Bases, Numéro de Février 2002 - n°180


L'Afrique en ligne : ce n'est pas un mirage

Auteur : François Libmann

L’Européenne de Données a chargé récemment 18 titres de presse africaine en français, qui vont de L’Avenir (République Démocratique du Congo) à Togonews (Togo), en passant par Notre Voie (Côte d’Ivoire), Libération (Maroc), Sidwaya (Burkina Faso) ou encore Walfadjri (Sénégal).
   
Si les questions concernant l’actualité africaine ne sont pas très fréquentes pour tous les utilisateurs de banques de données, il est néanmoins intéressant de voir améliorer l’accessibilité des informations concernant l’Afrique.
   
Nous nous sommes intéressés d’abord à ce qui était disponible sur les grands serveurs, de sources africaines ou non. Nous avons ensuite exploré Internet, pour identifier tant des agrégateurs spécialisés que des publications disponibles en ligne, d’origine africaine ou consacrées à l’Afrique. Nous nous sommes limités aux informations relatives à l’actualité et aux affaires.
   
Les 18 titres de presse africaine en français disponibles sur L’Européenne de Données ont des archives remontant à janvier 2001.
   
De 140 à 300 nouveaux articles sont ajoutés chaque jour. Ils sont fournis par la société All Africa Global Media, qui a des accords avec ces 18 titres.
   
Cette société est en fait le principal fournisseur d’informations d’origine africaine en anglais et en français. Elle fournit ainsi à L’Européenne de Données la totalité de son contenu en français issu de titres de presse africaine.
   
Elle offre par ailleurs en accès gratuit sur son site (www.allafrica.com) le contenu de ces titres de presse en français, ainsi que de nombreux titres de presse en anglais et d’autres sources (voir encadré p.3).
   
Des comparaisons sur deux exemples de recherche limitées à 2002 montrent que les mêmes articles se retrouvent sur L’Européenne de Données et sur le site du producteur.
   
On trouvera dans le tableau page suivante une série d’avantages et d’inconvénients que nous voyons à utiliser l’une ou l’autre source.
   
Dialog offre pour sa part une banque de données baptisée Africa News, qui est l’ancien nom d’Allafrica (voir encadré p.3) ; cette base est séparée en deux parties : le fichier n° 606 pour les données les plus récentes, depuis juin 1999 (plus de 260 000 documents) et le fichier n° 806 pour les archives, de juillet 1996 à mai 1999 (plus de 65 000 documents).
   
Cette banque de données, proposée à Dialog par Comtex Scientific Corporation est, en fait, elle aussi alimentée par  All Africa Global Media, qui vend ses informations à Comtex.
   
Une série de tests ont fait apparaître les éléments suivants :
 
- on retrouve presque tous les articles présents sur Dialog sur le site Allafrica.com.
Réciproquement, presque tous les articles  en anglais du site se retrouvent sur Dialog ;

- la quasi totalité des articles sont en anglais ; cependant, au moins 150 (sur plus de 260 000 pour la partie récente) sont en français, bien que le champ langue indique english. Ils proviennent d’organismes tels que Reporters sans Frontière ou le Haut Commissariat aux Réfugiés, ou bien de quotidiens francophones tels que Sud Quotidien ou Guineenews ;

- on peut trouver des documents en double ou en triple ;

- nous avons trouvé un article ne correspondant pas à son titre ;

- le titre de la “vraie” source, c’est-à-dire la source d’origine, apparaît au début du texte de l’article le plus souvent et/ou parfois à la fin dans le copyright, mais pas dans le champ JN (Journal Name), où figure Africa News pour tous les documents ; cela rend  difficile la recherche par sources.
   
On peut néanmoins contourner très souvent cette difficulté en cherchant le titre du journal à 10 mots maximum avant Allafrica ou avant Comtex.
   
On écrira par exemple S(GHANAIAN()chronicle) (10w) (Allafrica + Comtex) pour récupérer au moins l’essentiel des articles provenant du Ghanaian Chronicle.
   
