|
Bases, Numéro de Décembre 2007 - n°244 Une bonne cuvée pour le Online de LondresLe changement de propriétaire de la manifestation n’a pas entraîné de modifications visibles, à l’occasion de l’édition 2007 du Online Information de Londres. Il y a toujours une distinction entre la partie plutôt orientée contenu – essentiellement serveurs, éditeurs, producteurs et agences d’abonnement –, qui constitue le Online proprement dit, et la partie IMS (Information Management Solutions) plutôt orientée logiciels ; ces deux parties côte à côte ne sont pas vraiment séparées. La seule différence visible est la couleur des panneaux, sur lesquels sont affichés le nom des stands. |
Auteur : François Libmann |
|
L’exposition avait une surface à peine inférieure à celle des
éditions précédentes. Cela est essentiellement dû à la poursuite de
la tendance à la diminution de la taille des stands.
Si la plupart des grands acteurs traditionnels étaient toujours présents (Factiva et Dun & Bradstreet n’exposent plus depuis plusieurs années), on a noté un certain turn-over parmi les “petits stands”. Il n’y avait, en effet, plus qu’un seul stand russe, et plus aucun stand chinois, japonais ou coréen. Les représentants sud-africains, dont nous avons parlé l’an dernier, étaient quant à eux fidèles au poste. Les Espagnols étaient pour leur part de retour, dans un stand commun particulièrement mal organisé et, pour la première fois, un stand offrait des services d’information concernant les pays arabes, services qui sont toujours en phase de mise au point pour leur version anglaise. Ceci est un peu court pour répondre aux problématiques de ceux, et ils sont nombreux, qui cherchent des informations sur les pays de l’Est, l’Asie ou l’Amérique du Sud. Certes, Isi Emerging Markets – qui se spécialise sur ces marchés – était présent, Derwent annonçait la prise en compte des modèles d’utilité chinois, avec une traduction humaine en anglais du résumé (après avoir annoncé qu’il prenait en compte les brevets indiens) et Chemical Abstracts avait fait savoir que de plus en plus de brevets chinois étaient pris en compte ; mais tout cela reste limité, surtout en matière d’information économique et financière. Ceci pose un vrai problème de décalage, entre les demandes d’information de plus en plus fortes concernant les pays émergents et la réponse minimaliste apportée par les organisateurs du Online, ou plutôt par les quelques exposants occidentaux proposant des informations sur ces zones. On souhaiterait, et nous avons déjà exprimé ce vœu, valable tant pour Online que pour iexpo, que les organisateurs réalisent un vrai travail de sourcing pour identifier des services d’information peu connus de ces pays, ou spécialisés sur ces pays. Et s’ils ne peuvent investir seuls ou se faire subventionner, comme c’est le cas des Africains du Sud, ce ne serait sûrement pas un mauvais investissement pour les organisateurs de ces salons que de les inviter et de communiquer largement sur cette initiative. Heureuse surprise cette année, les stands français étaient relativement nombreux, avec de nouveaux venus comme KB Intelligence (qui a vendu dès le premier jour une licence de KB Crawl à un Finlandais), Polyspot et Sinequa ou Report Linker.com, marque anglo-saxonne du lyonnais Plusdetudes.com. Tous ces exposants étaient satisfaits de leur première participation. On a également retrouvé Temis, Questel ou l’Inist. Microsoft était également présent avec une série de stands de partenaires autour de son outil collaboratif Share Point. L’annonce la plus importante du salon était sans conteste le lancement, par Thomson Scientific, de son offre Thomson Innovation, que nous n’avons pas encore pu tester (voir p.7) ; mais en passant un peu de temps sur les stands et en discutant avec les uns ou les autres, on découvrait de nombreuses nouveautés moins fracassantes mais non moins intéressantes, que nous présentons dans les pages de ce numéro. Un grand nombre de conférences étaient proposées, les unes gratuites au sein de l’exposition, les autres payantes au centre de congrès, malheureusement assez éloigné, même s’il est dans le même bâtiment. C’est presque comme s’il y avait deux manifestations indépendantes, tant on voyait peu les 900 congressistes dans l’exposition et tant les thèmes du congrès différaient de ce qui était exposé. On y faisait en effet la part belle aux moteurs de recherche sur le Web – quasi-absents de l’exposition (à l’exception notamment du français Exalead) –, au Web 2.0 ou aux problématiques des bibliothèques et bibliothécaires. On y retrouvait aussi les consultants, journalistes et gourous, américains pour la plupart, qui font souvent plusieurs interventions chaque année, comme Amelia Kassel, Mary Elen Bates, Marydee Ojala, Stephen Arnold, Chris Sherman ou Greg R. Notess. Compte tenu du volume et de la variété de l’offre, Online Information reste pour autant une manifestation de bonne tenue, pour qui veut avoir un tour d’horizon international – au moins pour les pays occidentaux – du secteur professionnel de l’information électronique et cultiver à cette occasion son relationnel. La prochaine édition aura lieu du 2 au 4 décembre 2008 au même endroit. www.online-information.co.uk |
|