Bases, Numéro de Juillet-Août 2002 - n°185


Les nouveautés de Questel.Orbit

Auteur : François Libmann

Lors du dernier salon IDT/Net, Questel.Orbit avait réuni — comme chaque année — ses utilisateurs la veille de la manifestation, pour rappeler les nouveautés récentes et présenter celles qui seront prochainement disponibles.
   
Pierre Buffet, Directeur Général Délégué a rappelé que Questel.Orbit s’appuie sur une expérience de plus de 25 ans puisque que Questel a été créé en juin 1979 et Orbit en 1972 ou 1973 selon les sources (*), et racheté par Questel en 1994.
   
Il a aussi rappelé que Questel.Orbit a, depuis longtemps, une optique mondiale tant au niveau des sources d’informations que de la diffusion de ses services et annonçé fièrement que l’office des brevets à Beijing utilisait Questel.
   
Sur le plan des marques, les codes des bases de Compu-Mark ont été modifiés pour prendre en compte les symboles internationaux des pays. C’est ainsi que OSMARK devient ATMARK pour les marques autrichiennes.
   
La base des marques françaises FMARK devient quant à elle FRTM (dans ce cas, cela tient au fait que n’étant plus délégataire de l’INPI, Questel.Orbit ne peut plus utiliser les codes liés à la délégation de service public).
   
Deux nouvelles bases ont été chargées offrant respectivement les marques norvégiennes (NOMARK) et finlandaises (FIMARK, voir Bases n° 184, pour ces dernières), tandis que les marques suédoises sont annoncées pour l’automne.
   
La base des marques suisses (SUMARK devenue CHMARK) a pour sa part été rechargée avec ajout des informations manquantes : libellés des produits et services, adresse du déposant et plus seulement la ville, origine — nationale ou non —, codes de la classification de Vienne pour les marques figuratives ou semi figuratives, et un champ (ACTV) indiquant si la marque est active ou non.
   
En ce qui concerne l’Espagne (ESMARK), les enseignes commerciales (Rotulas), qui ont le statut de marque, ont été ajoutées à la base.
   
En revanche, des problèmes persistants de fiabilité des données conduisent à différer le chargement des marques portugaises.
   
Par ailleurs, et sauf pour les marques norvégiennes (NOMARK), les fichiers nationaux ne contiennent plus que les marques nationales, afin d’éviter de visualiser et de payer deux fois les marques communautaires ou internationales. Les marques internationales et communautaires en vigueur désignant le pays se trouvent maintenant respectivement dans les banques de données WOMARK, qui remplace TMINT, et EMMARK, qui remplace CTMARK. Dans le même temps, des clusters ont été créés pour faciliter la recherche de toutes les marques en vigueur dans un pays et pas seulement les marques nationales en vigueur dans le pays. Ces clusters, dont le code s’obtient en ajoutant V au code de la base des marques nationales — par exemple VITMARK pour les marques valables en Italie — comprennent la base de marques nationales, la base des marques internationales (WOMARK) et, le cas échéant, la base des marques communautaires (EMMARK).
   
Malheureusement, dans ces clusters, les marques internationales ou communautaires ne sont pas limitées aux marques désignant le pays ; il faut donc  penser à llimiter la recherche en précisant, par exemple, /DS IT.
   
Dans Trademark Explorer il n’y a pas cet inconvénient car une commande telle que /DS IT est automatiquement générée.
   
Un nouveau champ ACTV permet d’autre part de sélectionner les marques en vigueur (YES) ou non (NO). Cela fonctionne dans toutes les bases, sauf celles des marques canadiennes et françaises. Pour les marques françaises, on identifie les marques en vigueur en utilisant la date de fin de validité, par exemple en entrant en début de session LIM DFV> = date du jour moins un an.
   
Pour les marques figuratives ou semi-figuratives, il est possible d’effectuer dans la plupart des bases marques des recherches à partir des codes de la classification de Vienne décrivant les éléments de l’image.
   
Enfin, le lancement de la version française de Trademark Explorer, prévu initialement pour 2003, a été largement avancé puisqu’il a eu lieu à la fin de l’année 2001. Il s’agit bien sûr d’une adaptation plus que d’une traduction.
   
On notera la possibilité, pour les marques communautaires contenant une image, d’aller d’un simple clic et sans surcoût chercher l’image originale sur le site de l’OHMI, qui est l’Office de l’Harmonisation dans le Marché Intérieur (marques, dessins et modèles) chargé de l’enregistrement des marques communautaires et, dans un futur proche, des dessins et modèles communautaires. Cette image est de bien meilleure qualité que celle de la base des marques communautaires.
   
Différentes améliorations ont été apportées sur la réutilisation des requêtes, les liens avec Qweb avec reprise de la session en cours et les possibilités d’exportation des docu-ments.
   
En ce qui concerne les noms de domaines et après l’abandon de NameWatcher, un nouveau service sera proposé en septembre grâce à un partenaire avec lequel une passerelle sera établie.
  
 
Il sera possible d’effectuer une recherche soit à partir de la question posée sur Questel.Orbit, soit à partir de la réponse.
   
En matière de brevets, la base la plus récente (février 2002) est APPALERT, fichier bibliographique d’alerte avec les quatre dernières semaines des demandes de brevets américains, européens et PCT, mis à jour le vendredi suivant la publication.
   
Quelques temps auparavant, les fichiers EPAPAT et EPBPAT avaient été chargés. Ils offrent respectivement les demandes de brevets européens (avec les éléments bibliographiques depuis l’origine et le texte intégral depuis 1986) et les brevets européens délivrés (éléments bibliographiques et texte intégral depuis 1991).     Quelques mois plus tard le fichier EPTEXT, qui était très redondant avec ces bases, a été déchargé.
   
Une nouvelle fonction baptisée PLUS permet, lors de la visualisation des réponses en recherche mono-base, d’ajouter à chaque référence visualisée dans la base brevets en cours, des champs ou des formats (jusqu’à 10) appartenant à d’autres bases brevets.
   
C’est une avancée très intéressante vers la constitution de documents composites.
   
Parmi les autres nouveautés, on retiendra la recherche automatique dans PLUSPAT des brevets citant (CITF Qu n) ou cités (CITB Qu n), avec la possibilité de réaliser un bilan complet des citations avec regroupement par famille : FAMCITE.
   
Quant aux DSI, un profil pourra être appliqué à plusieurs bases, (jusqu'à 6) ; il sera possible de recevoir des e-mail multiples et, enfin, les fonctionnalités LEGAL, FULLTEXT et FULLCLMS pourront être intégrées dans les profils. Ces nouvelles fonctionnalités seront disponibles en principe en novembre prochain.
   
Signalons enfin que QPAT intègre maintenant les brevets français.
   
(*) On peut lire dans le n° 91 (janvier 1994) de Bases un rappel de l’histoire mouve-mentée d’Orbit jusqu’à son rachat par Questel.