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Bases, Numéro de Janvier 2004 - n°201 Traduction automatique des brevets japonais : une première étape |
Auteur : François Libmann |
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Il est très fréquent, dans une recherche de brevets, de trouver un
nombre important de documents japonais. Si le Japon n’est que la
troisième puissance économique mondiale, ce pays est en effet le
premier déposant de brevets, avec plus de 40 % du nombre de brevets
déposés dans le monde. Or, 12 % seulement ont des équivalents
européens, américains ou PCT, la majorité n’étant pas déposés hors
du Japon.
Si l’on veut en savoir plus sur un brevet japonais n’ayant pas d’équivalent dans une langue couramment pratiquée en France, il existe une première étape consistant à chercher les résumés disponibles en anglais dans les banques de données World Patents Index de Derwent, Japio, ou encore dans Chemical Abstracts si le brevet concerne la chimie. Ces résumés peuvent être suffisants pour décider que le brevet n’est pas intéressant ou, au contraire, qu’il l’est tellement qu’une traduction complète et “humaine” est nécessaire. Mais il est connu que ce type de traduction est cher. Si l’on est dans le cas de figure intermédiaire et que l’on souhaite en savoir plus, avant de faire traduire de façon “humaine” tout ou partie du brevet, on peut utiliser plusieurs systèmes de traduction automatique – appelés souvent Machine Assisted Translation –, sachant que parfois, une relecture humaine est faite avant livraison au client. Bien qu’assez peu utilisée en France, l’offre n’est pas négligeable puisque cinq possibilités sont offertes (et bientôt une sixième), dont l’une est même gratuite. Les plus connues en France sont celles de Derwent avec son service MAT (Machine Assisted Translation) et celle de l’Office japonais de brevets (JPO). Derwent offre son service standard à 235 £ (40 £ de plus si l’on veut, le cas échéant, la traduction des tableaux, car elle est faite de façon manuelle) pour des brevets publiés depuis 1993. Ce prix est indépendant du nombre de pages. Si le brevet est vraiment très court (moins de cinq pages), le coût est inférieur. Pour des brevets plus anciens, le prix est de 55 £ par page et toujours 40 £ pour les tableaux. La traduction est réalisée au sein de la filiale japonaise de Derwent ; elle est “human edited”. Le délai standard est de 5 à 7 jours. Pour sa part, le site de l’Office japonais des brevets propose un système gratuit de traduction automatique des brevets des sept dernières années. D’après certains experts, il ne serait pas extrêmement convivial et son moteur serait moins performant que d’autres, mais il a ses adeptes. Par ailleurs, Patolis-e, banque de données sur les brevets japonais, appréciée en particulier pour ses informations très complètes sur le statut légal de ces brevets, offre également un service de traduction automatique. Patolis-e est représenté en Europe par Questel.Orbit et l’Office européen des brevets à Vienne. Ce service de traduction n’est pas gratuit, mais son prix est peu élevé (27,22 e chez Questel.Orbit), sachant qu’il faut être abonné à Patolis-e pour y avoir accès (environ 260 e par an chez Questel.Orbit et un prix sensiblement équivalent à l’Office européen des brevets) En poussant nos investigations, nous avons découvert d’autres services de traduction automatique des brevets japonais qui semblent moins connus en France. Celui qui fait le plus parler de lui est Paterra, créé en 1996 par Alan Engel et sa femme sur “la table de leur cuisine”, variante du garage pour les créateurs d’entreprises américains. Alan Engel est un chimiste qui a travaillé pendant trois ans chez Dupont comme chercheur et qui a appris le japonais. Il propose aujourd’hui un système entièrement automatique de traduction des brevets japonais pour la somme de 39 $ par document. Ce système est disponible pour les brevets Kokai depuis 1993 et les brevets délivrés depuis 1996. Il n’est pas nécessaire de fournir le brevet original, dans la mesure où Paterra dispose de la collection complète. Un service complémentaire, baptisé Protys, permet de mettre en place une surveillance hebdomadaire ou bi-hebdomadaire des demandes de brevets japonais (A2). Nous avons identifié également la société Rising Sun Communications Ltd qui offre, entre autres services, des traductions automatiques “retravaillées” de brevets japonais dans le domaine de la chimie, de la biochimie, de la pharmacie et de la biomédecine. La société souligne l’intérêt particulier de ce service dans le domaine de la biochimie, où certains brevets peuvent être très longs : par exemple, 776 pages pour un brevet de Daïchi Pharmaceutical, sans le rapport de recherche, ni les figures. Signalons enfin la société Global Language Translation and Consulting Inc (Gltac) qui, à côté de services classiques de traduction, annonce le lancement prochain de son service KwikTrans. INFORMATIONS : Derwent - service MAT : +44 207 424 2461 - JPO : www.ipdl.jpo.go.jp/homepg_e.ipdl - www.questel.orbit.com - www.european-patent-office.org/jpinfo - www.paterra.com - www.risingsun.co.uk/machinetranslation.html - www.gltac.com |
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