On trouve une (petite) partie des informations d’Africa News dans d’autres banques de données présentes sur Dialog, en particulier le fichier 20 (Dialog Global Reporter, nouveau nom de World Reporter), mais jusqu’au 31 mai 2001 seulement et, en résumé, dans le fichier 583 (Gale Group Globalbase), sachant que la source a changé de nom en août 2000 passant de Africa News à Allafrica.com.
   
D’une façon plus générale, on trouve des informations plutôt orientées business, de sources africaines ou spécialisées sur l’Afrique, dans les banques de données Dialog Global Reporter (n° 20), Asia Intelligence Wire (n° 619), EIU Business Letter (n° 629), Globalbase (n° 583) (voir ci-dessous les banques de données multidisciplinaires avec indexation).
   
On trouvera aussi dans d’autres banques de données de Dialog des informations liées à l’Afrique, de type scientifique, médical, historique ou sociologique.
   
Une recherche à partir de AFRI ? dans le Journal Name Finder (fichier n° 414) donne une bonne idée des sources disponibles et des banques de données offrant des documents issus de ces sources.
   
Dans LexisNexis, on trouve la partie en anglais d’Africa News (code AFRNWS) dans les bibliothèques NEWS, WORLD et MDEAFR.
   
On trouve également une partie des documents dans Global News Wire (qui correspond à l’ancien World Reporter).
   
Si l’on compare le contenu d’Africa News disponible sur Dialog et sur LexisNexis, on observe plusieurs différences.
   
Le nombre de documents année par année sur les deux serveurs présente ainsi des différences qui peuvent être importantes, dans un sens ou dans l’autre. Pour 2001 par exemple, Dialog offre 111 951 documents et LexisNexis 98 391 seulement. A l’inverse, en 1999, Dialog ne propose que 43 714 documents répartis sur les fichiers 606 et 806, tandis que LexisNexis en offre 59 542. Par ailleurs, et comme souvent, LexisNexis a une plus grande antériorité, puisque les informations remontent à 1990, année pour laquelle on trouve 145 documents.
   
Nous avons essayé de réaliser des comparaisons à certaines dates, mais cela est extrêmement difficile car les dates des documents sont parfois différentes d’un serveur à l’autre, et certains articles peuvent être en double. Si l’on compare le même article sur les deux serveurs, on observe que la mention de la source (la publication d’origine), qui est dans le texte sur Dialog, figure dans le Byline sur LexisNexis, où on trouve habituellement l’auteur ; l’auteur est en revanche présent sur Dialog, mais pas sur LexisNexis !
   
D’une façon plus générale sur LexisNexis, l’essentiel des sources africaines ou concernant spécifiquement l’Afrique se trouvent dans la bibliothèque Middle East Africa (MDEAFR) qui, comme son nom l’indique, ne couvre pas seulement l’Afrique.
   
On y trouve bien sûr Africa News, des publications spécialisées et, comme c’est courant chez LexisNexis, des extraits couvrant le sujet issus de différents fonds, tels que Global News Wire, ABI/Inform (pour African Business) ou Contemporary Women’s Issues.
   
Y Figurent également les titres d’Indigo Publications — qui sont en français et/ou en anglais —, sur lesquels nous reviendrons plus loin.
   
En principe, ces titres devraient tous offrir avec une antériorité remontant à 1993, alors qu’elle est de 1992 sur le site de l’éditeur (sauf Maghreb Confidentiel, pour laquelle l’antériorité est de 1994 dans les deux cas). Il faut d’abord savoir que dans la bibliothèque MDEAFR, il faut sélectionner les fichiers ALLNW et NONENG, en les séparant d’une virgule, si l’on veut les publications en français et en anglais.
   
