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Bases, Numéro de Janvier 2004 - n°201 France : le Top 100 de l'intelligence économique |
Auteur : Danielle Kaminsky |
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On en rêvait, il l’a fait.
Maurice Botbol, directeur du groupe Indigo Publications, rédacteur en chef de la lettre Intelligence Online – disponible sous forme papier et électronique (www.intelligenceonline.fr) –, a présenté au cours d’une conférence organisée par SCIP France le 20 janvier dernier à Paris un ouvrage très attendu : France - Le Top 100 de l’Intelligence Economique. Bien plus qu’un simple annuaire, qui se bornerait à présenter les entreprises du secteur par leurs seuls noms, coordonnées et chiffres d’affaires, ce document est une véritable mine d’or pour les entreprises, administrations et organismes, tant il recèle d’informations. Son intérêt est d’avoir sélectionné les experts qualifiés dans le domaine de l’intelligence économique – qu’il s’agisse de sociétés privées, de structures mises en place dans les grands groupes industriels ou d’organismes publics ou parapublics –, les principales associations et certains établissements d’enseignement supérieurs. Ces experts sont pour environ un tiers des prestataires, pour un quart dans l’appareil d’Etat, la formation et les associations et pour le reste (plus de 40%) dans les entreprises, essentiellement du CAC 40. Le Top 100 de l’IE procure une analyse des spécialités des uns et des autres. Une place très importante est accordée aux réseaux et on y trouve des cartographies détaillées de réseaux relationnels, qui constituent un mode de fonctionnement privilégié de la communauté française de l’intelligence économique. Cette approche est l’un des points forts du document. Il aura fallu des centaines d’entrevues et de questionnaires et pas moins de cinq mois de travail de fourmi à l’équipe d’Indigo Publications, animée par Maurice Botbol et Isabelle Verdier, pour produire ce document hors pair, déjà considéré par beaucoup comme l’ouvrage de référence. Il faut noter qu’il s’agit de biographies “non autorisées”, en ce sens qu’elles sont le résultat des interviews réalisés, complétés par des recherches menées par les auteurs et qu’elles n’ont pas été soumises pour relec-ture/validation aux personnes concernées. La valeur ajoutée du Top 100 tient au fait que ses auteurs se sont beaucoup intéressés au parcours et à la personnalité des experts sélectionnés. Au premier abord, il peut d’ailleurs sembler étrange que cet annuaire procure autant de détails biographiques sur les professionnels de l’intelligence économique. Un choix né du constat que “ces entreprises restent fortement liées à la personnalité de leurs fondateurs”, explique Maurice Botbol. Et qui éclaire aussi les types d’affaires traitées et les méthodes employées pour aider les entreprises clientes à mener à bien leur activité, prévenir des risques ou dénouer des situations problématiques. Chaque société est présentée sous deux angles : une fiche pleine page sur le dirigeant, avec biographie détaillée, son profil, sa formation, son parcours professionnel, ses réseaux de relations, son approche de l’activité d’intelligence économique et même ses “à-côtés” (passions, sports, activités extra-professionnelles). Cette fiche débute par une caractérisation personnelle du dirigeant, donnée par les analystes auteurs de l’étude. Ainsi, Bruno Delamotte, gérant de BD Consultants, est-il qualifié de “Géostratège”, Hervé Séveno, président de I2F, de “Spécialiste du risque pénal”, Jean-Pierre Vuillerme, directeur de la sécurité et des relations extérieures de Michelin, de “Discret communicateur”... Vient ensuite la fiche de présentation de la société, avec ses coordonnées, données de base, chiffres d’affaires ou budgets, nombre de salariés, informations sur les principaux responsables de