quant à la vingt-huitième édition du Online, elle aura lieu à Londres du 30 novembre au 2 décembre 2004. |
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