Cela étant, LexisNexis a manifestement du mal à comprendre l’évolution des titres d’Indigo Publications. C’est ainsi que si la lettre Afrique Energie s’arrête bien le 25 octobre 2000, date à laquelle elle a éclaté en deux titres, on trouve dans la version anglaise (Africa Energy and Mining) les articles de 2002 en français (!) d’une des lettres qui a pris la suite et rien entre le 25 octobre 2000 et le 1er janvier 2002. C’est parce que l’éditeur, mécontent du serveur, n’a pas fourni les données de 2001 !
   
La situation devrait s’arranger et la couverture se compléter, mais l’on ne sait pas quand.
   
D’ici là, si l’on veut être exhaustif, il est sage d’aller sur l’un des sites Africa Intelligence (voir page 4).
   
Sur Factiva, Africa News, fourni par Comtext, étant en cours de chargement, les comparaisons avec LexisNexis et Dialog ne sont pas possibles pour le moment. Africa News est actuellement disponible sur RBB. Des comparaisons avec ce qui est proposé chez Dialog et LexisNexis nous ont montré qu’il y a environ deux fois moins d’articles disponibles sur RBB, alors que l’accord avec Comtex porte, selon les responsables de Factiva, sur l’ensemble des informations.
   
Factiva et Comtex étudient le problème, pour que la totalité du fonds soit effectivement disponible dès que possible. Il est prévu que l’antériorité soit sensiblement la même que sur Dialog (1997). D’une façon plus générale, il est possible dans Factiva de sélectionner l’ensemble des sources considérées comme africaines, c’est-à-dire les sources réellement africaines plus quelques autres, et/ou de sélectionner les articles parlant de l’Afrique, c’est-à-dire indexés avec un des codes concernant l’Afrique en tout ou partie.
   
Sur DataStar, on trouve comme sur Dialog des banques de données multidisciplinaires avec indexation : Dialog Global Reporter (REPO), Business & Industry (BIDB) et Promt (PTSP ou PTSC) (voir ci-après). Il existe en revanche une source originale, non spécialement consacrée à l’Afrique, mais qui en a, a priori, une bonne couverture ; il s’agit de la BBC, dont les données sont réparties dans deux bases : BBC Monitoring: Summary of World Broadcasts (BSWB), qui propose les archives de septembre 1993 à mars 2001, date de la fin de la production de ces informations par la BBC ; le relais a été pris par la BBC International Reports (BBCM) depuis avril 2001. Il s’agit dans les deux cas de résumés en anglais d’informations diffusées dans 3 000 sources radio, télévision, presse, agences de presse ou Internet dans 150 pays, essentiellement des pays en voie de développement.
   

LES BANQUES DE DONNEES MULTIDISCIPLINAIRES AVEC INDEXATION

   
Il nous a semblé intéressant d’examiner comment les banques de données technico-économiques avec indexation couvraient l’Afrique et à partir de quelles sources. Les tests ont été faits sur Dialog.
   
Pour Delphes, depuis 1995, 5 032 documents sont indexés avec Afrique ou un des pays d’Afrique, et 913 pour l’année 2001.
   
Si l’on analyse les sources pour ces documents, on observe que plus de la moitié (589) proviennent de Marchés tropicaux et méditerranéens, 66 de Jeune Afrique Economie, 14 du Moci et 5 d’Afrique Contemporaine. Il y a donc une part significative de sources spécialisées.
   
Pour Promt depuis 1990 (fichier n° 16), on trouve 42 252 documents, dont 3 832 pour l’année 2001. L’analyse des sources fait apparaître qu’il n’y a, a priori, aucune source importante spécialisée sur l’Afrique.
   
Les sources les plus citées sont plutôt originaires du Moyen Orient : IPR Strategic Business Information Database en tête avec 504 citations, dont 203 concernent le Maroc, mais ces 504 citations ne représentent que 3 % des 15 000 documents de cette source pour l’année 2001. On trouve aussi  Meed Middle East Economic Digest en quatrième position avec 275 citations. Le Moci apparaît quant à lui 31 fois et Les Echos 47 fois (qui est en troisième position pour Delphes).
   