l’équipe, ses domaines d’activité, ses champs d’intervention, ses principaux clients, des exemples de contrats traités et souvent des cas concrets. La lecture du Top 100 fait ressortir concrètement toute la gamme des métiers englobés dans le concept d’intelligence économique. Un secteur bigarré où agissent entreprises de nature, de tailles et spécialités différentes, où se côtoient sans surprise anciens officiers du renseignement, anciens policiers ou gendarmes, mais aussi diplômés de Sciences Politiques, d’H.E.C, écono-mistes, professionnels du droit, de la finance, ingénieurs télécoms et bien d’autres spécialistes. L'INTELLIGENCE ECONOMIQUE : UN SECTEUR BIGARREAinsi, Maurice Botbol et Isabelle Verdier permettent de rendre
compte de cette diversité, comme par exemple avec ces informations
qu’ils ont détaillées lors de la présentation du Top 100 à la
conférence SCIP France : L’ADIT est en train de créer une fondation d’entreprises, tournant autour des technologies de souveraineté. L’arrivée du Préfet Rémy Pautrat à la tête de l’ADIT, en tant que vice-président exécutif, est significative : il va coordonner le rôle des cinq préfets de région pour l’IE. Le rôle de l’ADIT “agace les consultants privés”, observe Maurice Botbol, “ils n’apprécient pas que l’Etat vienne les concurrencer sur leur domaine d’activité”. Deux prestataires sont classés à part par Maurice Botbol : il s’agit de la société Kroll (Bureau France) et de Egideria. La société américaine Kroll est la plus grosse société d’intelligence économique au monde et la plus ancienne. Elle a étendu sa gamme de prestations à l’IE. A Paris, le bureau existe depuis une dizaine d’années. Maurice Botbol rappelle que cette implantation avait été très mal accueillie en France à ses débuts par les services de renseignements français, la société étant soupçonnée de liens avec la CIA. C’est le français Hervé Zany qui dirige le bureau français de Kroll depuis un an. Derrière lui, indique Maurice Botbol, il y a des personnes aux profils différents : un ancien militaire issu du renseignement hollandais, qui s’occupe pour Kroll France des investigations, un ancien de l’armée israëlienne, qui travaillait aupa-ravant pour la sécurité de la compagnie aérienne El Al et de la sécurité d’une banque. Ces profils donnent à la société Kroll son côté très offensif souligne Maurice Botbol, qui précise que l’entreprise réalise une grosse partie de son chiffre d’affaires avec des clients français. Pourquoi les entreprises françaises font-elles appel à Kroll ? Dans les cas d’affrontements entre poids lourds de l’économie française explique Maurice Botbol, par exemple dans les affaires qui ont opposé entre eux les groupes Pinault et LVMH d’une part et Lagardère et Thomson d’autre part. L’intérêt pour LVMH, comme pour Thomson, de faire appel à Kroll, était de rechercher une prestation plus neutre, car réalisée par un cabinet étranger, ainsi qu’une meilleure assurance de confidentialité. La présence internationale de Kroll facilitait par ailleurs la réalisation de recherches dans le monde entier. La société française Egideria est dirigée par Yves-Michel Marti et compte un effectif d’une dizaine de personnes. De formation ingénieur télécom, Yves-Michel Marti a une culture anglo-saxonne et est l’un des pionniers de l’intelligence économique en France. Maurice Botbol le qualifie d’“expert de l’information grise offensive”, ayant pour spécialité de chercher de l’information difficile à trouver, grâce aux solides réseaux humains qu’il a montés. Sa clientèle est constituée de grands groupes, auxquels il apporte de l’information à forte valeur ajoutée. La société BD Consultants, créée il y a trois ans par Bruno Delamotte, ex-analyste au Secrétariat Général de la Défense Nationale, est en pleine expansion et réalise 75 % de son chiffre d’affaires pour ses interventions à l’étranger, au profit de grands