Bases, Numéro de Avril 2004 - n°204


Rénovation de la base Sesamm sur la fonderie

Auteur : François Libmann

Le Centre technique des industries de la fonderie (CTIF) fait partie des plus anciens producteurs français de banques de données. Sa base BIIPAM CTIF a ainsi longtemps été accessible sur feu le serveur de l’Esa/Irs ; elle en a été déchargée en 1993 (Bases n° 84), les producteurs ayant souhaité contrôler davantage l’accès à cette base.

Différents “travaux de rénovation” sur le site Web du CTIF ont conduit à proposer aujourd’hui un site avec un design général très travaillé, offrant une banque de données (Sesamm) ayant évolué de façon intéressante par rapport à ce qu’elle était du temps de l’Esa/Irs.

Ces évolutions ont tenu compte de plusieurs facteurs liés au développement d’Internet et à la politique du CTIF : l’accès public à cette base est destiné aux spécialistes de la fonderie plutôt qu’à des professionnels de l’information ; son interface n’est pas trop complexe et elle offre d’autres données que les seules informations scientifiques “pures et dures”, même si ces dernières représentent encore 90 % du total

 L’interface de recherche est simple et claire. Il y est précisé que :
• la troncature à droite est implicite :
• l’on dispose des opérateurs & pour ET et / pour OU ;
• on peut sélectionner les champs sur lesquels porte la requête : titre dans la langue d’origine et en français, résumé en français et en anglais, auteur(s), mot-clés.

On signalera à ce propos qu’en cliquant sur mot-clés, on accède à un thésaurus trilingue avec les entrées en français et leur correspondance en anglais et en allemand ;
• on peut aussi sélectionner la langue du document et son année de parution.

La page de résultats indique pour chacun le type de document (brève, article…), son titre, la/les langue(s) du document source et la/les langue(s) du résumé.
Un clic sur le titre permet de visualiser la référence complète payante, laquelle comporte, outre les éléments déjà visualisés en format gratuit, la référence bibliographique complète, l’indexation, un résumé en français et, pour les articles en anglais, un résumé en anglais depuis début 2003.

La base comprend aujourd’hui 42 000 références et la mise à jour est quotidienne, avec une dizaine de notices.
L’essentiel des documents pris en compte provient du dépouillement d’environ 150 publications, dont certaines sont françaises – comme Hommes et Fonderie, Fonderie, Fondeur d’aujourd’hui, L’Usine Nouvelle, Industrie et Technologies… – mais la majorité anglo-saxonne.
On trouve aussi beaucoup de références à des congrès, ainsi qu’à quelques normes, thèses, brevets ou sites Internet.

Cette base est complètement spécialisée sur la fonderie et n’a pas d’équivalent sur les grands serveurs. On trouve néanmoins des références de documents de type scientifique et technique sur la fonderie dans différentes banques de données, comme Metadex (dans laquelle nous avons même trouvé un document issu du CTIF), Chemical Abstracts, Compendex, Pascal ou Aluminium.

Une rapide comparaison entre Sesamm et ces bases montre que des références présentes dans Sesamm ne sont pas nécessairement présentes dans les grandes banques de données ayant un champ plus large, mais qu’inversement, on trouve sur les serveurs des documents concernant la fonderie qui ne sont pas présents sur Sesamm.
Cela confirme une fois de plus que si l’on veut faire une recherche relativement exhaustive, il est sage de ne pas se limiter à une banque de données, fut-elle spécialisée dans le domaine.

Cela étant, Sesamm vise en priorité les professionnels français de la fonderie, pour lesquels elle constitue indéniablement une bonne réponse, tant en terme de contenu que d’ergonomie et de services associés.
Les spécialistes du CTIF ont bien évidemment accès aux serveurs qui offrent les banques de données internationales et disposent par ailleurs, en interne, de possibilités de recherche plus sophistiquées sur Sesamm.

En termes d’accès, on appréciera que l’utilisateur occasionnel ou ayant de petits besoins ne soit pas pénalisé, dans la mesure ou l’accès et la recherche sont gratuits et surtout que le premier niveau d’achat de références bibliographiques soit de 107 € HT pour 40 références, tandis que le troisième est de 763 € HT pour 400 références.

Signalons par ailleurs que l’American Foundry Society offre également une banque de données sur la fonderie (www.afslibrary.com), dont l’accès est réservé à quelques adhérents.

INFORMATIONS : www.ctif.com  rubrique Mediathèque