Dans Business & Industry (fichier n° 9), 3 039 documents publiés en 2001 sont indexés avec au moins l’un des codes Northern Africa ou Sub-Sabarian Africa. 495 proviennent de Marchés Tropicaux et Méditerranéens, 41 de Market Africa Mid-East, les autres sources n’ont rien de spécifiquement africain. On retrouve Les Echos avec 27 documents.
   
Dans Dialog Global Reporter (fichier 20), on trouve 559 740 documents indexés avec le terme africa, dont 165 119 pour l’année 2001. Une analyse des 50 000 premiers fait apparaître quelques sources africaines et, en particulier Business Day d’Afrique du Sud (3 351 documents), South African Press Association (SAPA, 2 717 documents), Africa Research Bulletin (446), African Analysis (177), Africa Mining Monitor (131).
   
Dans Globalbase (fichier n°583), il y a 51 706 documents depuis 1986 concernant l’Afrique et 5 164 pour 2001.
   
La majorité, soit 1 369, proviennent d’Allafrica.com, 377 de Marchés tropicaux et méditerranéens, 34 du Moci etc.
   

L'AFRIQUE SUR LE WEB

   
Outre les serveurs classiques, de nombreux sites Web offrent des informations intéressantes sur l’Afrique. Certaines de ces informations, par exemple celles d’Allafrica, se retrouvent en tout ou partie sur les serveurs en tant que telles ou comme éléments de banques de données multisources.
   

• Les sites des éditeurs

   
Plusieurs éditeurs de publications spécialisées offrent des sites donnant accès à leurs archives :
    
- Indigo Publications est un éditeur indépendant créé en 1981 par le journaliste Maurice Botbol. Cet éditeur publie trois lettres politiques et deux lettres sectorielles centrées sur l’Afrique. On trouvera leurs caractéristiques dans le tableau de la page précédente. Il faut noter que les lettres d’Indigo Publications n’accueillent pas de publicité. L’éditeur revendique haut et fort son indépendance, tant vis à vis des puissances économiques que des pouvoirs politiques, ce qui semble-t-il n’est pas absolument systématique pour ce qui est de la presse africaine ou consacrée à l’Afrique.     Les lettres en français sont accessibles à l’adresse www.africaintelligence.fr et celles en anglais à www.africaintelligence.com.
    
- Marchés Tropicaux et Méditerranéens (www.marches-tropicaux.com).
   
Cet hebdomadaire, qui existe depuis 57 ans, offre ses archives en ligne depuis décembre 2000 (il est prévu de remonter jusqu’à mars 2000).
   
En principe, le numéro qui sort le vendredi  est mis en ligne le jeudi soir. On peut faire des recherches par numéro, par thème, par pays, par secteur ou par un mot-clé. On obtient en réponse une liste avec les titres des articles sélectionnés, chacun avec un bref résumé. Si l’on clique sur un titre, on obtient en format PDF la/les page(s) dans laquelle/lesquelles figure l’article. Lors de nos tests, nous avons rencontré le problème suivant : lorsque l’on recherche à partir d’un mot et que ce mot apparaît dans l’une des brèves de la rubrique Actualité des secteurs, plusieurs de ces brèves apparaissent en tant que réponse alors que le terme de recherche n’y figure pas. Cela explique le nombre de réponse plutôt élevé à certaines questions, si on les compare aux résultats obtenus auprès d’autres sources. L’éditeur, qui n’était semble-t-il pas conscient du problème, a promis d’y remédier. Par ailleurs, si le contenu paraît tout-à-fait intéressant, on regrettera que les archives ne soient disponibles que par le biais d’un abonnement annuel de 550 e (avec consommation illimitée).
   