groupes français tels que Renault, Total, Alcatel, Danone ou Thalès, en Afrique, en Europe, en Asie, au Moyen-Orient, en Amérique Latine. La société est spécialisée dans la sécurisation des projets et implantations en zones sensibles (par exemple en Colombie, en Afghanistan, au Nigéria ) et est active pour aider des entreprises françaises à obtenir des marchés dans le cadre de la reconstruction de l’Irak. Pour Maurice Botbol, la principale caractéristique de Bruno Delamotte est d’être très mobile, d’avoir une excellente connaissance des points chauds du globe et de s’être bâti un précieux réseau de contacts de haut niveau, aussi bien en France qu’à l’étranger. Les auteurs du Top 100 soulignent également que BD Consultants évolue vers les activités de conseil en stratégie, et que “à la différence des grands cabinets d’audits internationaux, (elle) est opérationnelle sur le terrain.” Ils présentent également les sociétés créées par d’anciens professionnels des Services Action. Parmi elles, GEOS, dirigée par Stéphane Gérardin, ancien du service Action de la DGSE, est la plus importante du marché, avec plus de cinq millions de chiffre d’affaires. GEOS a été créée en 1997 et son conseil d’administration est présidé par Jean Heinrich, lui-même ancien de la DGSE, qui fut aussi directeur de la Direction du renseignement militaire. GEOS procure des prestations de sécurité, comme la sécurité d’installations pétrolières en Arabie Saoudite, et Maurice Botbol indique que l’intelli-gence économique est l’une de ses orientations principales. La société Eurodecision-AIS, dirigée par Philippe Darentière avec le général Loup Francart, est quant à elle spécialisée dans la gestion des conflits et des crises. AB Associates, dirigée par Alain Bauer, est spécialisée dans la sécurité urbaine. Creatis Consulting, créée par Stéphane Malvoisin, ancien de la DGSE, est spécialisée dans le risque voyageurs. La société Atlantic Intelligence, dirigée par Philippe Legorjus, ancien patron du GIGN – que Maurice Botbol présente comme “le gendarme intello”, se caractérise selon lui par un effort de tranparence, qui s’est manifesté par son introduction en bourse. L’éditeur du Top 100 de l’IE souligne également le rôle important que jouent dans le secteur de l’IE les pionniers du métier de l’IE, tels que François Libmann, directeur de FLA Consultants et actuel Président de SCIP France, qui a créé le métier de courtier en information en France, la société Cybion et les sociétés spécialisées dans le data mining, telles que Datops et Digimind. Le Top 100 de l’IE permet également de découvrir des acteurs spécialisés dans le droit : la société Antee S.A.S, créée par deux anciens de Thomson, surveille les évolu-tions du droit et des réglementations dans le monde entier, pour prévenir ses clients des failles et des risques possibles et, selon Maurice Botbol, aide à savoir “comment les utiliser ou les contourner”. Egalement dans le domaine du droit, la société I2F est spécialiste du risque pénal. Elle est dirigée par Hervé Seveno, ancien de la Brigade financière de la Police Judiciaire, qui a créé I2F en 2000. La société est passée deux ans plus tard sous le contrôle de la Compagnie de Conseils Saint-Honoré (CCHS), filiale du groupe LCF Rothschild et a racheté deux sociétés, Circe et Cairn Executive, cette dernière appartenant auparavant à Pierre Miallot. Lequel Pierre Miallot est devenu directeur-général adjoint de I2F. Rappelons que Pierre Miallot, ancien membre d’unités spéciales de l’armée de Terre, est lui-même l’un des pionniers de l’intelligence économique offensive en France et que de nombreux consultants passés par ses sociétés sont des acteurs-clés des réseaux de l’IE. L’un des principaux responsables d’I2F, Pierre Donnersberg, ancien élève de l’Ecole supérieure de journa-lisme de Paris, a fait carrière au service de compagnies d’assurances et