- Jeune Afrique L’Intelligent (www.jeuneafrique.com) se positionne comme un magazine d’actualité vendu pour un tiers en France et en Europe, un deuxième tiers en Afrique du nord et le troisième en Afrique noire. Son site offre les archives de la publication depuis janvier 1999 (environ 65 000 articles), l’objectif actuel étant de remonter à janvier 1998. La recherche dans les archives est gratuite. Pour visualiser les articles, il faut au préalable avoir acheté un “portefeuille” d’articles — au minimum 10 pour 8 euros —, le prix à l’article étant dégressif à mesure que les quantités augmentent.
   
On peut aussi visualiser gratuitement une sélection de dépêches de l’AFP concernant l’Afrique, datant de moins d’une semaine.
    
- Planete Export, du CFCE (www.cfce.fr) offre bien sûr quantité de documents sur l’Afrique (3 246 en 2001). Il peut s’agir de fiches de synthèses, d’articles ou d’ouvrages réalisés pour beaucoup par les Postes d’Expansion Economique ou le CFCE lui-même. Beaucoup de ces notes sont gratuites pour les abonnés.
    
- Le Moci (Moniteur du Commerce International) offre un site (www.lemoci.com) sur lequel on ne peut faire que des recherches très rustiques sur les numéros des deux dernières années, avec un “pays” (Afrique, Allemagne...) et/ou un thème (agro-alimentaire, assurance...).
   
A titre d’exemple, Afrique donne 39 réponses et Afrique Centrale aucune. On peut ensuite commander les numéros dans lesquels se trouvent les articles, en remplissant le formulaire en ligne puis en le renvoyant ... par fax ou par courrier.
  
- Courrier International (www.courrierint.com) offre pour sa part 551 articles dans sa rubrique Afrique. La recherche est gratuite mais la visualisation est réservée aux abonnés.
   

• Les autres sites

   
D’autres sites offrent aussi des informations sur l’Afrique, qui ne sont pas nécessairement sur Allafrica.com. Les possibilités de recherche ne sont pas toujours très développées et il peut arriver que certains sites ne soient pas disponibles. Néanmoins, si l’on veut vraiment trouver des informations et que l’on est prêt à y investir du temps, il est utile d’effectuer des recherches sur ces sources complémentaires qui n’ont pas, en général, pour seule vocation d’offrir des informations sur l’Afrique (on trouve par exemple les sites de fournisseurs d’accès...). On notera que ces sources offrent souvent des séries de liens.
   
www.africaonline.com propose d’effectuer une recherche dans un fonds composé en particulier de dépêches de l’Agence PANA ou de quotidiens africains. Ce site propose aussi 11 334 liens vers des sources très diverses. Il faut cliquer sur Directory en haut de l’écran. La partie News and Media est particulièrement bien fournie.
   
- www.africatime.com, créé en septembre 2000 par cinq étudiants africains, est désormais une société commerciale au capital diversifié, qui a vocation à être un portail africain.
On peut y effectuer des recherches dans les archives de différentes sources. Ce site offre aussi des liens vers un grand nombre de sources africaines, y compris des sites de presse. Des forums de discussion, notamment sur des sujets politiques, sont également disponibles.
  
- Afrik.com est né à Paris en avril 2000 de la réunion de quelques journalistes et créateurs d’Afrique noire et du Maghreb. Une rédaction de six journalistes développe une édition quotidienne.  Une déclinaison économique Afrik Eco a vu le jour plus récemment.
    
- Syfia International (www.syfia.com) est une agence de presse ayant des bureaux dans différents pays d’Afrique, ainsi qu’en France, en Belgique, en Suisse et au Canada. On peut faire des recherches par mots-clés ou par thèmes (pêche, aide humanitaire, agro-industries...). Le site offre aussi une photothèque et la possibilité d’écouter des émissions de radio.   
   
- Newafrica.com est basé à Dar es Salaam, capitale de la Tanzanie. Une équipe de 90 jeunes met à disposition en ligne des informations concernant l’Afrique. Ce site appartient à un investisseur privé Tanzanien. Beaucoup d’informations sont reprises de sources non-africaines. Certaines n’étaient pas visualisables.
   