est devenu PDG du groupe Assurances et Conseils Saint-Honoré. Le mérite des notices biographiques élaborées par les auteurs du Top 100 de l’IE est de montrer comment les itiné-raires professionnels des acteurs sont significatifs dans les stratégies mises en place au service de l’IE : Pierre Donnersberg, qui est le courtier en assurance de l’ensemble de la filière nucléaire française, “depuis les mines d’uranium du Niger jusqu’à Areva” indique Maurice Botbol, “a fait évoluer son métier vers les services liés à la gestion de l’ensemble des risques auxquels peut être soumise une grande entreprise”. La fiche qui présente I2F dans le Top 100 de l’IE informe que l’équipe comprend des professionnels issus de la Brigade financière, qui ont travaillé à la COB (la Commission des opérations de bourse) et que le groupe, qui réalise 70% de son chiffre d’affaires avec des entreprises du CAC 40, veut créer un “véritable pôle sécurité et intelligence économique”. Les sociétés spécialisées ne sont pas seules à être mentionnées dans le Top 100. Les auteurs de l’étude s’intéressent aussi aux structures mises en place à l’intérieur même des grands groupes et n’hésitent pas à signaler les difficultés rencontrées pour réaliser leur travail de recueil d’informations utiles à l’étude. LES ENTREPRISES ET L'IEPour Maurice Botbol, la fonction d’intelligence économique dans
les entreprises est encore mal assumée et “parler des responsables
intelligence économique travaillant au sein des sociétés du CAC 40
et d’autres entreprises considérées comme stratégiques relève d’une
véritable gageure.” “Faute d’informations suffisamment pertinentes sur elles”, certaines sociétés du CAC 40 n’ont pas été retenues dans l’étude. Toutefois, bon nombre de grands groupes y figurent et une typologie des responsables IE des entreprises enrichit le Top 100, parmi lesquelles Air France, Bouygues, EADS, Giat Industries, Accor, LVMH, BNP-Paribas, Danone, Renault, Saint-Gobain, Snecma, France Telecom, Total, Thales, Thomson, Vivendi Universal, Lafarge, Lagardere, Dassault Aviation, Michelin, etc. Maurice Botbol estime qu’Air France a conçu une politique d’IE particulièrement cohé-rente, sous l’égide de Fabien Pelous, qui a créé la cellule IE de la compagnie aérienne. Il raconte que grâce à cette organisation, Air France a pu suivre des indicateurs très précis par rapport à la concurrence – par exemple les prix, les lignes annulées – et élaborer des tableaux de bord rigoureux pour comparer les performances de la compagnie avec celles de ses concurrents. Un travail sur des sujets de fond, l’étude des compagnies “low cost” a aussi permis de ne pas commettre les erreurs qui ont fait perdre beaucoup d’argent à d’autres sur cette voie. Dans un autre domaine, Maurice Botbol fait observer qu’une société plutôt réputée pour son goût du secret, comme Areva, a entrepris de sortir du bunker. Olivier Grégoire, directeur IE et la PDG Anne Lauvergeon, assument ouvertement la fonction IE et, souligne l’auteur du Top 100, ont arrêté de rester sans voix vis-à-vis des ONG, décidant de leur répondre sur leur propre terrain en recherchant la position de dialogue. Parmi les rares autres groupes qui acceptent “d’assumer ouvertement” leur responsable IE, les analystes citent Aventis (Philippe Revardel), France Telecom (Mireille Nouvion), Giat Industries (Patrick Cansell) et la Snecma (Bernard Guillot). Le Top 100 de l’IE met également en évidence le rôle moteur joué par certains responsables sécurité dans la démarche IE de groupes très exposés, surtout dans l’environnement concurrentiel exacerbé, citant dans cette catégorie Michel Farina pour Dassault Aviation, Jean-Pierre Vuillerme, qui cumule les fonctions de directeur de la sécurité et des relations extérieures de Michelin, Jean-Paul Bonnet pour Alcatel, Pierre Ottavi pour Danone, Pierre Pasineti pour Thales. L'IE ET L'APPAREIL