- The PanAfrican News Agency (PANA PRESS) (www.panapress.com) est une agence de presse basée à Dakar, qui a plus de 50 correspondants sur le continent. Elle produit environ 250 dépêches par jour. Ses dépêches ont été accessibles jusqu’au début 2000 sur le site de Allafrica. Mais les dirigeants de Panapress n’ont pas souhaité continuer à voir leurs informations proposées gratuitement sur ce site sans bénéficier de contreparties directes. Panapress offre désormais ses services (fils spécialisés, accès aux 15 ans d’archives) sur abonnement. Il n’y a pas de tarif standard ; le prix est établi en fonction du profil du client et de sa demande. On trouve néanmoins les archives des sept derniers jours en accès libre.
   
- La BBC offre sur son site des informations récentes sur l’Afrique (news.bbc.co.uk)
   

• Des liens vers des services africains

   
Sans garantir l’exhaustivité, nous avons identifié de nombreuses pages de liens vers des sites africains, sachant que la mise à jour de ces pages n’est pas toujours régulière. Une bonne partie des liens concernent les médias (surtout les journaux). Ceci est un bon moyen pour identifier des titres qui ne sont pas repris dans Allafrica ; mais attention, tous ces sites ne proposent pas de recherche dans leurs archives. Ils offrent en revanche fréquemment les informations du jour ou des jours précédents, ce qui peut être utile pour suivre une actualité chaude.
   
Liens spécifiques vers la presse :

- www.abyznewslinks.com/afric.htm
- www.transsahara.com
- www.djazaironline.net (sur l’Algérie)
- www.thepaperboy.com.au
- newslink.org/nonusf.html
- www.refdesk.com/paper.html
- www.onlinenewspapers.com
- www.newsdirectory.com/news/press/af/
- www.kidon.com/media-link/africa.shtml
- www.webdopresse.ch ; rubrique “Afrique et Moyen-Orient”

Liens non limités à la presse :

- “Africa economy: Links” paru dans EIU Views Wire, 15 mars 2001, accessible notamment sur Dialog (fichier n°620)
- www.mbolo.com : portail africain recensant 4 894 sites.
- www.infotoday.com/ibi/ibi-chapter7.htm
- afrika.no/links
- www.africa.u-bordeaux.fr/links/
- www.sas.upenn.edu/African_Studies/Home_Page/WWW_Links.html
- www.woyaa.com/indexFR.html
- www.africaonline.com, puis lien Directory
- www.africaintelligence.fr, menu Découvrir, choix Les sites de la rédaction.


AVANTAGES / INCONVENIENTS ENTRE L'EUROPENNE DE DONNEES ET ALLAFRICA.COM

  L 'EUROPENNE DE DONNEES
ALLAFRICA.COM
AVANTAGES
- Plus de possibilités de recherche
- Possibilité de faire la recherche sur tous les titres de presse française en même temps   
- Antériorité plus grande (au moins jusqu’à 1997 pour certains titres)
- Présence de la presse anglophone
- Gratuit
  INCONVENIENTS - Limité à la presse africaine francophone
- Payant
- Antériorité limitée à début 2001
- Possibilités de recherche limitée (opérateurs AND et OR, utilisation des guillemets pour une expression exacte, pas de troncature ni d’opérateur de proximité, pas d’étapes de recherche)


ALLAFRICA GLOBAL MEDIA : UN ACTEUR INCONTOURNABLE
Lorsque l’on s’intéresse à l’Afrique et que l’on cherche des informations sur ce qui s’y passe, on ne manque pas de tomber très vite sur des informations fournies par Allafrica, que cela soit sur le Web, sur les grands serveurs, ou par des services spécialisés tels que Comtex.
   
Allafrica fait partie du groupe qui a pris la suite des activités sans but lucratif de Africa News Service, qui fournissait depuis plus de 20 ans aux grands media des informations concernant l’Afrique.
   