D'ETATMaurice Botbol s’intéresse ensuite à l’appareil d’Etat et constate une “éclipse du renseignement extérieur”. Pour lui, la DGSE, c’est-à-dire “ceux qui devraient être aux avant-postes avec les Finances et les Affaires Etrangères, ne sont pas dans l’IE”. Il poursuit : “La DGSE effectue des interceptions, mais cette information est-elle transmise aux entreprises ? Dans quelles conditions ?” Et ajoute : «Les grandes entreprises se plaignent de la défaillance de la DGSE sur ces terrains là.” Pour lui, “Les Finances jouent en défense”, observant que la DREE est complètement écrasée dans le rapport de Bernard Carayon, et que jusqu’à présent, “on n’a pas vu la DREE jouer un rôle important dans l’IE”. Maurice Botbol poursuit en évoquant les “limites de la diplomatie d’influence”, parce que “les Affaires Etrangères doivent appuyer les entreprises à l’export, mais on est très loin de ce qui est fait dans les pays anglo-saxons pour obtenir les contrats”. En revanche, l’éditeur du Top 100 de l’IE constate une montée en puissance du Ministère de l’Intérieur qui, dit-il, a pris beaucoup d’importance dans l’IE dans le rapport Carayon ; il ajoute que l’actuel patron de la DST a fait de l’IE un des axes majeurs des orientations de ses services. Maurice Botbol estime que le fait que le nouveau haut responsable de l’IE, Alain Juillet, ait été nommé par le Président de la République et placé au SGDN, un service qui dépend du Premier Ministre, lui donne une forte légitimité. Une centaine de personnes a assisté à cette présentation organisée par SCIP France, et les participants ne se sont pas privés de manifester leur intérêt pour ce travail important. Cependant, dans l’assistance, certaines inquiétudes ne sont pas dissipées : “l’IE est-il un métier de recyclage des gendarmes ?”, “Faut-il être des services de renseignement pour faire ce métier ?”, “Nous sommes envahis de CV de jeunes diplômés de Mastères spécialisés qui ne trouvent pas de travail”. Le mot de la fin ? La motivation de Nicolas Acquisto, l’un des jeunes étudiants bardé de diplômes qui a suivi la conférence, n’est pas entamée, au contraire : “Pour ma part je suis optimiste et du fait de mon profil de consultant en organisation avec une formation d'origine Sciences Po, DESS Gestion de l'Innovation de Dauphine et récemment le Mastère Spécialisé en Intelligence Scientifique Technique et Economique de l'Esiee, je pense pouvoir contribuer de façon active à des missions d'intelligence stratégique. Les types d'organisation qui ont été présentés lors de la conférence correspondent à mes aspirations et je pense que mon expérience peut les intéresser. Cette étude est instructive et méritera d'être enrichie, tant le monde de l'IE est en constante évolution aujourd'hui. Il serait intéressant qu'une telle étude à l'échelle européenne soit menée. Il ressort que les professionnels de l'IE ont des profils très divers, que ce soit du monde du renseignement ou des profils plus de conseil en stratégie. Pour ma part, cette diversité me semble équilibrée. Il est en effet assez difficile de trouver des missions d'intelligence stratégique en France. Les organisations ne sont-elles pas encore prêtes à s'engager dans ce type de démarche ? C'est une question de temps. Le rapport Carayon et la nomination de Alain Juillet vont sans doute donner un essor à ce domaine encore nouveau pour beaucoup. La France a peut être du retard mais je suis convaincu que vu le nombre de formations de qualité qui existent, les forces vives de l'IE sont là . Je pense que des démarches intéressantes sont en cours, notamment en terme d'intelligence économique territoriale et de développement de réseaux d'experts.” INFORMATIONS : Le Top 100 de l’Intelligence économique, édité par Indigo Publications 518 euros TTC en vente sur le site www.intelligenceonline.fr |
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