Red Kramer et Tamela Hultman considérèrent en effet, fin 1999, que gérer une croissance de 25 % par trimestre n’était plus possible dans le cadre d’une structure non commerciale. Ils décidèrent alors de créer le groupe Allafrica Global Media, qui propose aujourd’hui différents services qui sont autant de sources de revenus directs ou indirects, pour une structure qui espère atteindre la rentabilité d’ici 2 à 3 ans :
   
- le site Web Allafrica.com, lancé en septembre 2000, propose plus de 350 000 informations en ligne accessibles gratuitement ; c’est bien sûr une sorte de vitrine pour le groupe, mais le site vend des espaces publicitaires et touche des redevances de sites commerciaux avec lesquels il est lié. A titre d’exemple, le site Allafrica.com est le plus grand revendeur de livres sur l’Afrique d’Amazon.com ;
   
- la vente de tout ou partie de son flux d’informations à des revendeurs tels que Comtex, LexisNexis ou L’Européenne de Données, et à de nombreux sites Web ;
   
-  des services offerts par la filiale Ximbol Lab, qui propose des applications dérivées de la technologie utilisée pour le site Web. Un de leurs clients est le parti démocrate américain, qui gère ses adhérents grâce aux technologies proposées par Ximbol Lab. C’est un contrat de plusieurs centaines de milliers de dollars.


LE SITE ALLAFRICA.COM
Le site Allafrica.com propose plus de 350 000 articles depuis 1994. C’est le plus grand distributeur au monde d’informations sur l’Afrique, avec 1,3 millions de visiteurs en février 2002 et 7 millions de pages vues ce même mois.
   
Allafrica.com est mis à jour souvent le jour même pour les informations provenant de ses différentes sources :

- 103 publications africaines : journaux, magazines...

- les articles écrits par les journalistes de Allafrica : basés à Washington, qui s’intéressent particulièrement aux relations afro-américaines, ainsi qu’aux hommes politiques et aux décideurs africains présents aux Etats-Unis,  ou basés dans différents bureaux d’Allafrica à Lagos, Johannesburg, Dakar ou Port-Louis, qui écrivent des articles concernant ces pays ;

- plus de soixante-dix organismes africains ou concernés par l’Afrique, tels que la Banque Mondiale, différentes structures dépendant des Nations Unies, Reporters sans Frontière, Journalistes en Danger, Human Rights Watch, l’Association de soutien au référendum au Sahara Occidental, l’African Studies Association, etc.
   
Les informations provenant de ces différentes sources sont classées en 83 thèmes et se voient accorder une note de 1 à 10 indiquant leur importance. Les rediffuseurs reçoivent la sélection d’information qu’ils ont choisie. C’est ainsi que LexisNexis reçoit la totalité des informations en anglais, Comtex ce qui est en anglais et en français, tandis que L’Européenne de Données reçoit ce qui est en français.
   
Les 500 sites Web clients reçoivent quant à eux des sélections qui peuvent être régionales ou thématiques, et fonction de l’importance de l’information.
   
Les éditeurs des publications africaines se voient reverser une partie des sommes perçues par la vente à des rediffuseurs.


Les lettres d'Indigo Publications

    Début du papier
  Antériorité Online
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Français/Anglais
  Lettres politiques
       
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  1 990   1 994 Hebdo

  Maghreb Confidentiel (ed. anglaise) 12.99
12.99
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  OceanNewletter
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1 992
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  La lettre du continent
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  Lettres sectorielles
       
  Africa Energy and Mining
1 983 
1  992
Bimensuel
F/A
  Africa Energy and Intelligence (*)
11.00
11.00
Bimensuel
 F/A
  Africa Mining Intelligence (*)
11.00
11.00
Bimensuel
F/A
(*) Africa Energy and Mining, qui a démarré en 1983 a, en 2000, éclaté en deux publications, Africa Energy Intelligence et Africa Mining Intelligence.
Les lettres en français sont accessibles à l'adresse www.africaintelligence.fr ;
celles en anglais sont à www.africaintelligence.com